Bak Sil Lum
北少林Style nord-chinois dans la lignée de Gu Ruzhang (1894–1952), instructeur de l'Institut central de guoshu, qui l'a diffusé à Canton après 1928. Il n'a pas d'inscription propre.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Bak Sil Lum
À propos de Bak Sil Lum
Bak Sil Lum, en prononciation mandarine Bei Shaolin, en français Shaolin du Nord, est un terme général pour les styles du nord de la Chine issus de la tradition de Shaolin. Sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de la Chine, seul figure le Shaolin gongfu, terme général (élément VI-7, 2006), au titre de Dengfeng dans la province du Henan, avec le temple Shaolin du mont Song comme institution protégée, et nous n'avons trouvé aucun élément propre au Shaolin du Nord ni à la lignée de Gu Ruzhang. L'inventaire hongkongais du patrimoine immatériel mentionne sous le code 3.63 l'élément Bei Shaolin ditang bagua men, que Liu Jinquan a fondé à Hong Kong (entraîneur sur place depuis 1955), mais il s'agit d'une autre lignée, qui réunit le Shaolin du Nord, le ditangquan et le baguazhang.
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La diffusion du style dans le sud de la Chine est liée à Gu Ruzhang (1894–1952), originaire du district de Funing, dans la province du Jiangsu. Selon Kung Fu Tea, son père Gu Lizhi lui enseigna dès 1906 la forme Shi lu tantui, vers 1911 il partit dans le Shandong chez Yan Jiwen, auprès de qui il resta au moins onze ans et apprit dix séries du Shaolin du Nord, des formes d'armes, la paume de fer et le qigong de la petite cloche d'or. HK01 donne le maître sous un autre nom (Yan Yunqi). À l'Institut central de guoshu de Nankin, il fut instructeur de première classe et chef de section, et au premier examen national de guoshu à l'automne 1928 il termina parmi les treize meilleurs. Il comptait parmi ceux que l'on nomme les cinq tigres, maîtres invités à Canton, où le Liangguang guoshuguan fut fondé en 1929. Selon Kung Fu Tea, le général Li Jishen invita les maîtres en octobre 1928, l'école commença à admettre des élèves en mars 1929 et Chen Jitang la ferma au bout de deux mois environ, et en juin 1929 Gu Ruzhang fut élu président de l'Institut de guoshu de Canton, qui lui succédait et prit fin en 1938. La composition des cinq tigres varie selon les sources, et Gu Ruzhang figure sur toutes les listes. Gu Ruzhang est un propagateur du style, non son fondateur, et il reprit les formes de son maître. Kung Fu Tea ne donne pas les noms des dix séries, et l'inventaire hongkongais indique pour sa lignée, comme formes de débutant, le Tantui en douze rangées, Lianbu quan, Gongli quan et le sabre Meihua dao. Nous n'avons aucune description de la technique, des armes ni de l'entraînement pour la lignée de Gu Ruzhang provenant d'une source de niveau fédéral ou d'une liste du patrimoine. Les sources ne donnent ni fondateur ni année de création.
Histoire
Le Shaolin du Nord dérive de la tradition shaolin du temple de Dengfeng, dans la province du Henan, fondé selon la description de l'élément national la 19e année de l'ère Taihe de la dynastie des Wei du Nord (495). Sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de la Chine, seul figure le Shaolin gongfu, terme général (élément VI-7, première vague de 2006), et la recherche ne renvoie aucun élément propre au Shaolin du Nord ni à Gu Ruzhang. La tradition monastique a déjà été mise en doute par l'historien Tang Hao dans son livre Shaolin Wudang kao de juillet 1930, où il contestait l'attribution à Bodhidharma du poing shaolin et du texte Yijin jing, et HK01 ajoute que certaines conclusions de Tang Hao sont elles aussi contestées.
