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Escrime de George Silver

Doctrine anglaise du combat d'après les écrits de George Silver vers 1600. Elle oppose l'épée courte à la rapière et distingue les vrais et les faux temps.

Fiche Technique

Pays d'origineRoyaume-Uni
RégionEurope
Objectif PrincipalArmes

Caractère et Origine

StatutReconstitué
LignéeTraditionnel
Époque d'origineÉpoque moderne

Entraînement

TenueÉquipement de protection
Rôle des armesArmes au cœur
Rôle des formesFormes facultatives

Pour qui

Programmes enfantsPas de cours enfants
Adapté aux seniorsAdapté aux seniors
Exigence physique2/5
Risque de blessure2/5
Transfert vers la self-défense1/5
Bénéfice pour la condition physique3/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

Format de compétitionSans compétition
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimésMoins de 10 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsNon utilisé
Coups de piedNon utilisé
ProjectionsNon utilisé
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesCentral

Catalogues et Bases de données pour Escrime de George Silver

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À propos de Escrime de George Silver

L'escrime de George Silver est une doctrine anglaise du combat que George Silver a décrite dans l'ouvrage Paradoxes of Defence, imprimé à Londres en 1599, et dans le manuscrit Bref Instructions. Sur la page de titre, Silver se désigne comme gentleman. Le titre du livre affirme que les vrais fondements du combat résident dans les armes courtes anciennes et que l'épée courte l'emporte sur l'épée longue ou la longue rapière. L'ouvrage vise les maîtres italiens de la rapière, qui, selon Silver, enseignaient à la cour, à Londres et à la campagne depuis sept ou huit ans. Le Dictionary of National Biography indique que Silver tenait l'épée courte pour l'arme nationale des Anglais. Silver et son frère Toby, d'après le récit de Silver, ont défié les maîtres italiens à un combat avec de nombreuses armes, et ceux-ci ne se sont pas présentés. Silver distingue quatre vrais temps et quatre faux temps et décrit dans Bref Instructions quatre fondements et quatre gouverneurs du combat. Le manuscrit n'a été imprimé qu'en 1898, dans une édition préparée par Cyril G. R. Matthey. La Wikipédia en anglais mentionne plusieurs éditions modernes des écrits de Silver des années 1972 à 2008.

Histoire

Le traité Paradoxes of Defence parut en 1599 à Londres, et sa page de titre porte London, Printed for Edward Blount. 1599. Le titre complet affirme que les vrais fondements du combat résident dans les armes courtes anciennes et que l'épée courte l'emporte sur l'épée longue ou la longue rapière, et promet de montrer la faiblesse et l'imperfection du combat à la rapière. La dédicace s'adresse au comte d'Essex (Robert Devereux, deuxième comte d'Essex), qui, selon le Dictionary of National Biography, était le protecteur du maître italien qu'était Vincentio Saviolo. L'éditeur Cyril G. R. Matthey a décrit le livre comme un petit volume in-quarto avec trois gravures sur bois.

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Silver écrit que les Italiens Vincentio et Ieronimo enseignèrent le combat à la rapière à la cour, à Londres et à la campagne pendant environ sept ou huit ans. Selon son récit, lui et son frère Toby Silver les défièrent à un combat avec de nombreuses armes sur un échafaud à Bell Sauage, affichèrent de Southwark à Westminster cent à cent vingt défis, et les Italiens ne vinrent pas sur place. Parmi les armes, il cite entre autres la rapière simple, la rapière et la dague, l'épée et le bouclier, l'épée à deux mains, le bâton, la hache d'armes et la pique. Il mentionne aussi un Italien qu'il appelle Signior Rocco et qui enseignait dans sa maison à Blackfriars. Le DNB indique que Silver tenait l'épée courte pour l'arme nationale des Anglais et méprisait la faveur dont jouissait le livre Practice (1595), écrit par Vincentio Saviolo. Le DNB dit de sa vie qu'il était actif vers 1599, et cite l'acte de mariage de George Silver, gentleman, avec Mary Heydon dans l'église St. Clement Danes le 24 mars 1580 (selon le calcul de l'année d'alors, 1579). Le second écrit, Bref Instructions vpo my Pradoxes of Defence, s'est conservé dans le manuscrit Sloane MS. 376 au British Museum et n'a pas été imprimé du vivant de Silver. D'après Matthey, le manuscrit fut découvert vers 1890 par un certain W. London, et la copie qu'il fit fut reprise plus tard par le capitaine Alfred Hutton. Il fut imprimé pour la première fois en 1898 dans le livre The Works of George Silver. Matthey l'a daté de 1599 entre crochets. Le texte s'adresse à la nation toujours victorieuse de Grande-Bretagne, et la Wikipédia en anglais en déduit une rédaction au plus tôt à la fin de 1604.

Technique

Silver distingue huit temps, quatre vrais et quatre faux. Les vrais sont le temps de la main, de la main et du corps, de la main, du corps et du pied et de la main, du corps et des pieds. Les faux commencent par le pied : le temps du pied, du pied et du corps, du pied, du corps et de la main et des pieds, du corps et de la main. Dans Bref Instructions, il nomme quatre fondements du vrai combat dans toutes les armes, qu'il appelle grounds : Judgment, Distance, Tyme et Place. Selon lui, le jugement permet de maintenir la distance, la distance de gagner le temps et le temps de gagner sûrement la place de l'adversaire. Il appelle les gouverneurs Judgment, Measure et, en troisième et quatrième, twyfold mynd, c'est-à-dire un esprit qui, en avançant sur l'adversaire, compte aussi avec la retraite. D'après le titre du manuscrit dans Paradoxes, les gouverneurs manquent et sans leur connaissance nul ne peut combattre sûrement.

