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Tomari-te

泊手

Courant historique du karaté d'Okinawa de Tomari, port aujourd'hui partie de Naha. Matsumora Kosaku passe pour rénovateur, que revendiquent Matsubayashi-ryu, écoles Shorin-ryu et Gohaku-kai.

Fiche Technique

Maîtres et personnalités
Pays d'origineJapon
RégionAsie
Objectif PrincipalPercussion
Niveau de contactSemi-contact
Système de ceinturesSans grades

Caractère et Origine

StatutHistorique
LignéeTraditionnel
Époque d'origineXIXe siècle

Organisation et Compétition

GradesNon
Statut olympiqueNon olympique

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsCentral
Coups de piedImportant
ProjectionsMarginal
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsMarginal
ArmesNon utilisé

Catalogues et Bases de données pour Tomari-te

👊 Base de données des techniques1 articles
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📖 Glossaire30 articles
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👥 Personnalités et maîtres2 articles
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À propos de Tomari-te

Le Tomari-te est l'une des trois lignées du karaté d'Okinawa et porte le nom de Tomari, jadis port de commerce du gouvernement royal de Shuri et aujourd'hui partie de la ville de Naha. Selon le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa, des étrangers déchargeaient leurs marchandises dans l'enceinte du temple Seigenji, des navires marchands chinois et coréens s'y échouaient parfois, et les habitants auraient appris l'art martial de combattants parmi les naufragés, d'où le Tomari-te si particulier, distinct de Shuri et de Naha. Funakoshi Gichin a aussi consigné la tradition d'un maître du sud de la Chine qui débarqua à Okinawa et enseigna à des hommes de Tomari.

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Selon le Centre et l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa, la lignée commence avec Teruya Kishin (1804–1864) et Uku Karyu (1800–1850), que le Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa) désigne comme ses initiateurs. Le rénovateur (chuko no so) est leur élève Matsumora Kosaku (1829–1898), fils aîné d'une famille noble de Tomari, qui reprit l'enseignement après Teruya et éleva le Tomari-te au point qu'on en parlait à côté du Shuri-te et du Naha-te. Avec Oyadomari Kokan et un maître de la famille Yamada, il formait les « trois grands de Tomari ». Son karaté fut repris par Motobu Choki, Kyan Chotoku et Iha, dont la lignée mène à Nakasone (1893–1983), seul successeur, qui refusa longtemps des élèves, d'où le nom de « main fantôme » donné au Tomari-te. Les sources divergent sur le sort de la lignée. L'encyclopédie Martial Arts of the World écrit que le Shuri-te a absorbé le Tomari-te. La préfecture, le Bureau du Cabinet et le Centre indiquent que le Matsubayashi-ryu en est issu et qu'il a fortement influencé les écoles Shorin-ryu. Nous n'avons pas trouvé de caractérisation technique du Tomari-te dans les sources officielles. Nous n'avons pas trouvé dans les sources de grades ni d'organisation propre pour le Tomari-te.

Histoire

Tomari se trouvait sur la côte près de Naha et servait de port de commerce au gouvernement royal de Shuri. Selon le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa, des étrangers déchargeaient leurs marchandises dans l'enceinte du temple Seigenji, des navires marchands chinois et coréens s'échouaient parfois sur la rive, et les habitants auraient pris l'art martial à des combattants parmi les naufragés, d'où naquit le Tomari-te si particulier. Funakoshi Gichin a consigné dans le Karate-do kyohan la tradition orale selon laquelle le maître de Gusukuma, Kanagusuku, Matsumura, Oyadomari, Yamada, Nakazato, Yamazato et Toguchi, tous de Tomari, était un Chinois du sud naufragé à Okinawa. L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) ajoute qu'il venait d'Annan, qui peut être le district de Fuzhou ou un ancien nom du Vietnam. La biographie de Matsumora sur le site du Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa) dit qu'il étudia auprès d'un Chinois vivant dans la grotte de Kaminuya, sur la plage de Tomari.

