Emeiquan
峨眉拳Styles du Sichuan liés au mont Emei, sur la liste d'État du patrimoine immatériel chinois depuis 2008. La description cite 68 branches, le plus ancien traité (XVIIe s.) porte sur la lance.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
À propos de Emeiquan
L'emeiquan, plus exactement l'Emei wushu, est le nom collectif d'un groupe de styles martiaux de la province chinoise du Sichuan qui se réclament du mont Emei, l'une des quatre montagnes bouddhiques sacrées de Chine (inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996). Sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de Chine, l'Emei wushu figure depuis 2008 (deuxième lot, élément 795, code VI-23, catégorie sport traditionnel, jeux et acrobaties), il a été présenté par la ville d'Emeishan et l'institution protectrice est l'Association sportive municipale d'Emeishan. La description de l'élément et le People's Daily comptent l'Emei wushu parmi les trois grands courants du wushu chinois, aux côtés du Shaolin et du Wudang.
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La description de l'élément national indique qu'il existe aujourd'hui 68 branches et 2638 éléments (formes sans arme, avec arme, à deux, exercices et combat), alors que l'introduction de la même description parle de plus de quatre-vingts branches. L'Emei quan proprement dit se divise, selon elle, en quatre grands types, huit grandes portes (seng, yue, zhao, du, hong, hua, zi et hui) et dix-huit poings familiaux. Le style se caractérise par l'équilibre du dur et du souple, l'entraînement de l'interne comme de l'externe et l'alternance de mouvements rapides et lents. La description situe en outre l'origine à l'époque Yin et Shang et une théorie achevée sous les Song du Sud, mais c'est une affirmation de la description, non vérifiée de façon indépendante. Les plus anciennes sources datent des époques Ming et Qing. Le HK01 de Hong Kong désigne comme plus ancienne mention de l'art d'Emei un poème de Tang Shunzhi du XVIe siècle, Emei daoren quan ge, en trente vers de sept syllabes. Le traité de lance Emei qiangfa a été rédigé par Cheng Zhenru d'après la méthode du moine d'Emei Pu'en, et Wu Shu l'a inclus dans le recueil Shoubi lu, avec une préface de 1678. Nous n'avons rien trouvé qui étaye l'idée que la forme actuelle serait née lors d'un recensement provincial dans les années quatre-vingt, ni que le trio Shaolin, Wudang, Emei serait une construction des romans wuxia. HK01 indique seulement que l'image d'Emei comme école féminine vient du wuxia. Les sources ne donnent ni fondateur ni année d'origine.
Histoire
La description de l'élément national indique que l'Emei wushu est né dans la région du mont Emei, compte près de trois mille ans d'histoire, est apparu à l'époque Yin et Shang d'après les sources historiques et a reçu une théorie achevée sous les Song du Sud. C'est une affirmation de la description que nous n'avons pas vérifiée de façon indépendante. Le mont Emei est l'une des quatre montagnes bouddhiques sacrées de Chine, et selon l'UNESCO le premier temple bouddhique y fut fondé au Ier siècle de notre ère.
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Les plus anciennes sources documentées datent des époques Ming et Qing. Le HK01 de Hong Kong (2021) désigne comme plus ancienne mention de l'art martial d'Emei un poème du chef militaire Ming Tang Shunzhi, Emei daoren quan ge, en trente vers de sept syllabes, dans le recueil Jingchuan wenji. C'est un texte littéraire, non un manuel. Le traité de lance Emei qiangfa est signé Cheng Zhenru et indique expressément que la méthode a été établie par le moine d'Emei Pu'en. Wu Shu l'a inclus dans son recueil Shoubi lu, dont il data la préface de l'année wuwu, soit 1678, et où il nomme Cheng Zhenru et, séparément, Cheng Chongdou (Cheng Zongyou), auteur du recueil Geng yu sheng ji, comme deux auteurs différents. Le recueil de Cheng Zongyou contient quatre autres écrits et l'Emei qiangfa n'en fait pas partie. L'Emei wushu a été inscrit sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de Chine dans le deuxième lot de 2008 comme élément 795 (code VI-23), dans la catégorie sport traditionnel, jeux et acrobaties. Il a été présenté par la ville d'Emeishan, dans la province du Sichuan, et l'institution protectrice est l'Association sportive municipale d'Emeishan. Les sources ne donnent ni fondateur ni année d'origine.
