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Capoeira

Capoeira

Art afro-brésilien entre combat et danse. Deux joueurs jouent dans un cercle (roda) avec chant et berimbau, la technique repose sur la ginga, les coups de pied et les esquives.

Fiche Technique

Maîtres et personnalités
Pays d'origineBrésil
RégionAmérique du Sud
Objectif PrincipalMixte
Niveau de contactContact léger
Système de ceinturesCeintures d'étoffe

Caractère et Origine

StatutVivant et organisé
LignéePopulaire
Époque d'origineXIXe siècle

Entraînement

TenueTenue traditionnelle
SparringContact léger
Fréquence habituelle2 × par semaine
Premier grade en12 mois

Pour qui

Âge minimum habituel5 ans
Adapté aux seniorsAdapté avec aménagements
Exigence physique3/5
Risque de blessure2/5
Transfert vers la self-défense2/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

GradesOui (ceintures d'étoffe)
Format de compétitionAu point
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Fédération mondialebez jediné světové federace; systém škol a mestres
Pratiquants estimés1–10 millions

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsMarginal
Coups de piedCentral
ProjectionsMarginal
Combat au solImportant
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesMarginal

Comparaisons

Capoeira vs. Jiu-jitsu brésilien→

Catalogues et Bases de données pour Capoeira

📜 Katas Traditionnels2 articles · à travers 3 styles
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⚔️ Armes Traditionnelles1 articles · à travers 3 styles
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👊 Base de données des techniques28 articles · à travers 3 styles
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📖 Glossaire9 articles · à travers 3 styles
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👥 Personnalités et maîtres5 articles · à travers 3 styles
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🎬 Capoeira dans la culture5 articles · à travers 3 styles
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À propos de Capoeira

La capoeira est une pratique afro-brésilienne que l’UNESCO décrit à la fois comme un combat et une danse. Deux joueurs jouent au centre d’un cercle (roda), les autres chantent, battent des mains et jouent des instruments. Les éléments de base ont été apportés au Brésil par des personnes réduites en esclavage venues surtout d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale-occidentale, le lien direct avec l’engolo angolais est discuté. Le mot capoeiragem apparaît pour la première fois dans un document judiciaire de 1789 et le code pénal de 1890 punissait de prison sa pratique en public.

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Dans les années trente et quarante du XXe siècle sont nées deux écoles, le Regional, fondé par Mestre Bimba (1932), et l’Angola, associée à Mestre Pastinha (1941). En 2014, l’UNESCO a inscrit le cercle de capoeira sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La technique repose sur la ginga, un balancement continu qui sert à désorienter l’adversaire. Suivent des coups de pied comme la meia lua de frente, l’armada ou la queixada, des balayages comme la rasteira et les transitions acrobatiques aú et negativa. Au lieu de bloquer, on esquive (esquiva), la cabeçada sert de contre-attaque et en Angola les coups de main sont en général interdits. Le jeu est conduit par la musique, avec le berimbau en tête, la roda est ouverte par le chant ladainha et les connaissances se transmettent par observation et imitation directement dans le cercle. Les grades se marquent le plus souvent par des cordons de couleur (cordões), mais la capoeira n’a pas de système unique. Depuis les années soixante-dix, la capoeira se diffuse en Amérique du Nord et en Europe. La World Capoeira Federation, par exemple, a ses propres règles de compétition.

Histoire

Les éléments de base de la capoeira ont été apportés au Brésil par des personnes réduites en esclavage venues surtout d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale-occidentale. Les communautés de là-bas en ont fait une pratique d’autodéfense que la musique déguisait en danse. La mesure dans laquelle elle est directement liée à l’art martial angolais engolo de la région de Cunene est discutée.