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Selon le Centre et l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa, le Tomari-te commence avec Teruya Kishin (1804–1864) et Uku Karyu (1800–1850), que le Bureau du Cabinet nomme initiateurs de la lignée. Matsumora Kosaku naquit à Tomari en 1829, fils aîné du noble de Tomari Matsumora Koten, étudia d'abord auprès d'Uku puis de Teruya, dont il reprit l'enseignement, et maîtrisa la plupart des kata du Tomari-te, dont Passai et Wanshu. Selon l'Association, Teruya lui enseignait à l'écart, dans une cour de cimetière près du temple Seigenji, les kata et les techniques de pivots, et lui inculqua le principe « il n'y a pas de première frappe en karaté » et cinq vertus. Matsumora mourut en novembre 1898, à 69 ans selon le Bureau du Cabinet et 70 selon l'Association. Avec Oyadomari Kokan (1827–1905) et un maître de la famille Yamada (1835–1905), on l'appelait l'un des « trois grands de Tomari » : Oyadomari excellait dans le jeu de jambes, Yamada dans l'endurcissement du corps. L'art de Matsumora passa à Motobu Choki, Kyan Chotoku et Iha (1873–1928), puis d'Iha à Nakasone (1893–1983). Kyan Chotoku (1870–1945) étudia auprès de Matsumura et d'Itosu de Shuri et d'Oyadomari de Tomari, et le Centre le relie aux deux lignées. Nagamine Shoshin (1907–1997), selon Green élève de Kyan, de Motobu Choki et d'Arakaki Ankichi, nomma en 1947 son école Matsubayashi-ryu d'après le caractère « matsu » des noms des deux rénovateurs, Matsumura et Matsumora. Nakasone, seul héritier de la lignée de Matsumora, refusa longtemps des élèves, d'où l'appellation de « main fantôme » donnée au Tomari-te selon l'Association, et son histoire comporte une lacune. Il ne le montra publiquement que le 26 novembre 1961, lors de la première démonstration de kobudo d'Okinawa au théâtre de Naha, et en 1976 il remit à son premier élève la plaque de dojo Matsumora-ha Shoshinkan.

Ce qui le distingue

Les sources divergent sur le sort du Tomari-te. L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) écrit que le Tomari-te fut d'abord reconnu comme système distinct, mais absorbé plus tard par le Shuri-te, surtout dans la forme d'Itosu. Le guide préfectoral du karaté scolaire, le Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa) et le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa indiquent au contraire que le Matsubayashi-ryu en est issu et qu'il a fortement influencé les écoles Shorin-ryu, et l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa parle de la « main fantôme », menacée de disparition après Nakasone. Deux grands maîtres figurent dans le Tomari-te et le Shuri-te : Kyan Chotoku étudia auprès de Matsumura, d'Itosu et d'Oyadomari, et Motobu Choki fut élève direct de Matsumura et héritier de Matsumora. Alors que le Shuri-te se développa parmi les fonctionnaires de la cour royale et le Naha-te dans le port avec le quartier chinois de Kume, les sources lient le Tomari-te aux naufragés du port de commerce. Les sources officielles ne décrivent aucune différence technique avec le Shuri-te et le Naha-te, et seul un article web de l'instructeur Matsubara Natsuho de 2020, source sans références, situe le Tomari-te « entre le Shuri-te et le Naha-te ».

Technique

Selon la biographie du site du Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa), Matsumora apprit la plupart des kata du Tomari-te, dont Passai et Wanshu, et sa première kata de base fut Naihanchi. L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) affirme que Rohai et Wansu furent reprises du Tomari-te dans le programme de Shuri, tandis qu'elle range Chinto, Passai et Kusanku dans le Shuri-te sans lien avec Tomari. L'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa cite parmi les kata du Matsubayashi-ryu, qui unit Shuri-te et Tomari-te, Tomari Passai, Wankan, Rohai, Wanshu, Chinto, Useishi et Kushanku de Chatan Yara, mais c'est une liste des kata de l'école, non un document prouvant qu'elles viennent toutes de Tomari. Nous n'avons pas trouvé dans les sources de lien entre la kata Chinto et le naufragé chinois. Funakoshi et Green rapportent la tradition du naufragé, mais ne relient pas le nom de la kata à lui. L'Association décrit Matsumora comme un maître du coup de poing et l'enseignement de Teruya comme des kata et des techniques de pivots et de changements nécessaires au combat réel. Nous n'avons pas trouvé de caractérisation du Tomari-te dans son ensemble, par exemple l'idée qu'il serait plus souple ou se situerait entre le Shuri-te et le Naha-te, dans les sources de la préfecture, du Bureau du Cabinet ou de l'encyclopédie.

