ImpakuImpaku

Subak

수박

Art martial coréen sans arme fondé sur des frappes de la main, attesté dans les annales de Goryeo et de Joseon comme compétition et épreuve militaire. Son lien avec le taekwondo est discuté.

Fiche Technique

Pays d'origineCorée du Sud
RégionAsie
Objectif PrincipalPercussion
Niveau de contactPlein contact
Système de ceinturesSans grades

Caractère et Origine

StatutHistorique
LignéeCodifié comme sport
Époque d'origineAntiquité

Entraînement

TenueAucune tenue particulière
Rôle des armesSans armes
Rôle des formesFormes facultatives

Pour qui

Programmes enfantsPas de cours enfants
Exigence physique3/5
Risque de blessure2/5
Transfert vers la self-défense2/5
Bénéfice pour la condition physique4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

GradesNon
Format de compétitionSans compétition
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimésMoins de 10 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsImportant
Coups de piedCentral
ProjectionsMarginal
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesNon utilisé

À propos de Subak

Selon l'Encyclopédie de la culture coréenne, le subak est un art martial traditionnel coréen sans arme, où l'on attaque surtout avec les mains. Les sources historiques le consignent comme la compétition subakhui : le Goryeosa note pour l'an 1170 que le roi ordonna aux fonctionnaires militaires une telle compétition, et les annales de la dynastie Joseon le mentionnent au XVe siècle lors de fêtes et de la sélection des soldats.

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Green (2001) indique que les Coréens appelaient subak, en chinois shoubo, les arts de frappe chinois et ont conservé le terme jusqu'au XVe siècle. L'Encyclopédie de la culture coréenne juge possible que les peintures murales des tombes de Goguryeo du IVe siècle représentent le subak ou le taekkyeon, tandis que Green qualifie une telle interprétation de conjecture. Le lien avec les arts actuels est discuté. Dans son article sur le taekwondo, l'Encyclopédie de la culture coréenne range le subak parmi les arts traditionnels dont est issu le taekwondo. Green écrit à un endroit qu'il s'agit d'une synthèse de taekkyeon et de subak et ailleurs d'un taekwondo fondé surtout sur le karaté japonais. L'Encyclopédie de la culture coréenne indique que le subak est décrit dans le manuel Muyedobotongji de 1790, et Green écrit que le chapitre sur le kwonbop, que certaines sources coréennes considèrent comme une illustration du subak, a été repris surtout du manuel de Qi Jiguang.

Histoire

Le Goryeosa note qu'en 1170, sur la route de Bohyeonwon, le roi Uijong ordonna aux fonctionnaires militaires la compétition obyeong subakhui et que le soir même Yi Go et Yi Uibang provoquèrent un coup d'État. Selon la même chronique, le général Yi Soeung perdit la compétition et s'enfuit, Han Roe le frappa au visage et Yi Soeung tomba dans l'escalier. Selon le Goryeosa, Yi Uimin fut promu par le roi pour son art du subak, et Choe Chungheon faisait concourir des hommes forts et nommait les vainqueurs aux fonctions de gyowi ou de daejeong. Selon la chronique, le roi assista aussi à des compétitions de subakhui en 1342 et 1343. Green indique qu'avant la chronique Goryeosa de 1451 il n'existe pas de rapports suffisants sur les arts martiaux coréens.

Ce qui le distingue

L'Encyclopédie de la culture coréenne indique que le subak repose sur les frappes de la main, le taekkyeon sur le travail des jambes, et Green écrit qu'à l'époque de Goryeo étaient populaires le taekkyeon axé sur les coups de pied et le subak axé sur les poings. L'article de la même encyclopédie sur le taekkyeon juge contestée sa dérivation du subak, car l'écriture des deux termes ne concorde pas et un long écart de temps les sépare. Comme preuve possible d'un lien, il cite le Jaemulbo, qui note à propos du subak et du combat kakryeok qu'on l'appelle maintenant takgyeon.