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Le mot capoeiragem apparaît pour la première fois dans un document judiciaire de 1789. Les archives policières désignaient par ce mot la pratique elle-même, et par le mot capoeira celui qui la pratiquait. Selon les archives policières, les capoeiristes de rue de Rio de Janeiro à la fin du XIXe siècle attaquaient surtout de la tête dans le corps de l’adversaire, et l’arme la plus courante était le rasoir (navalha). L’esclavage au Brésil a pris fin en 1888. Le code pénal de 1890 (décret no 847, article 402) punissait de prison la pratique de la capoeiragem dans les rues et les espaces publics. Les sources datent différemment la fin de l’interdiction : l’État a commencé à légaliser la capoeira à partir de 1937 sous Getúlio Vargas, ou bien elle a disparu du code pénal en 1940. Entre-temps, deux écoles sont nées, le Regional de Mestre Bimba (1932) et l’Angola de Mestre Pastinha, qui a fondé en 1941 le Centro Esportivo de Capoeira Angola (CECA). En 2008, l’institut brésilien IPHAN a inscrit la roda de capoeira et le métier des maîtres de capoeira comme patrimoine culturel du Brésil, et en 2014 l’UNESCO a inscrit le cercle de capoeira sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Technique

La base est la ginga, un balancement continu d’avant en arrière qui sert à désorienter l’adversaire et d’où partent les autres mouvements. Les coups de pied comprennent la meia lua de frente, l’armada, la queixada, la chapa de costas, la bênção (coup de pied direct avec la plante du pied) et la meia lua de compasso, dans le Regional aussi le martelo. Parmi les balayages et les projections figurent la rasteira, la tesoura, l’arrastão, la boca de calça et la vingativa. La défense repose sur les esquives (esquiva, cocorinha, resistência, queda de quatro) et non sur les blocages. Les acrobaties et les mouvements de transition, comme l’aú (roue latérale), la negativa (position basse de transition), la bananeira (équilibre sur les mains) et les roulades, aident à se sortir rapidement d’une projection ou d’une perte d’équilibre. La cabeçada, coup de tête, sert de contre-attaque importante. Les coups de main (galopante, godeme, cutelo) sont en général interdits en Angola.

Entraînement

On joue dans la roda, un cercle de joueurs, de musiciens et de chanteurs qui battent des mains. Deux joueurs se serrent la main, entrent dans le cercle et jouent au rythme de la musique. L’accompagnement est en général formé du berimbau (arc musical à percussion), de l’atabaque (tambour), du pandeiro (tambourin), de l’agogô (double cloche) et parfois du reco-reco. Les chants en appel et réponse sont en général menés par le joueur de berimbau.

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La roda est ouverte par la ladainha, un chant solo narratif, puis on chante le corrido, où le soliste chante et le chœur répond, ou la quadra, un quatrain avec réponse du chœur. La chamada, employée surtout en Angola, est un appel par lequel un joueur plus expérimenté invite l’adversaire à un passage dansé. En réalité, c’est un défi, car les deux sont alors vulnérables. Le jeu est terminé par le joueur de berimbau, le départ d’un joueur ou l’entrée d’un autre. L’UNESCO indique que les connaissances se transmettent par observation et imitation directement dans le cercle. On attend du participant qu’il sache fabriquer un instrument et en jouer, chanter un répertoire commun, improviser des chants et respecter les codes éthiques. L’anthropologue Greg Downey, dans son livre Learning Capoeira (2005), fondé sur plus de dix ans d’apprentissage auprès de maîtres traditionnels à Salvador, étudie comment l’entraînement physique transforme la perception et le comportement social des joueurs.

Grades et progression

Le système de grades le plus courant repose sur les cordons de couleur (cordões) autour de la taille, mais la capoeira n’a pas de système unique et les conditions varient d’un groupe à l’autre. Le nouvel élève reçoit son premier grade lors d’une roda solennelle appelée batizado, où il obtient ou confirme traditionnellement son apelido, un surnom. La coutume remonte à l’époque où la capoeira était punissable et où les joueurs ne se présentaient que par des surnoms pour échapper aux poursuites. Le système de la Confederação Brasileira de Capoeira (CBC), aux couleurs du drapeau brésilien, en est un exemple. Après le batizado vient le cordon vert, puis le jaune, le bleu et leurs combinaisons jusqu’au niveau formado (au moins 18 ans d’âge et 5 ans de capoeira), et au-delà, par monitor, instrutor et contramestre, jusqu’au cordon blanc de mestre (22 ans de capoeira et au moins 35 ans d’âge). Le système des enfants de la CBC a la moitié du cordon en gris et s’arrête au niveau estagiário. De nombreux grands groupes n’acceptent pas le système de la CBC. Ailleurs, le titre de mestre exige en général au moins 40 ans d’âge, dans certaines écoles 60, ainsi que 25 ans de jeu et des mérites d’enseignement.

