Kalaripayattu du Nord
Style du nord du kalaripayattu. Selon Zarrilli, c'est ainsi qu'on a appelé après 1958 l'art du Kerala lui-même, par opposition aux formes tamoules du style du sud.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Kalaripayattu du Nord
À propos de Kalaripayattu du Nord
Le style du nord du kalaripayattu, que Wikipédia en anglais et le site touristique du gouvernement du Kerala appellent vadakkan kalari, n'est pas une école distincte avec un fondateur. Phillip Zarrilli écrit dans l'encyclopédie des arts martiaux de Green qu'après la fondation de la Kerala Kalaripayattu Association en 1958, on a appelé les formes tamoules style du sud et le kalaripayattu lui-même, conservé surtout dans le centre et le nord du Kerala, style du nord. Sous la domination britannique, l'art n'a survécu selon lui que chez quelques maîtres, surtout dans le nord. L'association reconnaît aujourd'hui trois styles, du nord, du centre et du sud, mais lors des compétitions elle proclame des vainqueurs dans deux, celui du nord et celui du sud.
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La description de l'entraînement chez Zarrilli concerne surtout le style du nord. Après l'initiation cérémonielle et le salut au maître, le gurukkal, l'élève s'huile le corps et pratique des postures, des coups de pied, des pas, des sauts et des exercices de jambes en enchaînements toujours plus complexes à travers le kalari. L'essentiel est de maîtriser les postures de base nommées d'après des animaux, par exemple l'éléphant, le cheval et le lion, que Zarrilli compare aux asanas du yoga, et les pas qui relient les postures, si bien que le corps, selon lui, coule comme une rivière. Selon Zarrilli, le maître C. Mohammed Sherif enseigne dix-huit attaques de base sans arme et douze manières de parer, qui faisaient traditionnellement partie d'au moins certains styles du nord du Kerala. Le kalari du style du nord est un bâtiment, idéalement dans une fosse creusée au sol, alors que le style du sud se pratique en plein air ou dans des enclos non couverts. Selon l'encyclopédie de Green, les maîtres du nord n'enseignent qu'à l'intérieur et la nuit pour des raisons éthiques, et le bâtiment peut aussi leur servir de cabinet de médecine traditionnelle. Le style du nord s'appuie sur l'ayurvéda, celui du sud sur la médecine siddha.
Histoire
Dans l'encyclopédie de Green Martial Arts of the World, Phillip Zarrilli décrit la naissance de l'appellation style du nord. En 1958 a été fondée la Kerala Kalaripayattu Association, membre du Kerala State Sports Council. Depuis, on appelle les formes tamoules style du sud du kalaripayattu et le kalaripayattu lui-même, conservé surtout dans le centre et le nord du Kerala, style du nord. Sous la domination britannique, l'art n'a survécu, selon Zarrilli, que chez quelques maîtres dans des régions dispersées du Kerala, surtout au nord. Zarrilli ne cite ni fondateur ni année d'origine du style du nord, il décrit seulement la naissance de son appellation. La tradition orale et écrite attribue la fondation du premier kalari et des lignées de maîtres au guerrier et sage Parasurama. Un article de V. M. Maneesh dans l'International Journal of Yogic, Human Movement and Sports Sciences (2023) présente Parasurama, selon la légende, directement comme fondateur du style du nord.
Ce qui le distingue
Selon l'encyclopédie de Green, le kalari du style du nord est un bâtiment, idéalement enfoncé dans une fosse, alors que le style du sud utilise des espaces extérieurs, par exemple des fosses ou un endroit ombragé derrière la maison du maître. Le style du nord s'appuie sur l'ayurveda, le style du sud, c'est-à-dire les formes tamoules de varma ati, dérive du sage Agasthya et s'appuie sur la médecine siddha. Zarrilli décrit aussi un style du centre, qui ajoute des techniques exécutées à l'intérieur de dessins en farine de riz sur le sol et des pas enseignés selon un schéma de cinq cercles. L'article de V. M. Maneesh (2023) indique qu'il existe aujourd'hui trois styles dans le style du nord : Arappukai, Vatten thirippu et Pilla thangi. Zarrilli cite parmi les lignées historiques du kalaripayattu, entre autres, Arappukai, Pillatanni et Vatten Tirippu, mais ne les rattache pas au style du nord.
