Kung-fu
功夫Terme générique des arts martiaux chinois, non un style unique. Il comprend le wushu sportif (taolu et sanda) et les écoles traditionnelles. Pas de fondateur, Bodhidharma est une légende.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Comparaisons
Catalogues et Bases de données pour Kung-fu
À propos de Kung-fu
Le kung-fu n’est pas un style unique, mais le terme générique des arts martiaux chinois. Le mot chinois gongfu désigne toute compétence acquise par une longue pratique et peut se dire aussi de la cérémonie du thé. En chinois, les arts martiaux s’appellent wushu, et c’est aussi le nom du sport moderne. En anglais, le mot kung-fu au sens d’art martial s’est répandu avec les films de Bruce Lee dans les années soixante-dix.
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Le kung-fu n’a pas de fondateur. La légende du moine indien Bodhidharma, qui aurait enseigné le combat aux moines du monastère de Shaolin, s’appuie sur le texte Yijin Jing rédigé en 1624, dont la plus ancienne copie conservée date de 1827. L’attribution à Bodhidharma a été rejetée par les historiens Tang Hao, Xu Zhen et Matsuda Ryuchi, et le plus ancien texte sur Bodhidharma, de 547, ne le décrit pas comme un combattant. La légende ne s’est largement répandue qu’après la parution du roman The Travels of Lao Can de 1904 à 1907. Ce qui est attesté est autre : le monastère de Shaolin est né en 495 et ses premiers moines chinois Huiguang et Sengchou étaient déjà connus pour leurs capacités martiales. Treize moines de Shaolin ont aidé le futur empereur Taizong, comme l’atteste une lettre de remerciement de 626. Le général Qi Jiguang a décrit seize styles de combat dans le manuel militaire Jixiao Xinshu des années 1560 et 1561. Les styles se divisent en styles du Nord, aux hauts coups de pied et sauts, et en styles du Sud, au travail des bras puissant et aux positions stables, la frontière suit à peu près le fleuve Yangtze. La distinction entre styles internes (taijiquan, xingyiquan, baguazhang) et externes apparaît pour la première fois en 1669 chez Huang Zongxi. La forme organisée est née au XXe siècle : Jingwu à Shanghai en 1910, l’Institut central du guoshu à Nanjing en 1928 et, depuis 1958, le wushu sportif en RPC. La fédération internationale IWUF a été fondée en 1990 et compte deux disciplines : le taolu, c’est-à-dire des enchaînements notés à mains nues et avec armes, et le sanda, un combat en plein contact. Le wushu n’est pas un sport olympique. La Chinese Wushu Association décerne neuf grades duan, mais nous n’avons pas trouvé de système unifié de grades pour toutes les écoles.
Histoire
Le kung-fu n’a ni fondateur ni année de naissance, c’est un terme général pour les arts martiaux chinois. Le gongfu chinois désigne toute compétence acquise par la pratique, les arts martiaux s’appellent en chinois wushu. Le monastère de Shaolin a été fondé en 495 et ses premiers moines chinois, Huiguang et Sengchou, étaient connus pour leurs aptitudes au combat. Treize moines de Shaolin ont aidé le futur empereur Taizong, comme l’atteste une lettre de remerciement de 626. Le général Qi Jiguang a décrit seize styles de combat dans le manuel militaire Jixiao Xinshu (1560–1561). La légende de Bodhidharma comme maître des moines, appuyée sur le texte Yijin Jing de 1624, a été rejetée par les historiens Tang Hao, Xu Zhen et Matsuda Ryuchi. La forme organisée est apparue au XXe siècle : Jingwu à Shanghai en 1910 avec Huo Yuanjia comme visage public, l’Institut central du guoshu à Nanjing en 1928, l’All-China Wushu Association en 1958 et l’IWUF en 1990 à Pékin. Pendant la Révolution culturelle (1966–1976), les arts traditionnels ont été réprimés et l’État a imposé un wushu de compétition réglementé à la place des écoles indépendantes et des lignées familiales. Après 1998, le gouvernement soutient les styles traditionnels comme le wushu moderne.
