Karaté
空手Art okinawaien de percussion, transformé au XXe siècle en budo japonais et en sport olympique. Il repose sur les katas et les techniques de mains et de jambes.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Comparaisons
Catalogues et Bases de données pour Karaté
À propos de Karaté
Le karaté est né à Okinawa comme système local à mains nues (ti, puis tode) qui, à l'époque de l'interdiction des armes, s'est mêlé aux styles chinois venus du Fujian. Des maîtres okinawaïens, au premier rang Gichin Funakoshi, l'ont porté au Japon dans les années 1920, où il fut refondu en budo : keikogi, ceintures, étiquette du dojo et système de dan emprunté au judo. Techniquement, le karaté repose sur des frappes, des coups de pied et des blocages issus de positions fermes. Sa signature est la volonté de concentrer toute la force en un instant (kime) — d'où l'exécution brève, explosive, et l'expiration audible. Le cœur de l'enseignement, ce sont les katas, séquences fixées où les techniques sont conservées et transmises ; leur analyse (bunkai) révèle ce que les mouvements signifiaient à l'origine. Les styles diffèrent plus que le nom commun ne le laisse croire. Le shotokan travaille en positions longues et en ligne, le goju-ryu en mouvements circulaires et travail respiratoire, le kyokushin en plein contact sans gants, le wado-ryu avec des éléments de jujutsu. Ce qu'un club pratique réellement, et sa façon de faire des assauts, dit l'essentiel de ce qui attend le pratiquant. Le karaté de compétition a deux disciplines : le kumite (combat) et le kata (exécution devant des juges). Il n'a été olympique qu'une fois, à Tokyo en 2021, et n'est pas resté au programme.
Histoire
Le karaté est né dans le royaume de Ryukyu, sur l'actuelle Okinawa, de l'art local du te et de techniques que des combattants chinois y apportaient depuis le XIVe siècle, probablement aussi du style White Crane du Fujian. Kanryo Higaonna se rendit en 1873 à Fuzhou et enseigna ensuite chez lui le Naha-te, dont son élève Chojun Miyagi tira le Goju-ryu. Kanbun Uechi étudia au Fujian le Pangai-noon et ses élèves rebaptisèrent le style Uechi-ryu en 1940.
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Le karaté fut introduit sur les principales îles japonaises par Gichin Funakoshi (1868–1957). En mai 1922, il le présenta lors d'une exposition d'éducation physique à Tokyo et, en juin de la même année, au Kodokan devant le fondateur du judo, Jigoro Kano. L'écriture 空手 (main vide) fut employée pour la première fois par Chomo Hanashiro en 1905 et remplaça en 1933 l'ancienne écriture 唐手 (main chinoise). La Japan Karate Association situe le passage à l'écriture 空手道 dès 1929. Les maîtres d'Okinawa l'adoptèrent officiellement lors d'une réunion à Naha le 25 octobre 1936 et ce jour est depuis 2005 la Journée du karaté d'Okinawa. Masutatsu Oyama, élève de Funakoshi et de maîtres de Goju-ryu, ouvrit en 1953 à Tokyo un dojo d'où sortit le kyokushin en plein contact. Les organisations apparurent après la guerre : la Japan Karate Association (JKA) en 1949 (la JKA elle-même indique 1948), l'union mondiale WUKO en 1970, rebaptisée en 1992 World Karate Federation (WKF). Aux Jeux olympiques, le karaté n'a figuré qu'une seule fois, à Tokyo 2020 (les Jeux se sont tenus en août 2021). Le programme des Jeux de 2024 et de 2028 ne le comprend pas.