Technique

L'Encyclopédie de la culture coréenne donne d'autres noms, subyeokchigi et subyeokta, et selon elle le nom est peut-être lié au mot pour les paumes, car l'entraînement commence par le choc des paumes. Selon le Muyedobotongji, le subak comptait, d'après l'encyclopédie, 25 techniques du corps, des mains et des jambes, dix techniques secrètes et des frappes de points faisant évanouir ou étourdir l'adversaire. Dans l'article sur le taekkyeon, Green mentionne le subakhi, compétition de frappes de la main spécialisée dans les techniques de mains et de poings. L'encyclopédie cite aussi le Dongguk yeoji seungnam, selon lequel attaque et défense alternaient autrefois naturellement en diverses positions, mais plus tard une seule pose fut tenue et la compétition devint simple imitation.

Grades et progression

Les annales de Joseon indiquent que lors de la sélection des gardes en 1411 furent admis tous ceux qui avaient battu trois adversaires ou plus au subakhui. Selon le Yukjeon, cité en 1443, un garde à pied appartenait à la classe supérieure s'il battait quatre adversaires et à la classe moyenne s'il en battait trois. En 1467, le roi ordonna d'envoyer les gens qui excellent à la course, par la force ou au subak, quelle que soit leur origine.

Compétition

Les annales de Joseon notent des compétitions de subak lors des fêtes de Gyeonghoeru et de Mohwaru en 1416 et 1419, où les vainqueurs recevaient de la toile, du riz et des haricots. En 1419, plus de 50 bons combattants furent choisis à l'avance et Choe Jungi battit six adversaires. L'Encyclopédie de la culture coréenne indique que sous Joseon le subak se disputait lors des revues militaires et, dans le peuple, à la fête de Baekjung du septième mois à Jakji près de Yeonsan, où venaient des combattants des provinces de Chungcheong et de Jeolla. Les sources n'indiquent pas les règles de la compétition et ne consignent que le nombre d'adversaires battus.

Aujourd'hui

L'Encyclopédie de la culture coréenne indique que le subak était considéré comme disparu, que Shin Han-seung, détenteur de la tradition du taekkyeon, a cherché sa lignée et que, depuis la mort de Shin en 1987, son élève Yuk Tae-an le présente au public. Green écrit qu'en 1959, la fusion des associations de kongsudo et de tangsudo a donné naissance à la Subakdo Association, dirigée par Hwang Ki et opposée à la Korea Taekwondo Association. Kim Jong-Kil (2018) indique que Hwang Ki, selon ses propres dires, a découvert le Muyedobotongji en 1957. Cho, Moenig et Nam indiquent dans Acta Koreana (2012) que la plus ancienne preuve du taekkyeon date du début du XVIIIe siècle.

Le saviez-vous

Les annales de Joseon notent que le moine Haeyeon se distingua par sa force dans la compétition de 1419 et reçut donc l'ordre de laisser pousser ses cheveux et de revenir à la vie séculière. Le Goryeosa indique que Du Gyeongseung refusa de pratiquer le subak parce que son beau-père, le général Mun Yubo, avait dit que le subak est un art vil qui ne convient pas aux hommes forts.

Questions fréquentes

Le subak est-il un ancêtre du taekwondo ?

Les sources divergent. L'Encyclopédie de la culture coréenne le range parmi les ancêtres du taekwondo, et Green écrit une fois qu'il s'agit d'une synthèse de taekkyeon et de subak et ailleurs d'un taekwondo fondé surtout sur le karaté japonais.

Où le subak est-il attesté ?

Dans la chronique Goryeosa dès 1170 et dans les annales de la dynastie Joseon au XVe siècle, où il apparaît comme compétition lors de fêtes et épreuve de sélection des soldats.

Quelle est la différence entre le subak et le taekkyeon ?

L'Encyclopédie de la culture coréenne indique que le subak part des frappes de la main, le taekkyeon du travail des jambes. Elle juge contestée la dérivation du taekkyeon du subak.

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