Technique
Les styles se divisent traditionnellement en styles du Nord, qui mettent l’accent sur des coups de pied rapides et puissants, de hauts sauts et un mouvement fluide, et en styles du Sud, au travail des bras puissant, aux positions stables et au jeu de jambes rapide. La frontière suit à peu près le fleuve Yangtze et les différences se sont largement estompées. La seconde division oppose les styles internes (neijia), qui reposent sur le levier relâché du corps guidé par l’esprit, et les externes (waijia), au mouvement rapide et explosif et à la force. Sun Lutang rangeait parmi les internes le taijiquan, le xingyiquan et le baguazhang, le baguazhang se pratique en marchant en cercle dans des positions basses. Les clés sur les articulations et les muscles du qinna sont présentes dans une certaine mesure dans tous les styles, davantage dans ceux du Sud que dans ceux du Nord. Le shuai jiao se spécialise dans les projections.
Entraînement
L’entraînement repose sur les enchaînements taolu, le duilian à deux et le jiti en groupe, en wushu sportif aussi avec des armes. Les styles internes pratiquent la poussée des mains et le zhan zhuang, la tenue d’une position de deux minutes à deux heures, durant laquelle les débutants peuvent ressentir une forte fatigue musculaire et des tremblements. Le programme duanwei de la Chinese Wushu Association ajoute des éléments par niveaux : coup de poing, coup de pied, clé, position, combat et enfin le tout ensemble, chaque niveau a sa propre forme. La résistance totale est attestée en sanda, le combat en plein contact de l’IWUF, qui est décrit séparément. Nous n’avons pas pu établir la structure d’une séance ni la fréquence d’entraînement.
Grades et progression
Nous n’avons pas trouvé de système unifié de ceintures de kung-fu et les grades d’instructeurs sont source de litiges. En RPC, les grades duanwei sont évalués par la Chinese Wushu Association : neuf grades duan (de base 1–3, intermédiaires 4–6, supérieurs 7–9) et un degré préliminaire à trois niveaux. Sont évalués l’éthique, la théorie, la technique et les compétences, pour les grades supérieurs aussi la contribution au développement du wushu. Le programme des cours a été validé par le comité d’évaluation de la CWA en juillet 2008. Nous n’avons pas trouvé si les grades duanwei sont reconnus par des écoles extérieures à la CWA.
Pour qui
L’âge de compétition est fixé par les règles de l’IWUF pour le taolu (2019) : enfants jusqu’à 11 ans, jeunes 12–14, juniors 15–17 et adultes à partir de 18 ans. Un enchaînement de changquan ou de nanquan dure chez les adultes au moins 1:20, chez les juniors et les enfants au moins 1:10. Nous n’avons pas trouvé l’âge d’admission dans les écoles traditionnelles. Une étude randomisée de Tsang et coll. (J Sports Sci Med 2009) a réparti 20 adolescents non sportifs en surpoids ou obèses (moyenne 13,3 ans, 60 % de filles) pour 6 mois entre le kung-fu et le taï-chi, la masse grasse ne différait pas entre les groupes. Changizi et Rahnama (2017) ont relevé chez 51 sportifs de wushu d’élite (moyenne 16,3 ans) 6,85 blessures pour 1 000 heures, 47,6 % aux membres inférieurs, sans indiquer la discipline. Nous n’avons trouvé d’étude chez les seniors que pour le taijiquan, nous n’avons pas trouvé de programmes pour les femmes.
Compétition
La fédération internationale IWUF compte deux disciplines : le taolu, des enchaînements notés à mains nues et avec armes, et le sanda, un combat en plein contact avec coups de poing, coups de pied et projections, décrit séparément. Elle organise des championnats du monde depuis 1991 tous les deux ans. En taolu, selon les règles de 2019, les juges évaluent la qualité des mouvements (5 points), l’impression générale (3) et la difficulté (2), pour le duilian et le jiti sans difficulté la qualité et l’impression à 5 points chacune. La composante de difficulté a été ajoutée par la révision des règles de 2003. Le wushu n’est pas un sport olympique. Le tournoi de Pékin 2008 s’est tenu parallèlement aux Jeux et ses médailles n’ont pas été comptées, le COI a reconnu l’IWUF en 2002.
Équipement
Nous n’avons pas pu établir la tenue des écoles traditionnelles ni la tenue de compétition de taolu. Les armes pour le taolu sont normalisées par les règles de l’IWUF (2019) : le sabre dao et l’épée jian tenus à la verticale doivent atteindre, par leur pointe, au moins le bord supérieur de l’oreille, le bâton gun au moins la taille du compétiteur, la lance qiang du sol jusqu’au bout du majeur du bras levé, et son gland doit mesurer au moins 20 cm. L’équipement de compétition du sanda, c’est-à-dire gants, protège-tête, plastron et protège-dents et chez les juniors protège-cou-de-pied, est décrit séparément.