Technique
L’enseignement repose sur trois composantes : le kihon (positions, coups de poing, coups de pied et blocages), le kata (formes) et le kumite (combat). Le kumite se pratique des attaques et défenses convenues (yakusoku kumite) au combat libre (jiyu kumite) jusqu’au shiai kumite de compétition. Au kumite sportif selon les règles de la WKF, 1 point est accordé pour un coup de poing au corps, 2 points pour un coup de pied au corps et 3 points pour un coup de pied à la tête. Le compétiteur ne peut toucher la tête que d’une touche légère. Sont interdits le contact au cou, les attaques sur les articulations, les coups de main ouverte au visage et les coups de coude et de genou. Les styles diffèrent techniquement. Le Wado-ryu vient du jujutsu Shindo Yoshin-ryu et comprend, outre les coups, des clés et des projections. Le Goju-ryu met l’accent sur la respiration dans les kata Sanchin et Tensho. Le Sanchin vient du White Crane du Fujian, l’Uechi-ryu le pratique aussi et le Shito-ryu l’a repris par Kenwa Mabuni, qui a aussi étudié auprès du maître chinois Go Kenki. Dans le kyokushin en plein contact, selon les règles de la WKO, les coups de poing et de coude à la tête sont interdits, mais les coups de pied à la tête, les genoux et les coups de pied aux jambes sont autorisés.
Entraînement
L'enseignement du karaté repose sur trois composantes : kihon (techniques de base), kata (séquences prescrites contre des adversaires imaginaires) et kumite (combat). La Japan Karate Association considère le kata comme la base de tout l'entraînement. Dans le kumite sportif, les coups s'arrêtent juste avant la cible, en général à moins d'un pouce, et le combat dure habituellement environ trois minutes. L'étiquette fait partie de l'entraînement, et Britannica la range parmi les traits du karaté, comme la tenue et le système de ceintures. Par exemple, au club universitaire de la JKA à la Columbia University, on salue en entrant dans le dojo et en sortant. Au début du cours, les pratiquants s'alignent par grade, s'agenouillent en seiza, méditent brièvement (mokuso) et, aux ordres Shomen ni rei et Sensei ni rei, saluent le front du dojo et l'enseignant. À la fin du cours, la procédure est répétée et le dojo kun est récité.
Grades et progression
Le système kyu et dan a été repris par Funakoshi en 1924 de Jigoro Kano. Les couleurs de ceinture ne sont pas uniformes d’un style à l’autre, et dans certains styles la ceinture blanche se porte jusqu’au premier dan. Exemple de la JKA (Shotokan) : 10 kyu et 10 dan, délai minimal d’attente de 1 an avant le 1er et le 2e dan, de 2 ans avant le 3e dan et de 3 ans avant le 4e dan. À partir du 3e dan, il faut avoir au moins 18 ans, pour le 7e dan 50 ans et pour le 8e dan 60 ans. L’examen comprend kihon, kata et kumite. D’autres styles ont leurs propres règlements : le Wado-ryu considère les 1er au 5e dan comme techniques et les 6e au 10e dan comme honorifiques, le Kyokushin compte les kyu à partir du 11e degré. Nous n’avons pas pu documenter dans les sources la durée typique pour atteindre la ceinture noire. Elle dépend du style, de l’organisation et de la fréquence d’entraînement.
Pour qui
Les règles de la WKF répartissent les compétiteurs en catégories moins de 14 ans (12–13 ans), cadets (14–15), juniors (16–17), moins de 21 ans et seniors à partir de 18 ans. Le combat dure 3 minutes chez les seniors, 2 minutes chez les juniors et les cadets et 1,5 minute de temps effectif dans la catégorie des moins de 14 ans. Les enfants de moins de 14 ans doivent porter au kumite un casque et un protège-corps. Les femmes participent aux championnats du monde depuis 1980. À Tokyo 2020, elles avaient trois catégories de poids de kumite et la discipline du kata. La WKF organise aussi le para-karaté, les championnats du monde officiels ont lieu depuis 2014. Nous n’avons trouvé dans les sources ni l’âge minimal dans les clubs ni de catégories vétérans de la WKF. Une méta-analyse de 28 études du kumite sportif indique 88,3 blessures pour 1 000 départs, il s’agit le plus souvent de contusions de la plus faible gravité, la commotion cérébrale représente environ 2 % des blessures. Zetaruk et al. (Br J Sports Med 2005) ont constaté une blessure avec interruption de l’entraînement dans l’année chez 30 % de 114 karatékas Shotokan, chez les aïkidokas de la même cohorte chez 51 %.