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L'histoire attestée de la lignée commence avec Gu Ruzhang (1894–1952), en cantonais Ku Yu Cheung, originaire du district de Funing, dans le Jiangsu. HK01 indique que dès l'âge de huit ans il apprit le poing shaolin auprès du maître shandongais Yan Yunqi puis auprès de Li Jinglin, Sun Lutang et Yu Zhensheng, tandis que Kung Fu Tea évoque un départ pour le Shandong vers 1911 auprès de Yan Jiwen, chez qui il resta au moins onze ans, le nom du maître diffère donc selon les sources. L'Institut central de guoshu de Nankin fut fondé selon HK01 en 1927 (Wikipédia indique mars 1928), avec Zhang Zhijiang comme directeur et Li Jinglin comme adjoint. Gu Ruzhang y fut instructeur de première classe et chef de section, et au premier examen national de guoshu à l'automne 1928 il termina parmi les treize meilleurs de la classe supérieure. À Canton, le Liangguang guoshuguan fut fondé en 1929 avec Wan Laisheng comme directeur, et Gu Ruzhang comptait parmi les maîtres invités, ceux que l'on nomme les cinq tigres partis vers le sud. Selon Kung Fu Tea, le général Li Jishen invita les maîtres en octobre 1928, l'école commença à admettre des élèves en mars 1929 et Chen Jitang la ferma au bout de deux mois environ, et en juin 1929 Gu Ruzhang fut élu président de l'Institut de guoshu de Canton, plus petit, qui prit fin en 1938 sous l'occupation japonaise. La composition des cinq tigres varie, Kung Fu Tea cite Wan Laisheng, Fu Zhensong, Li Xianwu, Wan Laimin et Gu Ruzhang, HK01 cite Fu Zhensong, Gu Ruzhang, Wan Laisheng, Geng Dehai et, comme cinquième, Wang Shaozhou ou Li Xianwu. Selon Kung Fu Tea, Gu Ruzhang quitta la région en 1931, fut en 1932 instructeur en chef d'une académie militaire du Hebei et en 1934 instructeur en chef de guoshu de la huitième armée, l'auteur n'ayant pas trouvé de données précises sur ses démarches ultérieures. Les sources ne donnent ni fondateur ni année de création.
Entraînement
Selon Kung Fu Tea, Gu Ruzhang fut instruit dès 1906 par son père Gu Lizhi dans la forme Shi lu tantui, et Yan Jiwen lui enseigna dix séries du Shaolin du Nord, des formes d'armes, la paume de fer et le qigong de la petite cloche d'or, l'article ne donnant pas les noms des dix séries. La description de l'élément national Shaolin gongfu indique qu'il se transmet surtout par des formules orales et l'enseignement direct du maître dans le système traditionnel des lignées monastiques, ce qui concerne le temple et non directement la lignée de Gu Ruzhang. L'inventaire hongkongais range pour la lignée Bei Shaolin ditang bagua men, fondée par Liu Jinquan, parmi les formes de débutant le Tantui en douze rangées, Lianbu quan, Gongli quan et le sabre Meihua dao, au niveau intermédiaire notamment la lance Wuhu qiang et le sabre Bagua dao, et selon l'inventaire la lignée compte plus de vingt formes de poing et formes avec armes et réunit la boxe dure du Shaolin du Nord, le ditangquan et le baguazhang. C'est une autre lignée que celle de Gu Ruzhang. Nous n'avons ni source de niveau fédéral ni liste du patrimoine pour le contenu de l'entraînement de base de la lignée de Gu Ruzhang.
Aujourd'hui
Il n'existe pas d'inscription propre du Shaolin du Nord sur la liste nationale du patrimoine immatériel de la Chine, seul est inscrit le Shaolin gongfu, terme général, avec le temple Shaolin du mont Song comme institution protégée. À Hong Kong, l'inventaire du patrimoine immatériel mentionne sous le code 3.63 la lignée Bei Shaolin ditang bagua men, que selon l'informateur Zheng Baolin (2010) il dirige lui-même comme quatrième degré de transmission, son père Zheng Rong l'ayant désigné chef de l'école en 2003, c'est une donnée de l'école figurant à l'inventaire. Le Shaolin du Nord n'est pas une discipline de compétition indépendante du wushu. Les règles de l'IWUF pour le wushu traditionnel de 2019 ne nomment pas Shaolin et fixent la durée des formes individuelles de 40 secondes à 2 minutes. Nous n'avons pas trouvé de fédération qui chapeauterait le Bak Sil Lum.
Questions fréquentes
Qui a diffusé le Shaolin du Nord dans le sud de la Chine ?
Gu Ruzhang (1894–1952), instructeur de l'Institut central de guoshu, faisait partie des cinq maîtres invités à Canton, où le Liangguang guoshuguan a été fondé en 1929.
Le Shaolin du Nord figure-t-il séparément sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de la Chine ?
Non. Seul figure le Shaolin gongfu, terme général (élément VI-7, 2006), au titre de Dengfeng, dans le Henan.
Le Shaolin du Nord figure-t-il à l'inventaire hongkongais du patrimoine immatériel ?
Oui, sous le code 3.63 comme Bei Shaolin ditang bagua men, mais il s'agit de la lignée de Liu Jinquan, qui réunit Shaolin, ditangquan et baguazhang, et non de celle de Gu Ruzhang.
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