Philosophie
Le système éthique des arts martiaux chinois s’appelle wude, la morale martiale. La distinction entre arts internes et externes apparaît pour la première fois en 1669 dans l’Épitaphe pour Wang Zhengnan de Huang Zongxi, et son fils Huang Baijia a rédigé en 1676 le manuel des arts internes Neijia Quanfa. Selon Henning, il s’agissait d’une classification plutôt politique que technique et certains pratiquants rejettent la distinction. Les styles internes se concentrent sur le travail du qi, les externes sur la condition musculaire et cardiovasculaire. Le code des xia du genre wuxia, redresser les torts et punir les oppresseurs, relève de la fiction, non des écoles traditionnelles.
Styles et écoles
Le kung-fu n'est pas un style unique, mais un terme générique désignant de nombreuses écoles chinoises. Beaucoup portent le nom d'une famille ou d'un maître, d'autres imitent les animaux : les techniques du xingyiquan reposent sur douze formes animales.
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Parmi les styles internes figure le taijiquan. Selon la candidature auprès de l'UNESCO, il est apparu au milieu du XVIIe siècle dans le district de Wenxian, dans la province du Henan, et s'est développé en plusieurs écoles portant le nom d'une famille ou d'un maître. Britannica situe sa codification et sa dénomination au début de la dynastie Qing. La Fédération internationale de wushu IWUF y indique cinq styles : Chen, Yang, Wu, Sun et Wu (Hao). Selon l'école, les enchaînements comptent de 24 à 108 mouvements ou plus, et tous partent de l'une de trois positions, avec le poids devant, derrière ou en position du cavalier. Depuis 2020, le taijiquan figure sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO et se transmet traditionnellement dans la lignée familiale ou par la relation de maître à élève confirmée par la cérémonie baishi. Le style du sud Choy Li Fut a été fondé en 1836 par Chan Heung, originaire du district de Xinhui, dans la province du Guangdong. Le nom rappelle ses maîtres Choy Fook et Lee Yau San, et le mot fut signifie Bouddha en cantonais et renvoie à l'origine shaolin des maîtres. En 2008, le style a été inscrit sur la liste nationale chinoise du patrimoine immatériel. Choy Li Fut et plusieurs lignées de Wing Chun figurent aussi sur la liste du patrimoine culturel immatériel de Hong Kong. La forme sportive est dirigée par l'IWUF. Aux championnats du monde, le taolu se dispute en quinze disciplines, parmi lesquelles changquan, nanquan, taijiquan, baguazhang et xingyiquan, avec armes (daoshu, jianshu, gunshu, qiangshu, nandao, nangun) et en enchaînements à deux duilian.
Aujourd'hui
Le kung-fu s’est répandu en Occident après 1949, lorsque des maîtres ont quitté la RPC pour Taïwan, Hong Kong et ailleurs. Le mot kung-fu est apparu pour la première fois imprimé en anglais dans le magazine Punch en 1966 et une vague d’intérêt est venue dans les années soixante-dix avec les films de Bruce Lee. Le film d’action hongkongais a dominé le genre de 1971 au milieu des années quatre-vingt-dix et Shaolin Temple (1982) avec Jet Li a ravivé l’intérêt pour les arts martiaux en Chine ainsi que le tourisme vers le monastère. Jet Li a été quatre fois champion de la RPC de combiné de wushu entre 1975 et 1979. Le personnage de Wong Fei-hung, maître du Hung Gar, est apparu depuis 1949 dans plus de 100 films et séries. Nous n’avons pas trouvé d’organisation faîtière des écoles traditionnelles, le wushu sportif est dirigé par l’IWUF avec des fédérations continentales.
Dans la culture
Le film Enter the Dragon, coproduction des États-Unis et de Hong Kong réalisée par Robert Clouse, est sorti chez Warner Bros. le 17 août 1973, environ un mois après la mort de Bruce Lee à 32 ans. Lee y a chorégraphié tous les combats. Le film a rapporté 21 millions de dollars aux États-Unis, a dominé le box-office pendant les deux premières semaines de sa sortie large, en 2004 la Library of Congress l'a inscrit au National Film Registry américain et un sondage des quotidiens The Guardian et The Observer l'a élu en 2013 meilleur film d'arts martiaux de tous les temps. Le film Crouching Tiger, Hidden Dragon d'Ang Lee a obtenu à la 73e cérémonie des Oscars dix nominations et quatre prix, pour la direction artistique, la photographie, la musique de Tan Dun et le film en langue étrangère. Jackie Chan, qui a débuté à dix-sept ans comme cascadeur dans des films hongkongais, a reçu un Oscar d'honneur en 2016.