Entraînement

Le Tomari-te se transmettait parmi les shizoku de Tomari, et le Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa) cite Oyadomari Kokan, Yamada et Matsumora Kosaku. Selon l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa, Teruya Kishin déplaça l'entraînement de Matsumora dans la cour de cimetière isolée près du temple Seigenji et lui enseigna les kata et techniques de pivots, la retenue, le principe « il n'y a pas de première frappe en karaté » et cinq vertus. Selon l'Association, Matsumora amenait ses élèves à penser par eux-mêmes. Son karaté passa à Motobu Choki, Kyan Chotoku et Iha, et la lignée d'Iha donna Nakasone et Kuba. Nakasone, seul successeur, refusa longtemps des élèves, ne montra le Tomari-te publiquement qu'en 1961 et remit en 1976 à son premier élève la plaque de dojo Matsumora-ha Shoshinkan. Kyan Chotoku enseigna hors de Tomari et son monument se trouve à Kadena depuis 1999, et Nagamine Shoshin unit le Tomari-te au Shuri-te dans le Matsubayashi-ryu (1947). Les sources n'indiquent pas de grades dans le Tomari-te.

Aujourd'hui

Plusieurs écoles se réclament aujourd'hui du Tomari-te. Selon le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa, le Matsubayashi-ryu de Nagamine Shoshin unit Shuri-te et Tomari-te, et le guide préfectoral du karaté scolaire le présente comme une école des deux lignées, nommée vers 1947. Selon le Centre, le Gohaku-kai (Okinawa Goju-ryu et Tomari-te Karatedo Association) hérite à la fois du Naha-te et du Tomari-te, et l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa le présente comme Gohaku-ryu. Aux monuments de Matsumora, le Centre cite comme écoles apparentées Matsubayashi-ryu, Shorin-ryu, Shorinji-ryu et Gohaku-ryu, et à celui de Kyan Chotoku (Kadena, 1999) Shuri-te, Tomari-te, Shorin-ryu et Shorinji-ryu. L'enquête préfectorale sur les dojo de 2022 ne classe pas par lignées, et les écoles du groupe Shorin-ryu, dont le Matsubayashi-ryu, y comptent 37 dojo sur 212. Matsumora est rappelé par un monument de 1983 dans le parc Shin-yashiki à Tomari, un relief derrière l'hôpital Itokazu, la grotte de Kaminuya, une tombe dans le village d'Onna et les ruines d'une maison à Nago. Le conseil municipal de Naha souligna en 2012, dans sa position sur la construction de la salle de karaté, que les trois grands « te », celui de Naha, de Shuri et de Tomari, se trouvent sur le territoire de l'actuelle Naha.

Le saviez-vous

Selon la biographie du petit-fils de Matsumora, Matsumura Kosho, citée par le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa, Matsumora maîtrisa à vingt ans à Tomari un samouraï de Satsuma à l'épée dégainée avec une serviette lestée d'une pierre nouée au bout, puis se retira dans le nord d'Okinawa, où près du rocher Fere, dans le village d'Onna, il aurait un jour renversé un brigand. Selon l'Association pour la promotion du karaté traditionnel d'Okinawa, on appelait le Tomari-te « main fantôme » parce que son unique héritier Nakasone n'enseigna longtemps à personne. En 1947, Nagamine Shoshin nomma son école Matsubayashi-ryu d'après le caractère « matsu » des noms de Matsumura et Matsumora, rénovateurs du Shuri-te et du Tomari-te. L'âge de Matsumora à sa mort est donné comme 69 ans (Bureau du Cabinet) ou 70 ans (Association).

Questions fréquentes

Le Tomari-te existe-t-il encore aujourd'hui ?

Pas comme école distincte, mais la préfecture d'Okinawa, le Bureau du Cabinet (politique d'Okinawa) et le Centre d'information sur le karaté d'Okinawa indiquent que le Matsubayashi-ryu en est issu et qu'il a influencé les écoles Shorin-ryu, et le Gohaku-kai se réclame du Naha-te et du Tomari-te. L'encyclopédie Martial Arts of the World écrit en revanche que le Shuri-te a absorbé le Tomari-te.

Qui était Matsumora Kosaku ?

Le rénovateur du Tomari-te (1829–1898), fils d'une famille noble de Tomari et élève d'Uku Karyu et de Teruya Kishin. Il maîtrisa la plupart des kata du Tomari-te, dont Passai et Wanshu, et son art passa à Motobu Choki et Kyan Chotoku. Il a un monument à Tomari depuis 1983.

En quoi le Tomari-te diffère-t-il du Shuri-te ?

Les sources officielles d'Okinawa distinguent les lignées par le lieu et les personnes, non par la technique. Le Shuri-te s'est développé parmi les fonctionnaires de la cour royale, le Tomari-te dans le port de commerce, où selon la tradition les habitants auraient pris l'art aux naufragés. Nous n'avons pas trouvé de caractérisation technique du Tomari-te dans les sources.

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