Compétition
Le championnat du monde WKF a lieu depuis 1970 tous les deux ans. Les seniors concourent en kumite dans cinq catégories de poids : hommes −60, −67, −75, −84 et +84 kg, femmes −50, −55, −61, −68 et +68 kg. Le combat est dirigé par un arbitre principal (shushin) avec quatre juges (fukushin). En kata, le compétiteur présente une forme de la liste officielle de la WKF, dans le tournoi olympique il ne pouvait pas répéter une forme. Le kata par équipes est exécuté par trois compétiteurs simultanément et, dans le combat pour les médailles, ils présentent aussi le bunkai, l’analyse du kata en binômes. Le Kyokushin et d’autres styles plein contact organisent leurs propres compétitions en dehors de la WKF. Le premier tournoi mondial de Kyokushin a eu lieu en 1975 à Tokyo. Des karatékas ont aussi réussi en kick-boxing : Bill Wallace (Shorin-ryu) a été champion PKA en 1974, le K-1 World Grand Prix a été remporté par Andy Hug (Kyokushin, Seidokaikan) en 1996 et par Semmy Schilt (Kyokushin, Ashihara Kaikan) en 2005, 2006, 2007 et 2009.
Équipement
On s'entraîne en karategi blanc avec une ceinture selon le grade. Pour le kumite de compétition WKF, sont obligatoires des gants homologués de couleur rouge ou bleue, un protège-dents, un protège-corps, des protège-tibias et des protège-pieds et, pour les hommes, une coquille. Le compétiteur porte une ceinture rouge (aka) ou bleue (ao) selon le tirage au sort. En kata, il est interdit de relever les manches et les lunettes sont interdites.
Philosophie
Le suffixe do dans le nom karaté-do renvoie à la dimension spirituelle de l’art. Le dojo kun, de brèves règles récitées au dojo, met l’accent sur le développement du caractère, l’effort et la politesse. Funakoshi a rédigé les Niju kun (Vingt règles du karaté) en insistant sur l’humilité, le respect et la patience. La terminologie est japonaise : commandements de compétition, noms des techniques et des kata. Dans les kata, on exige le kiai et l’annonce du nom de la forme. Les kata conservent les techniques du style, tous styles confondus il y en a environ cent, chacun de 20 à 70 mouvements. La JKA reconnaît environ 26 kata standard du Shotokan, le Wado-ryu neuf kata officiels.
Styles et écoles
Les noms des principaux styles de karaté disent quelque chose de leur origine. Shotokan tient son nom du dojo que Funakoshi Gichin ouvrit. Shoto était son pseudonyme littéraire, qui reflétait son intérêt pour la poésie chinoise. Funakoshi lui-même n'appelait pas son karaté Shotokan-ryu, et l'appellation s'est imposée pour distinguer son école du Shito-ryu, du Goju-ryu et du Wado-ryu. Funakoshi rebaptisa aussi les kata : Heian, Bassai, Kanku, Tekki, Hangetsu, Jitte, Empi, Gankaku et Jion sont des lectures japonaises de caractères chinois qu'il choisit lui-même pour eux.
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Shito-ryu associe les premiers caractères des noms de deux maîtres de Mabuni Kenwa, Itosu Anko (shi) et Higaonna Kanryo (to). Mabuni enseigna sous ce nom à partir de 1934 au dojo Yoshukan d'Osaka, et en 1939, lorsqu'il reçut de la Dai Nippon Butokukai le titre de renshi, il fonda officiellement le Shito-ryu karatedo. Goju-ryu, le style dur et souple, fut nommé par Miyagi Chojun en 1929 d'après un vers du Kempo Hakku (Huit lois du poing), selon lequel le souffle est à la fois dureté et souplesse. Wado-ryu fut fondé par Otsuka Hironori (1892–1982), qui s'inspirait à la fois du Shotokan et du jujutsu du Shindo Yoshin-ryu. Wa dans le nom signifie paix et harmonie. Les styles diffèrent aussi par la manière de combattre. Le karaté de Funakoshi ne connaissait pas le combat libre. Le kumite est apparu plus tard à la demande d'étudiants universitaires, et la JKA, sous la direction de Nakayama Masatoshi, a élaboré pour eux la règle sundome, l'arrêt de la technique avant la cible. Le fondateur du kyokushin, Oyama Masutatsu, étudia auprès de Funakoshi et de Yamaguchi Gogen du Goju-ryu. Son organisation IKO Kyokushinkaikan fut créée en 1964 et son combat est appelé knockdown karate.