Le saviez-vous
Les monuments historiques de Dengfeng, dont l'ensemble du monastère de Shaolin, figurent depuis 2010 sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Ip Man est né le 1er octobre 1893 à Foshan et a appris le Wing Chun auprès de Chan Wah Shun. En 1949, il est parti à Hong Kong, où il a enseigné le Wing Chun, Bruce Lee a été son élève à partir de 1953, et il y est mort le 2 décembre 1972. Bruce Lee a été renvoyé du La Salle College en 1956, depuis l'âge de douze ans il fréquentait les gangs de rue de Kowloon et est arrivé aux cours d'Ip Man par l'un de leurs membres. Le wushu n'a jamais figuré au programme des Jeux olympiques. Le CIO a autorisé un tournoi de wushu à Pékin lors des Jeux de 2008, et un tournoi de jeunes a eu lieu aux Jeux olympiques de la jeunesse de Nankin en 2014.
Styles et Branches
Famille chinoise de styles d’art martial interne, avec enchaînements lents et tuishou, attestée depuis le XVIIe siècle au Henan. Zhang Sanfeng est une légende, UNESCO 2020.
Style du sud de la Chine pour le combat rapproché, fondé sur la ligne centrale et l’économie du mouvement. Lignée attestée dès le XIXe siècle, popularisé par Ip Man et Bruce Lee.
Arts martiaux liés au monastère de Shaolin dans le Henan. L’entraînement des moines est attesté dès le XVIe siècle, la légende de Bodhidharma ne résiste pas à l’histoire.
Art martial chinois fondé sur la marche en cercle, avec frappes de la paume, coups de pied, clés et projections. Associé à Dong Haichuan, arrivé à Pékin vers 1864.
Style de combat à courte distance du sud de la Chine. La lignée attestée commence avec Cheung Lai Chuen, l'histoire du moine Bak Mei est une légende.
Style de kung-fu du sud de la Chine aux positions basses, avec le tigre et la grue pour symboles. La lignée attestée commence au XIXe siècle avec Wong Kei-ying et Wong Fei-hung.
Style du nord de la Chine, du Hebei, bâti sur une seule idée : entrer. Frappes écrasantes à courte distance, impact du corps entier, travail du coude et de l'épaule.
Art chinois du mouvement direct vers l’avant et de la force explosive, avec cinq poings wuxing, douze animaux et un apprentissage traditionnel commençant par la lance.
Style du sud de la Chine fondé en 1836 par Chan Heung de Xinhui au Guangdong. La liste nationale du patrimoine immatériel de la RPC le recense depuis 2008.
Style du nord de la Chine, du Shandong, imitant la chasse de la mante. Sa signature est la main en crochet ; la mante du sud est une lignée distincte.
Famille de styles du Fujian attribuée par la tradition à la légendaire Fang Qiniang. Maîtres attestés au XIXe siècle, Sanchin partagé avec le Goju-ryu et l’Uechi-ryu.
La lutte chinoise documentée la plus ancienne, enracinée dans le jiaodi cérémoniel. La projection compte d'autant plus que le lutteur reste debout ; pas de travail au sol.
Nom collectif des arts internes et des arts des temples des monts Wudang. La division interne et externe date de 1669, Zhang Sanfeng n’est fondateur que selon la tradition.
Famille de styles chinois du nord, longue portée, hauts coups de pied, non un style. Changquan sportif naît de la normalisation des années 50, que l'IWUF fonde sur chaquan, huaquan, paoquan.
Style de la Griffe d'Aigle du nord de la Chine, qui ajoute des saisies et des clés aux frappes longues. Sur la liste nationale du patrimoine de la Chine depuis 2008.
Style de kung-fu de la griffe du tigre, appelé autrefois Hark Fu Moon. Selon ses écoles, il remonte à Wong Bil Hong, et son neveu Wong Moon Toy l'a apporté à New York.
Style du nord de la Chine associé à Huo Yuanjia et à l'école shanghaïenne Jingwu. Il repose sur des changements de direction inattendus et des positions légères et ouvertes.
Style du nord de la Chine aux frappes longues et rapides qui imite les bras du singe. La tradition pékinoise compte trois écoles et figure depuis 2014 sur la liste nationale.
Le style de Wang Xiangzhai sans formes fixes, fondé sur la posture zhanzhuang. Il est issu du xingyiquan dans les années vingt du XXe siècle.
