Chuojiao (Pied perforant)
戳腳Style du nord de la Chine aux positions basses et aux coups de pied arrière, de Raoyang (Hebei). Depuis 2014, il figure sur la liste nationale du patrimoine immatériel de Chine.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
À propos de Chuojiao (Pied perforant)
Le chuojiao, littéralement jambe piquante, est un style du nord de la Chine fondé sur les coups de pied, aussi appelé autrefois zhiziquan ou tangzi tui. Le portail national du patrimoine culturel immatériel de Chine le fait dériver du Shaolin, et selon la tradition il serait né sous la dynastie Song, fixé sous les Ming et épanoui sous les Qing. Selon le portail, la branche documentée de Raoyang a été fondée par Feng Keshan, qui enseignait à Raoyang (Hebei) sous l'empereur Jiaqing. Le chuojiao de Raoyang relève de la branche martiale et vise le combat réel sans fioritures. La force des mains vient de la colonne, celle des coups de pied des fessiers, les positions sont basses, et les coups de pied arrière, fouettés et balayages sont typiques. Un proverbe dit que les mains sont deux portes et les jambes mènent les coups principaux. Les enchaînements incluent shisan jiao, que la famille Song de Raoyang tient pour le cœur du style, ainsi que jiu zhizi et jingang chui. On pratique la lance, le sabre et la lance à deux têtes. Depuis 2014, le chuojiao figure sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de Chine comme élément VI-74, le candidat étant le district de Taocheng (ville de Hengshui). Il se pratique dans le Hebei, à Pékin, à Tianjin et au Liaoning.
Histoire
Le portail national du patrimoine culturel immatériel de Chine fait dériver le chuojiao du Shaolin. Selon la tradition, il serait apparu sous la dynastie Song, se serait fixé sous les Ming et aurait prospéré sous les Qing. Nous n'avons pas trouvé cette tradition dans les sources de l'époque. La branche documentée de Raoyang commence, selon le portail, avec Feng Keshan, qui enseigna le chuojiao dans la région de Raoyang (province du Hebei) sous l'empereur Jiaqing (1796–1820). Ses disciples en firent une branche cohérente qui se répandit autour de Hengshui, surtout dans les villages de Beiguanzhuang, Wodi, Beizhangbao et Beishan. Aujourd'hui, le chuojiao se pratique dans le Hebei, à Pékin, à Tianjin et au Liaoning. Autrefois, le style s'appelait aussi zhiziquan, jingang chui, tangzi tui et jiufan yuanyang tui.
Ce qui le distingue
Selon le portail national, le chuojiao possède une branche civile (wen) et une branche martiale (wu), et le chuojiao de Raoyang relève de la seconde. Le Shenzhen Special Zone Daily rapporte le surnom jambe du nord, qui distingue le style des styles du sud centrés sur le travail des mains. La famille Song de Raoyang considère l'enchaînement shisan jiao comme le cœur du style. La Wikipédia en anglais divise les formes autrement, en une voie martiale Hao de Shenyang avec neuf formes enchaînées de coups de pied doubles et une voie civile Hu de douze à trente-deux mouvements. Elle nomme les branches familiales Liu de Lixian, Duan de Raoyang, Zhao de Gaoyang, Wang et Wei.
Technique
Selon le portail national, la branche de Raoyang vise le combat réel sans fioritures. Elle mise sur la force de la colonne et des hanches, les positions basses, le travail compact des mains et les coups de pied, surtout arrière. Les frappes de main tirent leur force de la colonne, les coups de pied des fessiers. La torsion de la taille et des hanches, avec le fouettement de la tête et de l'épaule, crée une force centrifuge que les anciens maîtres comparaient à une corde torsadée ou à un tambour à billes. La position de base s'appelle ding, d'après le caractère 丁. La jambe d'appui porte le poids, celle qui frappe pointe vers le bas, talon relevé. Typiques : coups de pied arrière comme jiufan yuanyang tui, fouettés extérieurs, écrasements arrière et balayages arrière. Parmi les enchaînements figurent shisan jiao, jiu zhizi, jingang chui et shiba lan tui, et parmi les armes la lance à deux têtes shuangtou she, la lance liuhe qiang, le sabre qiqiang bagua dao et le grand sabre chunqiu dadao.
Entraînement
Le portail national n'indique pas d'exercices concrets. Il décrit seulement des principes en proverbes : les mains sont deux portes et les jambes mènent les coups principaux, les mains donnent moins de force et les jambes plus, et sans coordination du haut du corps les jambes valent peu. Le chuojiao se transmet de maître à élève et en famille, et vit en tradition populaire dans plusieurs communes. Selon la Wikipédia en anglais, l'entraînement à la légèreté comprend des sauts vers un mur avec des poids aux mollets. La tradition attribue au légendaire Deng Liang dix-huit techniques de jambes de base ordonnées en une chaîne de 108 astuces.
Grades et progression
Nous n'avons pas trouvé dans les sources de système de grades propre au chuojiao. Le portail du patrimoine immatériel cite Song Junjie comme détenteur national, nous n'en avons trouvé aucun autre. La Wikipédia en anglais cite comme représentants actuels des branches familiales Zhang Shuanglong pour la famille Liu et Li Jiantao pour Raoyang.
Aujourd'hui
Le chuojiao figure depuis 2014 sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de Chine, dans le quatrième lot, comme élément VI-74 avec le numéro d'ordre 1305. Le candidat était le district de Taocheng, dans la ville de Hengshui. Le 25 mai 2024, Song Junjie a présenté le chuojiao de Raoyang lors d'une foire culturelle à Shenzhen, selon le Shenzhen Special Zone Daily pour la première fois dans l'histoire de la foire.
Le saviez-vous
Dans le roman Au bord de l'eau, le héros Wu Song, ivre, bat Jiang Menshen avec des coups de pied que le Shenzhen Special Zone Daily attribue au chuojiao. La famille Song appelle l'enchaînement shisan jiao un fossile vivant des arts martiaux chinois. Le style est aussi surnommé yuanyang tui, littéralement jambe des canards mandarins. Selon la Wikipédia en anglais, Hu Fengsan parcourut environ 500 kilomètres sous l'empereur Guangxu pour apprendre auprès des frères Duan.
Questions fréquentes
Que signifie chuojiao ?
Littéralement jambe piquante. Historiquement, le style s'appelait aussi zhiziquan, jingang chui ou tangzi tui, et on le surnomme jambe du nord.
D'où vient le chuojiao ?
Selon le portail national du patrimoine culturel immatériel de Chine, il dérive du Shaolin. La branche documentée de Raoyang commence toutefois avec Feng Keshan, qui enseigna à Raoyang (Hebei) sous l'empereur Jiaqing.
Le chuojiao figure-t-il sur la liste du patrimoine immatériel ?
Oui. Depuis 2014, il figure sur la liste nationale chinoise comme élément VI-74, le candidat étant le district de Taocheng (ville de Hengshui).
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