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Contre la rapière, Silver affirme qu'il n'y a pas de défense sûre et que l'épée courte a un grand avantage sur une longue rapière de n'importe quelle longueur. Selon lui, les maîtres de rapière n'ont jamais fixé la bonne longueur des armes. Une rapière trop longue ne peut se dégager à temps de la liaison autrement qu'en reculant, et un pas est toujours plus lent que le temps de la main. Chacun doit avoir une arme adaptée à sa stature. La bonne longueur d'une épée à deux mains est, selon lui, une lame aussi longue que celle d'une épée à une main. Tzouriadis et Deacon (Acta Periodica Duellatorum, 2020) citent la phrase de Silver selon laquelle la vraie défense doit être cherchée dans les épées courtes, les bâtons courts, les demi-piques, les pertuisanes, les glaives et autres armes semblables. Ils ajoutent que Silver préférait les armes d'hast comme la hache, la hallebarde et le bill à l'épée à deux mains, à l'épée avec rondache, avec bouclier, avec dague et à la rapière avec dague. Bref Instructions comporte un chapitre distinct sur le combat au backsword, auquel renvoie le chapitre sur l'épée et la dague. En 1898, Matthey jugeait l'ouvrage probablement le plus ancien, au moins en anglais, à enseigner la parade et la riposte, et Silver le premier à attacher de l'importance à l'usage offensif de la poignée. La Wikipédia en anglais indique que Silver ne recommandait pas la fente mais un pas à distance avec un saut en arrière immédiat, et qu'il voulait aussi bien la taille que le coup d'estoc. Selon elle, il qualifiait l'interdiction anglaise du coup d'estoc de mauvais ordre ou coutume.

Grades et progression

Silver ne décrit aucun grade dans ses écrits, et la Wikipédia en anglais le qualifie de gentleman, non de maître d'escrime professionnel. Green (Martial Arts of the World, 2001) indique que les corporations d'escrime anglaises avaient quatre grades, scholar, free-scholar, provost et master. Selon lui, les élèves progressaient par des combats d'épreuve publics avec des armes émoussées, appelés Playing the Prize, généralement à l'épée longue, au backsword, au bâton et à l'épée et à la rondache. Selon Green, Silver et son frère Toby, comme beaucoup de maîtres de défense de leur époque, enseignaient aussi la lutte, le désarmement, le combat à la dague, l'épée à deux mains, le bâton et les armes d'hast.

Aujourd'hui

Green indique qu'aucune véritable école de maîtres de défense ne s'est conservée et qu'il n'existe pas de ligne directe avec l'enseignement historique. Les passionnés qui étudient les écrits des maîtres et s'entraînent avec des répliques d'armes renouvellent toutefois lentement cet héritage, selon lui. Matthey publia Bref Instructions en 1898 expressément comme conseil pratique pour les escrimeurs et les officiers d'infanterie et estimait qu'on pouvait l'utiliser presque sans changement avec l'épée moderne de l'époque. La Wikipédia en anglais mentionne des éditions modernes, dont Three Elizabethan Fencing Manuals (James Louis Jackson, 1972), English Swordsmanship: The True Fight of George Silver (Stephen Hand, 2006) et Master of Defence: The Works of George Silver (Paul Wagner, 2008).

Le saviez-vous

Selon Matthey, le capitaine Alfred Hutton a fondé sur Bref Instructions l'article Sword Fighting and Sword Play dans la revue The Indian Fencing Review de janvier 1897 et, le 25 septembre 1897, il a présenté les prises de Silver au club Whitton Park. Le DNB indique que le manuscrit de Silver fut vendu en 1870 à la vente aux enchères d'une collection dont le propriétaire était Sir Samuel Rush Meyrick. Le manuscrit Paradoxes, probablement un exemplaire de dédicace pour le comte d'Essex, fut acheté par le British Museum en 1892 à la vente de manuscrits que possédait Edwin H. Laurence.

Questions fréquentes

Qui était George Silver ?

Un auteur anglais d'écrits sur l'escrime qui se désigne comme gentleman sur la page de titre du livre Paradoxes of Defence (1599). Le Dictionary of National Biography indique qu'il était actif vers 1599 et tenait l'épée courte pour l'arme nationale des Anglais.

Quels sont les temps vrais et faux de Silver ?

Silver distingue quatre temps vrais et quatre faux. Les vrais commencent par la main : temps de la main, main et corps, main, corps et pied, main, corps et pieds. Les faux commencent par le pied.

Pourquoi Silver rejetait-il la rapière ?

Selon Paradoxes of Defence, il n'y a pas de défense sûre dans la rapière. Une rapière trop longue ne peut, selon Silver, se dégager à temps de la liaison autrement qu'en reculant, et un pas est toujours plus lent que le temps de la main. Il cherchait la vraie défense dans les épées courtes, les bâtons courts et les armes d'hast.

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