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Tianjin Shuai Jiao

天津摔跤

Branche de Tianjin de la lutte chinoise, issue de l'une des quatre grandes villes de la lutte, pratiquée aujourd'hui par des clubs de lutte locaux.

Fiche Technique

Pays d'origineChine
RégionAsie
Objectif PrincipalCorps à corps
Niveau de contactPlein contact

Caractère et Origine

StatutVivant et organisé
LignéeTraditionnel
Époque d'origineXIXe siècle

Entraînement

TenueTenue traditionnelle
SparringPlein contact
Rôle des armesSans armes
Rôle des formesFormes facultatives

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants rares
Adapté aux seniorsAdapté avec aménagements
Exigence physique3/5
Risque de blessure2/5
Transfert vers la self-défense3/5
Bénéfice pour la condition physique4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

Format de compétitionFormes
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés10 000–100 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsCentral
Coups de piedImportant
ProjectionsMarginal
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsMarginal
ArmesImportant

À propos de Tianjin Shuai Jiao

Le shuai jiao de Tianjin est une branche urbaine de la lutte chinoise. Green le cite dans l'encyclopédie Martial Arts of the World parmi les formes locales de la lutte chinoise, aux côtés de la pékinoise, de celle de Baoding et de la mongole, mais ne le décrit pas techniquement. Le quotidien Renmin ribao classe Tianjin, avec Pékin, Baoding et Jinan, parmi les quatre grandes villes de la lutte. Nous n'avons trouvé dans les sources ni fondateur ni année d'origine, ni la branche sur une liste nationale ou municipale du patrimoine immatériel.

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Un article évalué par des pairs de Wang Xiaodong dans la revue Tiyu xuekan indique que les maîtres de Tianjin Zhang Kuiyuan et Bu Enfu ont appris auprès d'anciens lutteurs de l'unité de cour Shanpuying de la dynastie Qing. Wikipédia en chinois situe les débuts de la lutte dans la ville à l'époque où, la quatrième année du règne de Yongle, furent créées les garnisons Ming de Tianjin et où les soldats y luttaient, et écrit qu'après la chute des Qing d'anciens lutteurs de cour sont aussi venus en ville. Selon Wikipédia en chinois, la lutte de Tianjin se situe entre celle de Pékin et celle de Baoding, elle est rude et impétueuse et se distingue par les frappes de l'avant-bras. Selon elle, les règles permettent de saisir la veste, la ceinture et tout le corps, mais interdisent la prise à l'entrejambe, de tirer sur le pantalon, les frappes et les clés contre l'articulation. L'agence Xinhua a décrit en 2026 un parc de lutte dans l'arrondissement de Hongqiao, où le club Jinyou s'entraînait depuis 2003 sur un cercle de sable sous trois arbres. En 2025, le lieu a été aménagé lors de la rénovation de la ville et ouvert comme un petit parc avec des gradins. Selon le quotidien Renmin ribao, le club se réunit dans l'arrondissement de Hongqiao chaque dimanche matin, sauf par grand froid et mauvais temps.

Histoire

Un article évalué par des pairs de Wang Xiaodong dans la revue Tiyu xuekan, datant de 2015, indique que les maîtres modernes de la lutte, dont les maîtres de Tianjin Zhang Kuiyuan et Bu Enfu, ont appris auprès d'anciens lutteurs de l'unité Shanpuying, et que grâce à cela Pékin, Baoding, Tianjin et Jinan sont devenues les quatre grandes villes de la lutte. Seule Wikipédia en chinois donne une histoire plus détaillée.

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Selon elle, on luttait dans la ville depuis l'époque où, la quatrième année du règne de Yongle de la dynastie Ming, furent créées les garnisons de Tianjin, et la lutte de Tianjin s'est développée en combinant les prises et les projections du combat Ming appelé shoubo. Selon elle, après la chute de la dynastie Qing, une partie des anciens lutteurs de cour est venue à Tianjin et s'est jointe aux écoles locales d'arts martiaux. Selon elle, dans les premières années de la république, de nombreux lieux de lutte sont apparus dans la ville, dont un dans le quartier de Sanbuguan. Wikipédia cite parmi les maîtres des années vingt et trente Mu Xiangkui, Liu Shaozeng et Bu Enfu, et pour les années trente et quarante le quatuor Zhang Liansheng, Zhang Kuiyuan, Zhang Hongyu et Zhang Henian, appelé les quatre grands Zhang. En 1953, selon elle, Tianjin a fondé sa première équipe de lutte avec l'entraîneur Zhang Hongyu, et en 1959 la ville a remporté la compétition par équipes aux premiers Jeux nationaux.