Technique
Le plus important dans le style du nord est, selon Zarrilli, la maîtrise des postures de base portant des noms d'animaux, par exemple l'éléphant, le cheval et le lion, qu'il compare aux asan du yoga, et des pas qui relient les postures, de sorte que le corps coule comme une rivière. Le maître C. Mohammed Sherif enseigne dix-huit attaques de base sans arme et douze façons de parer, qui faisaient traditionnellement partie, selon Zarrilli, d'au moins certains styles du nord du Kerala. Wikipédia en anglais décrit le style du nord comme un style pratiqué surtout dans la région du Malabar, généralement considéré comme la forme originelle du kalaripayattu, qui met l'accent sur les mouvements souples, les esquives, les sauts et l'entraînement aux armes.
Entraînement
Selon Zarrilli, après l'initiation cérémonielle et le salut au gurukkal, l'élève du style du nord s'enduit le corps d'huile et pratique exercices préparatoires du corps, postures, coups de pied, pas, sauts et exercices de jambes, en séquences toujours plus complexes, dans les deux sens à travers le kalari. L'encyclopédie de Green indique que les maîtres du nord, par scrupule éthique, de peur qu'un art dangereux soit détourné, n'enseignent qu'à l'intérieur et la nuit, et que le bâtiment du kalari peut aussi leur servir de cabinet de médecine traditionnelle. L'article de V. M. Maneesh (2023) décrit vaythari, ordres oraux rythmiques du maître, qui selon lui servent dans les trois premiers domaines du style du nord. Selon Wikipédia en anglais, à propos du kalaripayattu en général, la plupart des kalari commencent les armes après trois à six mois et certains n'autorisent qu'une arme par an. Zarrilli écrit en revanche que les armes de combat en métal ne viennent qu'après plusieurs années.
Grades et progression
La progression dans la lignée du nord Arappukai est décrite par l'article de V. M. Maneesh (2023) : meythari, entraînement du corps, kolthari, armes en bois kettukari, mucchan ou cheruvadi et otta, ankathari, armes en métal, et enfin verumkai, le combat sans arme, qui ne suit plus les ordres oraux. Zarrilli confirme l'ordre corps, bois et métal, mais selon lui le combat sans arme s'apprend déjà par otta et dans le cadre de l'entraînement avancé.
Aujourd'hui
Selon Zarrilli, la Kerala Kalaripayattu Association reconnaît trois styles, mais aux compétitions annuelles de district et d'État en formes, elle proclame des vainqueurs généraux dans deux styles, du nord et du sud. Les communiqués de presse du gouvernement sur les jeux Khelo India citent seulement le kalaripayattu sans distinguer les styles, et nous n'avons pas trouvé de preuve distincte du style du nord ces dernières années.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le style du nord du kalaripayattu ?
Selon Phillip Zarrilli, l'appellation qui s'est imposée après 1958 pour le kalaripayattu du Kerala lui-même, par opposition aux formes tamoules appelées style du sud.
En quoi le style du nord et le style du sud du kalaripayattu diffèrent-ils ?
Le style du nord se pratique dans le bâtiment du kalari et s'appuie sur l'ayurvéda. Le style du sud se pratique en plein air, dérive du sage Agasthya et s'appuie sur la médecine siddha.
Qu'est-ce qui compte le plus dans le style du nord ?
Selon Zarrilli, la maîtrise des postures de base nommées d'après des animaux et des pas qui les relient, pour que le corps coule comme une rivière.
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