Pour qui

Le cercle de capoeira réunit, selon l'UNESCO, des personnes de tout genre, le maître (mestre), son adjoint (contramestre) et les élèves. L'IPHAN indique que femmes et hommes peuvent tenir tout rôle dans le cercle s'ils accomplissent les rituels requis, et que la pratique convient à des personnes d'âges, de confessions et d'origines variés. Il décrit aussi des cours adaptés aux personnes handicapées. Au début, la capoeira était, selon Britannica, exclusivement masculine, et nombre de femmes très en forme la pratiquent aujourd'hui. Plus que la force, selon Britannica, comptent la souplesse, l'endurance, la rapidité et la ruse (malícia). Nous n'avons pas trouvé dans les sources d'âge limite précis pour commencer. Le statut de maître n'exige, selon l'IPHAN, ni diplôme ni titre formel et dépend de l'expérience, du dévouement et de la reconnaissance de la communauté et des autres maîtres.

Compétition

La World Capoeira Federation (WCF), basée à Tallinn, a publié en 2024 des règles de compétition qui valent pour les compétitions de cette fédération, et non pour toute la capoeira. On concourt par un tableau à élimination directe dans un cercle de 4,5 m de diamètre. Les adultes jouent deux rounds de 45 secondes, les catégories inférieures deux rounds de 30 secondes, en cas d’égalité un troisième round décide. Cinq juges attribuent des points pour le jeu et le rythme, les coups de pied, les floreios, les projections et les sauts. Sont interdits entre autres les coups au visage, y compris la cabeçada, les coudes, les genoux et les coups de main. La bateria doit comprendre au moins trois berimbau, un atabaque, deux pandeiro, un agogô et quatre chanteurs. La Confederação Brasileira de Capoeira a été créée le 23 octobre 1992 comme organe national avec des fédérations et des ligues d’État. Selon sa propre présentation, le Comité olympique brésilien l’a reconnue en 1995, ailleurs on indique 1999. Dès 1972, le gouvernement avait déclaré la capoeira sport officiel et tenté de fixer des règles, que les groupes n’ont toutefois pas acceptées de manière générale.

Équipement

L'instrument principal est le berimbau, un arc musical en bois de moins de 1,5 m de long, muni d'une unique corde métallique appelée arame, qui est couramment fabriquée, selon Britannica, avec du fil d'une vieille voiture. Dans le cercle jouent un à trois berimbaus, le maître joue généralement du principal et dirige le jeu et le rythme. Le berimbau peint est devenu, selon l'IPHAN, un symbole de l'identité bahianaise à partir des années 1950. L'accompagnement est complété par un ou deux tambours atabaque (un tambour conique sur pied à une seule peau), le tambourin pandeiro, la double cloche agogô et parfois le tube de bambou râpé reco-reco. L'IPHAN range aussi le xequerê parmi les instruments de la capoeira. Les capoeiristes du XIXe siècle portaient, selon une publication fondée sur l'IPHAN, des vêtements blancs qui, selon mestre Bola Sete, permettaient de savoir si un joueur sortait du jeu indemne. L'uniforme blanc a aussi été instauré en 1932 par Mestre Bimba comme règle de son académie. Nous n'avons pas pu confirmer, dans des sources de fiabilité moyenne et élevée, le nom ni l'origine de l'abadá, la tenue courante aujourd'hui.

Philosophie

La malícia désigne la capacité de comprendre les intentions de l’autre et de s’en servir pour tromper. L’anthropologue Greg Downey (2005) indique que la clé de la réussite dans le jeu est la capacité de tromper, de distraire et de déconcerter l’adversaire. Selon lui, les vétérans disent que la capoeira transforme les novices et leur inculque la malícia. La ginga est décrite comme l’incarnation de la malícia, car le mouvement constant crée l’illusion. Selon la tradition, Mestre Bimba aurait dit que la capoeira est une ruse. La mandinga est interprétée dans les descriptions de la capoeira comme de la magie ou des sortilèges liés à la compréhension des forces de la nature, le joueur avancé est appelé mandingueiro. L’UNESCO indique que le cercle de capoeira entretient en même temps la mémoire de la résistance à l’oppression historique.