Style du nord de la Chine né à Cangzhou, aux frappes rapides explosives et au long sabre miaodao. Sur la liste nationale du patrimoine immatériel depuis 2008.
Style nord-chinois dans la lignée de Gu Ruzhang (1894–1952), instructeur de l'Institut central de guoshu, qui l'a diffusé à Canton après 1928. Il n'a pas d'inscription propre.
Style du sud de la Chine né, selon la tradition, de la synthèse de cinq styles familiaux cantonais au temple Qingyun. Il emploie frappes du poing et de la paume et coups de pied bas.
Discipline de compétition en plein contact du wushu, officielle en Chine depuis 1989. Frappes, coups de pied et projections sur la plate-forme leitai, en sortir l’adversaire compte aussi.
Style interne dit aussi poing d'eau. Histoire documentée dès Wu Yihui (1887–1958), inventorié à Hong Kong comme patrimoine immatériel, nous ne l'avons pas trouvé sur la liste nationale.
Méthode d'endurcissement des mains connue, selon la Wikipédia anglaise, de nombreuses écoles chinoises. Pas un style à part. Gu Ruzhang y était réputé maître, selon Wikipédia.
Style du sud de la Chine originaire de Quanzhou, qui réunit cinq poings : Damo, Taizu, Luohan, le poing du singe et la grue blanche. Sur la liste nationale du patrimoine depuis 2008.
Style chinois de chutes, roulades et techniques de jambes depuis le sol. Introuvable sur la liste nationale du patrimoine immatériel, simple style traditionnel dans les règles IWUF 2019.
Style chinois lié à Du Xinwu et à son maître surnommé Xu Aizi. Les sources divergent sur lequel des deux l'a fondé.
Styles du Sichuan liés au mont Emei, sur la liste d'État du patrimoine immatériel chinois depuis 2008. La description cite 68 branches, le plus ancien traité (XVIIe s.) porte sur la lance.
Style de kung-fu du Nord que Wang Chueh-Jen a commencé à enseigner à Taïwan à la fin des années quarante. Ses élèves contestent l'origine ancestrale qu'il revendiquait.
Style de kung-fu du sud de la Chine, présenté publiquement en 1924 à Guangzhou par Ha Hon Hung. Il repose sur une position du cavalier basse et compte treize formes à mains nues.
Terme générique des styles du sud de la Chine et discipline de wushu : positions basses et fermes, frappes courtes et puissantes avec voix, moins de techniques de jambes, selon l'IWUF.
Système chinois moderne de 2007 qui combine le bajiquan avec d'autres styles. Pratiqué à mains nues et avec des armes, de la dague à la lance.
Style familial du sud de la Chine que la liste du patrimoine de Nanhai range parmi les cinq principaux styles du Guangdong. Connu pour son jeu de jambes souple.
Branche de la mante du sud liée à la communauté hakka. La tradition la fait remonter à Chu Fook-To, l'organisation Chuka Praying Mantis Kung Fu à Chu Nan-Chieh.
Style du nord de la Chine aux positions basses et aux coups de pied arrière, de Raoyang (Hebei). Depuis 2014, il figure sur la liste nationale du patrimoine immatériel de Chine.
Style du nord de la Chine (Gaoyang, Hebei), inscrit à la liste provinciale du patrimoine immatériel. Très pratiqué à Gaoyang, écoles et présentations, origine fondée sur la seule tradition.
Style du nord de la Chine, appelé bashanfan sous la dynastie Ming. Sa branche yingzhao fanziquan, la griffe d'aigle, du district de Xiong figure sur la liste nationale.
Terme générique pour les arts martiaux des communautés hakkas du sud de la Chine, pas une seule école. Une exposition à Hong Kong y range notamment la mante Chow Gar et le style du dragon.
Nom collectif de styles chinois du singe, attesté chez Qi Jiguang au XVIe siècle. Mieux décrite : l'école hongkongaise Dasheng pigua men. L'Emei hou quan fait partie de l'élément Emei wushu.
Branche de Foshan du Choy Li Fut, fondée par Jeong Yim (Zhang Yan), élève de Chan Heung. École Hung Sing à Foshan depuis 1851, à l'inventaire du patrimoine immatériel de Hong Kong (3.72.2).
Style du sud de la Chine de Jow Lung, union du Hung Gar et du Choy Gar avec des coups de pied shaolin. Patrimoine immatériel du district de Nanhai depuis 2019.