Ce qui le distingue

Green range la lutte de Tianjin parmi les formes locales de la lutte chinoise, avec la pékinoise, celle de Baoding et la mongole, mais n'indique pas de différences techniques. Selon Wikipédia en chinois, la lutte de Pékin travaille en petite posture et en apparence lentement, celle de Baoding en grande posture et vite, et celle de Tianjin se situe entre les deux. Selon elle, elle est plus rude et plus impétueuse et se distingue par les frappes de l'avant-bras, comme les styles de poing de Tianjin tels que le bajiquan ou le pigua zhang. Wikipédia se contredit toutefois sur un point. La version anglaise attribue les clés qinna à la branche de Tianjin, la chinoise à celle de Pékin, et d'après ses règles, les clés contre l'articulation sont interdites dans la lutte de Tianjin.

Technique

Les sources de plus grande fiabilité ne décrivent pas la technique de Tianjin, seules Wikipédia et la presse le font. Wikipédia en chinois écrit que la lutte de Tianjin se situe entre celle de Pékin et celle de Baoding, que les mouvements sont très rudes et impétueux et qu'elle excelle aux frappes d'avant-bras. Ailleurs, elle la décrit comme un style rapide et incisif, fondé sur la force et la technique, qui se distingue par la réaction rapide, l'explosivité et l'art d'utiliser la force de l'adversaire. Wikipédia en anglais, sans source, parle de mouvements circulaires, d'un jeu de jambes qui frappe l'adversaire du pied et le déséquilibre, de clés qinna, de coudes et d'avant-bras en garde comme en frappe. L'agence Xinhua cite, dans un reportage de Tianjin, le dicton voulant que les mains sont deux portes mais on gagne avec les pieds, qui exprime la coordination des mains et des pieds.

Entraînement

Sur l'entraînement de la branche de Tianjin, nous n'avons rien trouvé de distinct dans les sources les plus fiables. Wikipédia en chinois indique que les luttes de Pékin, de Tianjin et de Baoding partagent un même entraînement de base, avec des exercices individuels de croc-en-jambe et des accessoires, dont des bâtons, des ceintures de cuir, des sacs de sable, des cordes et des cadenas de pierre. Selon elle, les lutteurs portent la veste dalian en plusieurs couches de coton matelassé, une ceinture, un pantalon long et de hautes bottes en caoutchouc à semelle souple.

Compétition

Seule Wikipédia en chinois décrit les règles de la lutte de Tianjin. Selon elle, on peut saisir la veste, la ceinture et tout le corps, mais la prise à l'entrejambe, le fait de tirer sur le pantalon, les frappes et les clés contre l'articulation sont interdits, et qui touche le sol en trois points perd. Le quotidien Renmin ribao a décrit en 2026 que le club Jinyou tient chaque dimanche matin une rencontre de lutte, sauf par grand froid, pluie et neige. Arbitres et commentateurs sont les membres eux-mêmes, et les combats populaires n'ont pas de catégories de poids.

Aujourd'hui

L'agence Xinhua a décrit en août 2026 un parc de lutte dans l'arrondissement de Hongqiao, qui selon elle renoue avec l'ancienne tradition de Tianjin des repaires de lutte appelés jiaowozi. Le club Jinyou s'est installé en 2003 dans un lieu appelé Xiaoxiguan, où un cercle de sable a vu le jour sous trois arbres. En 2025, le lieu a été aménagé lors de la rénovation de la ville avec un revêtement en plastique et des gradins, et ouvert comme un petit parc. Wikipédia en chinois indique que la lutte populaire à Tianjin est plutôt en recul ces dernières années, mais que plusieurs salles et clubs continuent de s'entraîner et de se produire.

Le saviez-vous

Selon l'agence Xinhua, la lutte dans le parc de Hongqiao comprend un commentateur qui explique les prises en dialecte de Tianjin, à la manière du dialogue de combat wuxiangsheng, et l'agence y voit quelque chose de typique de Tianjin. Le quotidien Renmin ribao rappelle que l'écrivain Feng Jicai a écrit sur un maître de lutte du lieu tianjinois de Sanchahekou la nouvelle Yi zhen feng du recueil Sushi qiren. Le nom familier du nord pour la lutte chinoise est, selon Xinhua, liaojiao.

Questions fréquentes

Qui a fondé le shuai jiao de Tianjin ?

Nous n'avons trouvé dans les sources ni fondateur ni année d'origine. Un article évalué par des pairs de Wang Xiaodong indique que les maîtres de Tianjin Zhang Kuiyuan et Bu Enfu ont appris auprès d'anciens lutteurs de cour de la dynastie Qing.

En quoi la lutte de Tianjin diffère-t-elle de celle de Pékin ?

Selon Wikipédia en chinois, elle se situe entre Pékin et Baoding, est plus rude et impétueuse et se distingue par les frappes d'avant-bras. Green ne donne pas de différences techniques.

Où lutte-t-on aujourd'hui à Tianjin ?

L'agence Xinhua a écrit en 2026 sur un parc de lutte dans l'arrondissement de Hongqiao, et le quotidien Renmin ribao sur les rencontres de lutte dominicales du club Jinyou dans le même arrondissement.

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