Styles et écoles

L'institut brésilien IPHAN distingue deux grandes traditions de capoeira : angola et regional. La capoeira regional a été créée par Manoel dos Reis Machado, dit Mestre Bimba, né le 23 novembre 1900 à Salvador. Il l'a enrichie de frappes issues d'autres arts martiaux et a d'abord appelé son style Luta Regional Bahiana. Dans son académie, il a instauré en 1932 un code éthique interdisant la violence, un uniforme blanc et l'obligation pour les élèves d'avoir des papiers et un emploi, et il a présenté la capoeira comme un art martial brésilien. L'année de naissance du style varie selon les sources : Bimba lui-même indiquait 1928, l'académie a été fondée en 1932 et a reçu l'autorisation officielle en 1937 selon l'IPHAN.

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La capoeira angola a été développée par Vicente Ferreira Pastinha, dit Mestre Pastinha (1889–1981). Selon un article scientifique de l'université UFMA, il concevait la capoeira comme plus qu'un combat et a mis au point un enseignement moins violent et plus ludique, centré sur l'éthique, la discipline, le théâtre et l'origine. Le nom angola renvoie au pays d'où venait la plupart des personnes réduites en esclavage. Son académie CECA est devenue, selon l'IPHAN, le modèle de la capoeira angola. L'IPHAN associe l'angola à l'origine africaine, tandis que la regional se présente comme un art martial brésilien, ce que certains mestres d'angola contestent. Les deux styles ont aussi leurs propres rythmes de berimbau : la regional est associée au rythme São Bento Grande et l'angola au São Bento Pequeno.

Aujourd'hui

En dehors du Brésil, la capoeira s’est diffusée à partir des années soixante-dix, d’abord surtout en Amérique du Nord. Nestor Capoeira a enseigné à Londres à partir de 1971, probablement le premier en Europe. Jelon Vieira a commencé à enseigner à New York en 1975 et un an plus tard a fondé la USA Capoeira Foundation, Bira Almeida s’est installé sur la côte ouest des États-Unis en 1979. L’IPHAN indique que la capoeira se pratique dans tout le Brésil et à l’étranger. Autrefois exclusivement masculine, elle réunit aujourd’hui, selon l’UNESCO, des cercles ouverts aux personnes de tout genre.

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Une étude par questionnaire de De Oliveira et al. (Ido Movement for Culture, 2025) auprès de 245 joueurs a constaté que 35,9 % d’entre eux déclaraient des blessures liées à la capoeira, dont 53,1 % les jugeaient rares. Il s’agissait le plus souvent des genoux (52,5 %), des coudes, des poignets et des mains (33,1 %) et des pieds (29,0 %). Une étude transversale de 65 capoeiristes de São Luís (2021) a relevé une douleur ou une gêne chez 64,6 % des participants, le plus souvent avec une limitation légère. Une étude randomisée de Hirata (Oxford Economic Papers, 2023) auprès de 1 810 enfants d’âge préscolaire à Petrolina a mesuré après un semestre de capoeira une amélioration du contrôle inhibiteur et de l’attention sélective d’environ 0,13 écart type, sans effet sur le vocabulaire ni sur l’intelligence non verbale. Les études de De Oliveira et de Hirata ne distinguent pas les styles Angola et Regional.