Aujourd'hui
Le Karate est divisé en styles et en organisations. La Japan Karate Federation regroupe le Goju-ryu, le Shito-ryu, le Shotokan et le Wado-ryu et est membre de la WKF. Le karatedo est aussi l’une des neuf disciplines de l’Association japonaise de budo, aux côtés du judo, du kendo, de l’aikido ou du Shorinji Kempo. Après la mort des fondateurs, plusieurs styles se sont scindés : le Shotokan en JKA, Shotokai et d’autres groupes après 1957, le Wado-ryu en trois organisations après 1982 et le kyokushin en IKO, Shinkyokushinkai et d’autres après 1994. Chaque organisation décerne elle-même ses grades, et nous n’avons pas pu documenter leur reconnaissance mutuelle. Le kickboxing est issu du Karate à plein contact. Au stade Lumpinee de Bangkok, trois karatékas du dojo de Masutatsu Oyama ont affronté des boxeurs thaïlandais (les sources indiquent février 1964 ou le 12 février 1963), aux États-Unis, Joe Lewis du Shorin-ryu a remporté en 1970 le premier combat de full contact reconnu, et la WAKO a débuté sous le nom de World All-Style Karate Organization.
Dans la culture
Le film The Karate Kid est sorti le 22 juin 1984, a été réalisé par John G. Avildsen et a rapporté 91 millions de dollars aux États-Unis pour un budget d'environ huit millions. Le producteur Jerry Weintraub s'est inspiré d'un article sur un garçon ayant appris le karaté à cause du harcèlement, et le scénariste Robert Mark Kamen s'est appuyé sur son propre entraînement auprès d'un maître d'Okinawa. Pat E. Johnson a chorégraphié les combats, et Fumio Demura figurait parmi les cascadeurs. Le film a eu trois suites, un remake de 2010 et une série animée. L'histoire a été ravivée en 2018 par la série Cobra Kai avec Ralph Macchio et William Zabka. Elle a été créée pour le service d'abonnement YouTube et, après le transfert des deux premières saisons sur Netflix à fin août 2020, elle est devenue aux États-Unis le programme le plus regardé de Netflix. Nous n'avons pas pu confirmer d'après les sources si le film ou la série ont augmenté le nombre de pratiquants.
Le saviez-vous
Le karaté est entré au programme olympique par une décision prise aux Jeux de Rio 2016 et a fait ses débuts à Tokyo 2020 au Nippon Budokan avec quatre-vingts athlètes, à parts égales hommes et femmes. Auparavant, il s'était présenté aux Jeux olympiques de la jeunesse de Buenos Aires 2018. Huit titres olympiques ont été remportés par huit pays différents : le Japon, l'Espagne, l'Égypte, l'Italie, la Bulgarie, la France, l'Iran et la Serbie. Le premier champion olympique de kumite masculin a été le Français Steven Da Costa, qui dans la catégorie des moins de 67 kg a gagné ses sept combats et a battu en finale le Turc Eray Samdan 5:0. L'Espagnole Sandra Sanchez a remporté le kata avec 28,06 points et, à près de quarante ans, est devenue la plus âgée des championnes olympiques espagnoles. La Bulgare Ivet Goranova a remporté la catégorie des moins de 55 kg et a apporté à la Bulgarie son premier or olympique depuis 2008. En finale des plus de 75 kg, le Saoudien Tareg Hamedi a envoyé au sol d'un coup de pied à la poitrine l'Iranien Sajad Ganjzadeh, qui a été évacué sur une civière. Hamedi a été disqualifié et l'or est revenu à Ganjzadeh. La Japan Karate Association organise tous les trois ans un championnat du monde pour la Coupe Funakoshi Gichin.
