Tongbeiquan
通背拳Style du nord de la Chine aux frappes longues et rapides qui imite les bras du singe. La tradition pékinoise compte trois écoles et figure depuis 2014 sur la liste nationale.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
À propos de Tongbeiquan
Le tongbeiquan, littéralement le poing qui traverse le dos, est un style du nord de la Chine qui, selon le portail national du patrimoine culturel immatériel de Chine, se pratique beaucoup à Pékin. Il imite les bras longs et la vitesse du singe. Les frappes, rapides et de grande portée, doivent être lourdes, longues, froides et tranchantes. La force se libère dès le contact avec le vêtement de l'adversaire, et les cibles sont souvent les points d'acupuncture, les articulations et les tendons. La tradition pékinoise compte trois grandes écoles. Baiyuan, singe blanc, venue du Shandong, compte huit générations, Qijia, la famille Qi, venue du Hebei, en compte neuf, et Wuxing, les cinq éléments, cinq. Nous n'avons pas pu établir le fondateur ni l'année d'origine du style. L'entraînement repose sur les techniques isolées. La partie manuelle comprend 108 techniques de sanshou, 24 formes et plusieurs séries de six, et l'on s'exerce au poteau, au sac et à deux, chuanjia duilian. Les séries ne sont qu'un complément. Depuis 2014, le tongbeiquan figure sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de la Chine comme élément VI-73, avec l'arrondissement pékinois de Xicheng pour demandeur. Un élément distinct est le tongbei chanquan de Hongdong, au Shanxi, une autre tradition au nom proche.
Histoire
Selon le portail national du patrimoine culturel immatériel de Chine, le tongbeiquan fait partie des arts traditionnels très pratiqués à Pékin. La tradition pékinoise compte trois grandes écoles, chacune avec ses propres lignées. La branche Baiyuan, singe blanc, est venue du Shandong à Pékin et s'est répandue pendant huit générations autour de Niujie et de Guang'anmen. Sa lignée passe par Lu Yunqing jusqu'à Shi Hongsheng, puis à Ma Xiaohe et Zhang Wencheng. La branche Qijia, la famille Qi, est venue du Hebei et s'est développée pendant neuf générations dans les quartiers de Tianqiao et de Dongsi. Elle va de Qi Xinyu à Cui Jing et Wang Zhanchun en passant par Qi Taichang et Chen Qing. La plus jeune branche, Wuxing, les cinq éléments, compte cinq générations dans les arrondissements de Haidian et de Fengtai et va de Zhang Ce à Ma Xichun et Dong Xiusheng. Nous n'avons pas pu établir le fondateur ni l'année d'origine du style.
Ce qui le distingue
Le tongbeiquan partage avec le piguaquan les longues frappes fouettées. Le portail national indique que le piguaquan s'inspire du tongbeiquan, et d'après Wikipédia en anglais, le piguaquan unifié a repris des compétences des 24 formes du tongbeiquan. Le tongbeiquan de Pékin diffère du tongbei chanquan de Hongdong par son contenu et son origine. La tradition de Hongdong compte selon le portail 108 formes des poings dits mères et des ressemblances avec le taijiquan de la famille Chen, alors que le style pékinois repose sur des techniques de sanshou isolées et sur l'exercice à deux.
Technique
Selon le portail national, le tongbeiquan imite les bras longs et la vitesse du singe. Les frappes sont rapides et de grande portée et doivent répondre à quatre exigences : être lourdes, longues, froides et tranchantes. La force doit se libérer dès que la main atteint le vêtement de l'adversaire, et la technique combine mouvements durs et souples. Le style se distingue par l'attaque des points d'acupuncture, des sutures osseuses, des tendons et des articulations. La partie manuelle du tongbeiquan de Pékin comprend 108 techniques de sanshou, 24 formes, six séries de zongshou, six de tazhang, six de chaiquan et 24 pao. Parmi les armes, le portail cite la lance duanmen qiang, l'épée et le sabre Tiangang et douze bâtons.
Entraînement
L'entraînement repose sur la technique isolée, non sur les séries. Selon le portail national, les méthodes principales sont la répétition isolée des techniques de sanshou, le travail au poteau et les frappes sur le sac, et l'exercice à deux chuanjia duilian compte aussi. Les séries ne font que compléter. La technique se transmet oralement de maître à élève.
Grades et progression
Nous n'avons pas trouvé dans les sources de système de grades propre au tongbeiquan. Le portail national cite Li Zhanhua comme détenteur actuel de la tradition pékinoise. Parmi les figures historiques du style, il nomme Shi Hongsheng, Qi Xinyu, Qi Taichang, Ma Xichun, Zhang Ce et Dong Xiusheng.
Aujourd'hui
Depuis 2014, le tongbeiquan figure sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel de la Chine, dans le quatrième lot, comme élément VI-73 sous le numéro d'ordre 1304. Le demandeur était l'arrondissement pékinois de Xicheng et l'Association de wushu de Pékin protège le style. La liste comprend aussi un élément distinct, le tongbei chanquan du district de Hongdong, dans la province du Shanxi (VI-57, numéro 1140, troisième lot, 2011). C'est une autre tradition, que selon le portail Guo Yongfu a apportée à Hongdong sous l'empereur Qianlong et qui s'est transmise sur plus de dix générations.
Le saviez-vous
Le nom du style s'écrit en chinois avec les caractères 通背拳 et 通臂拳, ce qui se lit à la fois comme le poing qui traverse le dos et comme celui qui traverse les bras. À propos du piguaquan, le portail national parle de tongbiquan. Des séries portant le nom de tongbei se pratiquent aussi dans d'autres systèmes. Selon l'enseignant américain Nick Scrima, le système Mizong Luohan en compte trois de ce nom, une sans arme et deux à deux.
Questions fréquentes
Que signifie le nom tongbeiquan ?
Littéralement poing qui traverse le dos. En chinois, il s'écrit 通背拳 et 通臂拳, donc aussi poing qui traverse les bras. Le portail national décrit le style comme une imitation des bras longs et de la vitesse du singe.
Quelles sont les branches du tongbeiquan ?
La tradition pékinoise compte, selon le portail national, trois grandes écoles, Baiyuan (singe blanc) du Shandong, Qijia (famille Qi) du Hebei et Wuxing (cinq éléments).
Le tongbeiquan figure-t-il sur la liste du patrimoine immatériel ?
Oui. Depuis 2014, il figure sur la liste nationale de la Chine comme élément VI-73, le demandeur étant l'arrondissement pékinois de Xicheng. Le tongbei chanquan de Hongdong, au Shanxi (2011), est inscrit séparément.
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