Technique
La description de l'élément national indique que 68 branches et 2638 éléments existent aujourd'hui, soit des formes sans arme, avec arme, des exercices à deux, des méthodes d'entraînement et le combat, et son introduction parle de plus de quatre-vingts branches. L'Emei quan lui-même se divise, selon elle, en quatre grands types (posture haute gaozhuang, posture basse aizhuang, kejia et faxiang), huit grandes portes (seng, yue, zhao, du, hong, hua, zi et hui) et dix-huit poings familiaux. Elle caractérise le style par l'équilibre du dur et du souple, l'entraînement interne et externe et l'alternance de mouvements rapides et lents, sans description technique plus détaillée. Le traité Emei qiangfa compte treize sections, du soin de l'esprit et du corps, en passant par le calme et le mouvement, l'attaque et la défense et l'appréciation de la situation, jusqu'aux coups d'estoc, aux changements de prise, au dépassement des autres armes et aux principes généraux. Selon le texte, Weng Huisheng a ajouté la dernière section. Noyau de l'attaque et de la défense : dix-huit coups d'estoc et douze changements de prise.
Entraînement
Le Département de la culture et du tourisme du Sichuan cite parmi les formes de l'Emei wushu le poing du banc (bandengquan), la griffe d'aigle (yingzhaoquan) et le poing du canard (yaxingquan), qu'il qualifie d'unique au Sichuan. Parmi les armes, il nomme l'éventail xiaoyao, la pointe d'Emei (Emei ci), l'épée d'Emei, la lance d'Emei et la paire d'armes en forme de faucille yuanyang yue. Le porteur représentatif de l'élément national, Wang Chao, né en 1962 à Emeishan, dirige selon sa biographie sur le site de la liste nationale les styles Emei quan, Fuhu quan, Tongbi quan et Emei jian. Sur le contenu de l'entraînement de base et le mode de transmission dans les différentes branches, nous n'avons aucune source de niveau fédéral ni de la liste nationale.
Aujourd'hui
L'institution protectrice de l'élément national est l'Association sportive municipale d'Emeishan. Le porteur représentatif du cinquième lot de porteurs est Wang Chao, titulaire du sixième duan du wushu chinois, qui selon sa biographie sur le site de la liste nationale a dirigé l'équipe chinoise aux 4e et 7e championnats du monde de wushu traditionnel, où l'équipe a remporté quatre médailles d'or. Le People's Daily (2023) cite Man Lin comme président de la Fédération de wushu d'Emei et décrit la quatrième édition des échanges de wushu d'Emei entre les deux rives du détroit de Taïwan sur le mont Emei, avec environ deux cents participants, un événement lancé en 2017. Le neuvième championnat du monde de kung-fu, organisé par l'IWUF et l'Association chinoise de wushu, s'est tenu à Emeishan à partir du 25 août 2023, avec environ 6649 sportifs et entraîneurs de 53 pays et régions. Dans les règles de l'IWUF pour le wushu traditionnel de 2019, l'emeiquan n'est pas une discipline nommée, et le règlement du 8e championnat du monde de kung-fu de 2019 le range parmi les styles traditionnels dans la catégorie commune des autres styles. Nous n'avons pas trouvé de système de grades propre à l'Emei wushu en dehors du système général des duan.
Le saviez-vous
L'image d'Emei comme école féminine d'arts martiaux vient, selon HK01, surtout des romans wuxia, et non de l'histoire documentée. Wu Shu raconte dans la préface du recueil Shoubi lu que Cheng Zhenru reçut la lance d'Emei d'un moine d'Emei et que le maître Pu'en vécut à Shu et s'entraîna deux ans dans une chambre secrète. Le mont Emei est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996.
Questions fréquentes
L'Emei wushu figure-t-il sur la liste nationale du patrimoine immatériel de Chine ?
Oui. Il est inscrit depuis 2008 comme élément 795 (code VI-23), et l'institution protectrice est l'Association sportive municipale d'Emeishan.
Combien de branches compte l'Emei wushu ?
La description de l'élément national indique 68 branches encore existantes et 2638 éléments, et son introduction parle de plus de quatre-vingts branches.
Qui a rédigé le traité Emei qiangfa et quand est-il attesté ?
Il a été rédigé par Cheng Zhenru d'après la méthode du moine d'Emei Pu'en. Wu Shu l'a inclus dans le recueil Shoubi lu, avec une préface de 1678.
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Sélectionnés selon la correspondance du profil, non selon la filiation historique.