Styles et Branches
Style de karaté en plein contact développé par Masutatsu Oyama. On combat sans gants, les coups de pied à la tête sont autorisés, les frappes de poing et de coude au visage non.
Style de karaté issu de l’enseignement de Gichin Funakoshi à Tokyo, nommé d’après son dojo. Positions profondes, kihon et kata, compétition aux points avec touche contrôlée.
Style de karaté d’Okinawa fondé par Chojun Miyagi. Son nom « dur-doux » vient d’un vers du texte chinois Bubishi, et le kata de souffle Sanchin le caractérise.
Style de karaté japonais fondé à Osaka par Kenwa Mabuni. Son nom associe les premiers caractères de ses deux maîtres, Itosu et Higaonna, et il compte de nombreux kata.
Famille de lignées d'Okinawa issues du shuri-te. Le nom renvoie à Shaolin, mais c'est une revendication de tradition, non la preuve d'une filiation directe.
Courant historique du karaté d'Okinawa issu de la ville royale de Shuri, lié à Matsumura Sokon et Itosu Anko. Il a donné le Kobayashi-ryu, le Shorin-ryu et le Shotokan japonais.
Style de karaté japonais fondé par Hironori Otsuka, titulaire de la plus haute licence de jujutsu Shindo Yoshin-ryu. Il repose sur le taisabaki plutôt que sur le blocage dur.
Karaté d'Okinawa de Tatsuo Shimabuku, nommé en 1956. On le reconnaît au poing vertical, pouce au-dessus, et aux parades avec le muscle de l'avant-bras, non l'os.
Karaté d'Okinawa d'origine chinoise, fondé sur le tigre, la grue et le dragon. Reconnaissable au coup d'une seule phalange et au renforcement du corps.
Karaté japonais de plein contact d'Ashihara Hideyuki, datant de 1980. Il repose sur le sabaki, détourner l'attaque et contre-attaquer de côté ou par derrière.
Un terme de classement, non une école. La division du karaté en Shorei puissant et Shorin léger était employée par Funakoshi, mais les sources divergent sur ce qu'elle désigne.
Système d’Ed Parker venu des États-Unis, aux racines chez l’enseignant hawaïen William Chow, bâti sur 154 séquences de self-défense nommées et des ceintures jusqu’au 10e dan.
Karaté d'Okinawa fondé après la guerre à Kumamoto par le médecin Tsuyoshi Chitose. Son nom signifie « mille ans de Tang » et renvoie à ses racines chinoises.
Karate de Motobu Choki fondé sur le kata naihanchi, le combat rapproché et le travail simultané des deux mains (me-oto-de). L'école fait remonter son origine à 1922.
Branche du Shorin-ryu fondée à Naha en 1947 par Shoshin Nagamine. Le nom "forêt de pins" honore Matsumura et Matsumora, le programme compte 18 kata.
Karaté d'Okinawa de Seiken Shukumine des années 1949–1953, fondé sur le mouvement inattendu en trois dimensions et sur des kata propres comme Sansai.
École okinawaïenne de Shorin-ryu de 1962, fondée par Shimabukuro Zenryo, élève de Kyan Chotoku. Elle a ajouté sa propre kata Wanchin.
Branche okinawaïenne du karate fondée en 1975 par Nakazato Shugoro, élève de Chibana Choshin, de la lignée Kobayashi Shorin-ryu.
Karaté plein contact fondé en 1988 par Ninomiya Joko, siège à Denver. Il repose sur le sabaki, dévier l'attaque et passer dans l'angle mort de l'adversaire.
Système de compétition de karaté avec protections Super Safe issu de l'école Kenkokan. Selon la WKKF, il a été présenté en 1980 et autorise les frappes au visage et au corps.
Branche okinawaïenne du Goju-ryu fondée en 1952 par Yagi Meitoku. Elle possède sa propre série de cinq katas Meibuken, nommées d'après des constellations chinoises.