Dans la culture

L'UNESCO a inscrit en 2014 le cercle de capoeira (roda de capoeira) sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La loi brésilienne n° 15.469 du 15 juillet 2026 a institué la Journée nationale de la capoeira, célébrée chaque année le 15 juillet. Les plus anciennes représentations de la capoeira datent, selon la chronologie de l'IPHAN, des années 1821 à 1835 et sont dues aux peintres Augustus Earle et Johann Moritz Rugendas. Le roman Os capoeiras de Plácido de Abreu, paru en 1886, décrit un entraînement au rasoir et au couteau. Édison Carneiro a publié en 1936 dans la presse de Bahia la première description ethnographique de la capoeira, et en janvier 1937 des capoeiristes d'angola se sont produits au IIe Congrès afro-brésilien. Dans les années 1950, l'académie de mestre Waldemar à Salvador a été documentée notamment par le photographe Pierre Verger et le peintre Caribé. Mestre Pastinha a conduit un groupe de capoeira angola au Festival des arts nègres de Dakar en 1966, et Mestre Bimba s'est produit en 1954 devant le président Getúlio Vargas. Le film Besouro, sorti en 2009, sur le capoeiriste Manuel Henrique Pereira, dit Besouro Mangangá, a été présenté à la Berlinale 2010.

Le saviez-vous

Le plus ancien document trouvé à ce jour sur la capoeira date de 1789 et concerne la libération de l'esclave Adão, arrêté à Rio de Janeiro pour capoeiragem. Le Code pénal de l'Empire du Brésil de 1830 ne mentionnait pas la capoeira, et la police la rangeait parmi l'oisiveté et la mendicité. Selon Britannica, certains joueurs s'attachaient historiquement des lames aux chevilles ou les tenaient entre les orteils. L'origine du mot capoeira est discutée. Selon une publication fondée sur l'IPHAN, il vient de la langue tupi et signifie broussaille clairsemée, une autre interprétation le fait dériver du mot capão, un panier à poules. En anglais, le mot est attesté au plus tard depuis 1922. L'académie de mestre Sinhozinho à Ipanema a supprimé en 1920 le chant et les instruments de musique. En 1972, le Conseil national des sports a soumis la capoeira aux règles de la boxe, ce qui a fixé le système des cordes. Bimba a été rendu célèbre par les combats sur le ring du Parque Odeon de 1935 à 1937, dont il subsiste environ 80 articles de presse. La première école de capoeira angola aux États-Unis a été ouverte par Mestre João Grande en 1990.

Styles et Branches

Capoeira Angola

Style de capoeira lié à Mestre Pastinha, qui a enregistré l’école CECA à Salvador en 1941. Rythme plus lent, accent sur la musique, entraînement en chaussures.

Capoeira Regional

Style de capoeira créé à Salvador par Mestre Bimba. Enseignement en séquences d’entraînement, examen d’admission, grades calouro et formado, rythme São Bento Grande.

Capoeira Miudinho

Jeu de capoeira associé à Mestre Suassuna, du groupe Cordão de Ouro. Selon Suassuna, ce n'est pas un nouveau style, mais un jeu plus proche, avec son propre rythme.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la capoeira ?

Selon l'UNESCO, la capoeira est une pratique culturelle afro-brésilienne à la fois combat et danse, perçue comme tradition, sport et forme artistique. Elle se joue en cercle (roda) au son du chant et de la musique du berimbau, des tambours et du tambourin.

Quand la capoeira est-elle apparue ?

La date exacte nous est inconnue. Selon le plan de sauvegarde de l'institut brésilien IPHAN, la capoeira est apparue au 17e siècle, à l'époque de l'esclavage, comme forme de communauté et de solidarité des Africains réduits en esclavage. La plus ancienne trace écrite trouvée date de 1789.

Quelle est la danse de combat brésilienne ?

La danse de combat brésilienne est la capoeira. Selon l'UNESCO, elle est à la fois combat et danse : deux joueurs jouent au centre du cercle, les autres chantent, applaudissent et jouent des instruments.

Quels sont les styles de capoeira ?

L'institut brésilien IPHAN cite deux grandes traditions, la capoeira angola, développée par Mestre Pastinha, et la capoeira regional, créée par Mestre Bimba. La regional a ajouté des frappes d'autres arts martiaux, tandis que l'angola met l'accent sur le jeu, le rituel et l'origine africaine.

Que signifie le mot capoeira ?

L'origine du mot est discutée. On le dérive le plus souvent de la langue tupi, où il signifie broussaille clairsemée, une autre interprétation le rattache au mot capão, un panier à poules.

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