Lignée du Choy Li Fut du village de King Mui (Jingmei) à Xinhui, lieu de naissance du fondateur Chan Heung (1806–1875). Sur la liste nationale du patrimoine immatériel chinois depuis 2008.
Style familial du sud de la Chine, l'un des cinq principaux styles du Guangdong. La plupart des informations actuelles viennent de clubs britanniques.
Style familial du sud de la Chine, l'un des cinq célèbres styles du Guangdong. Les sources décrivent son origine de façons différentes et elle ne peut encore être confirmée.
Style hakka du sud de la Chine de Lam Yiu-gwai, apparenté au Bak Mei. Il repose sur seize mouvements fondamentaux et est patrimoine de Canton et du district de Nanhai.
Style du nord de la Chine qui divise l'école en une branche civile et une branche martiale. Depuis 2006, il figure sur la liste nationale du patrimoine immatériel de la Chine.
Style de kung-fu de Shanghai aux mouvements fluides et continus, où se mêlent souple et dur. Sur la liste nationale du patrimoine immatériel chinois depuis 2014, lignée de Meng Guangyin.
Style familial du sud de la Chine, du Guangdong, aux mains rapprochées et aux nombreux coups de pied. Sur la liste nationale du patrimoine immatériel de la RPC depuis 2021.
Branche de Hong Kong de la Grue Blanche tibétaine issue du Rugissement du Lion. Frappes circulaires de la taille, esquives, attaques des doigts, numéro 370 de l'inventaire de Hong Kong.
Catégorie technique des arts chinois : saisies, clés et immobilisations réparties en cinq groupes selon la cible.
Style nord-chinois de Jizhou (Hebei), sur la liste provinciale du patrimoine immatériel (2012). Lignée des trois empereurs et moines shaolin: tradition. Documenté: Song Mailun de fin Qing.
Style du Shandong dit poing aux longues manches, mains cachées dans les manches en frappant. Sur la liste d'État du patrimoine immatériel chinois depuis 2011, nom Sun Bin attribué plus tard.
Style fujianais, du nom du fondateur de la dynastie Song. Attribution impériale: tradition. Nom attesté par Qi Jiguang au XVIe siècle, désormais dans le wuzuquan et le patrimoine du Fujian.
Art du sud de la Chine du printemps éternel, distinct du wing chun. L'inventaire du patrimoine immatériel de Hong Kong le répertorie sous le n° 367.
Discipline de compétition du wushu sportif où l’on évalue un enchaînement selon les règles de l’IWUF. Enchaînements standardisés en RPC depuis 1958, IWUF depuis 1990.
Méthodes de combat chinoises imitant un ivrogne, pas une école. La forme des Huit immortels ivres est attestée dans un texte Ming à Qing, le film Maître ivre (1978) l'a fait connaître.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le kung-fu?
Le kung-fu désigne l'ensemble des arts martiaux chinois, pas un style unique. Il comprend des écoles traditionnelles comme taijiquan, Choy Li Fut ou Wing Chun et le wushu sportif, dirigé par la Fédération internationale de wushu (IWUF).
Que signifie le mot kung-fu?
Selon Britannica, le terme chinois gongfu signifie compétence et peut aussi désigner la préparation minutieuse à toute activité exigeant de l'habileté. La forme sportive des arts martiaux chinois s'appelle wushu.
Quelle est la différence entre le karaté et le kung-fu?
Le karaté est né à Okinawa et Funakoshi Gichin l'a introduit au Japon dans les années 1920. Le kung-fu est une appellation générale de nombreuses écoles chinoises. Le karaté n'a été olympique qu'à Tokyo 2020, le wushu n'a jamais fait partie du programme olympique.
Quels sont les meilleurs films de kung-fu?
Nous n'établissons pas de classement, mais certains films ont une distinction documentée. Enter the Dragon avec Bruce Lee, sorti en 1973, a été inscrit en 2004 par la Library of Congress au registre national du film américain, et un sondage de The Guardian et The Observer l'a élu en 2013 meilleur film de combat de tous les temps. Crouching Tiger, Hidden Dragon d'Ang Lee a remporté quatre Oscars.
Quels sont les types de kung-fu?
Parmi les styles internes figure le taijiquan, pour lequel la Fédération internationale de wushu indique cinq styles: Chen, Yang, Wu, Sun et Wu (Hao). Aux championnats du monde de l'IWUF, on concourt en taolu dans quinze disciplines, dont changquan, nanquan, taijiquan, baguazhang et xingyiquan, aussi avec des armes.
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