Courant historique du karaté d'Okinawa, né dans la ville portuaire de Naha, lié à Higaonna Kanryo et à son élève Miyagi Chojun. Le Goju-ryu en découle, et le Ryuei-ryu se range à ses côtés.
Style okinawaïen de karaté de Nakamura Shigeru, qui selon Ryukyu Shimpo a promu le combat avec protections et un système de combats knockdown.
Karaté d'Okinawa de la famille Nakaima, apparenté au Goju-ryu et connu pour les kata Anan et Ohan. Le champion olympique de kata Kiyuna Ryo est issu de ce style.
Style de karaté de Yoshinao Nanbu, selon Wikipédia en anglais élève de Chōjirō Tani. Wikipédia indique sa naissance à Paris en 1971, puis Nanbu est passé au nanbudo.
Lignée japonaise du Goju-ryu fondée par Tasaki Shuji, élève de Yamaguchi Gogen. Elle est dirigée par Fujiwara Seiichi et compte des dojo dans plus de trente pays.
Karaté japonais de Konishi Yasuhiro, qui pratiquait aussi le jujutsu et le kendo. Selon Wikipédia, le style est né en 1933 et il est aujourd'hui dirigé par Ryobukai.
Branche okinawaïenne du Shorin-ryu fondée à Naha par Higa Yuchoku. L'entraînement au makiwara et l'exercice à deux kakie y sont typiques.
Branche okinawaïenne du Kobayashi Shorin-ryu dirigée par Miyahira Katsuya. Elle possède sa propre kata Tetsu Shou, et le premier dojo date de 1948.
École de karaté de la branche Shorinji-ryu, fondée selon son site par Isamu Tamotsu en 1955 à Kagoshima. Selon elle, le combat se déroule en protections bogu.
Karaté japonais de Kori Hisataka des années d'après-guerre : poing vertical, coup de pied du talon et combat en protections, d'où est né le système de compétition koshiki karatedo.
Courant historique du karaté d'Okinawa de Tomari, port aujourd'hui partie de Naha. Matsumora Kosaku passe pour rénovateur, que revendiquent Matsubayashi-ryu, écoles Shorin-ryu et Gohaku-kai.
Questions fréquentes
Que fait-on en karaté?
L'entraînement de karaté repose sur trois composantes : kihon, les techniques de base (positions, coups de poing, coups de pied et parades), kata, enchaînements prescrits contre des adversaires imaginaires, et kumite, le combat. En kumite sportif, les coups s'arrêtent juste avant la cible.
Quelle est la différence entre le karaté et le judo?
Le karaté travaille à distance de frappe et de coup de pied, le judo avec une résistance totale dans les projections et au sol sans coups. En 1922, le fondateur du judo Jigoro Kano a invité Funakoshi Gichin au Kodokan, et le karaté a ensuite repris du judo les grades kyu et dan. Le judo est olympique depuis 1964, le karaté n'a figuré au programme qu'à Tokyo 2020.
Quels sont les grades et les ceintures en karaté?
Le karaté utilise des grades d'élève kyu et des grades de maître dan. Les couleurs des ceintures ne sont pas uniformes selon les styles. Par exemple, en Kyokushin selon le règlement de l'IKO, le 10e kyu commence par une ceinture orange, puis on passe par le bleu, le jaune, le vert et le marron jusqu'au noir. À la JKA, il faut 18 ans minimum à partir du 3e dan.
Quand commencer le karaté?
Le règlement de compétition de la Fédération tchèque de karaté fixe la catégorie la plus jeune aux enfants jusqu'à 7 ans, puis aux élèves dès 8 ans. Selon la Fédération mondiale de karaté, environ deux tiers des karatékas ont moins de 14 ans, et les compétiteurs jusqu'à 14 ans ont des règles particulières et un équipement de protection obligatoire.
À quoi sert le karaté?
Selon la Fédération mondiale de karaté, l'entraînement développe souplesse, endurance et coordination et mène à la maîtrise de soi, au courage et à l'honneur. Britannica ajoute l'accent mis sur les règles de politesse. Nous n'avons pas encore trouvé d'étude indépendante sur les bienfaits du karaté.
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