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Bando

Art martial birman sans arme, composante du terme générique thaing, que Maung Gyi a introduit aux États-Unis.

Fiche Technique

Pays d'origineBirmanie
RégionAsie
Objectif PrincipalMixte

Caractère et Origine

StatutVivant et organisé
LignéePopulaire
Époque d'origineÉpoque moderne

Entraînement

TenueAucune tenue particulière
Rôle des armesArmes facultatives
Rôle des formesFormes au cœur

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants rares
Adapté aux seniorsAdapté avec aménagements
Exigence physique4/5
Risque de blessure3/5
Transfert vers la self-défense4/5
Bénéfice pour la condition physique4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

Format de compétitionSans compétition
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés10 000–100 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsCentral
Coups de piedCentral
ProjectionsImportant
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsImportant
ArmesImportant

À propos de Bando

Le bando est un art martial birman sans arme. Les sources emploient le mot de deux façons. Dans l'encyclopédie Martial Arts of the World, Green présente le bando tantôt comme une appellation générale des arts birmans sans arme, avec neuf styles principaux selon les groupes ethniques, tantôt comme un système mixte précis né au Military Athletic Club en 1933. Selon lui, le bando est la composante la plus connue du terme générique plus large thaing, qui comprend aussi le banshay armé, la boxe lethwei et la lutte naban. Wikipédia en anglais juge erroné d'employer le mot bando pour tous les arts martiaux birmans. Nous n'avons pas trouvé de fondateur unique dans les sources.

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Selon Green, en 1933, sous supervision britannique, une unité de fusiliers gurkhas tenta de faire revivre le combat birman sans arme. Neuf officiers gurkhas du Military Athletic Club combinèrent les arts birmans avec des arts indiens, tibétains, chinois et népalais, et le résultat fut appelé bando. En 1946, les neuf membres survivants du club fondèrent en Birmanie la National Bando Association, dont le premier président fut U Ba Than Gyi. Green indique que le style de cette association et de sa branche américaine compte douze formes animales, dont le sanglier, le taureau, le cobra, le python, le tigre et le scorpion, et ailleurs que l'association enseigne couramment neuf formes. Selon lui, les élèves apprennent que le plus sûr est d'échapper à une attaque par le mouvement, le pas, l'esquive et la roulade. Selon l'American Bando Association comme selon Wikipédia, Maung Gyi, fils de U Ba Than Gyi, a introduit le bando aux États-Unis. Selon Green, il a fondé et dirige l'American Bando Association, qui associe le thaing traditionnel à d'autres systèmes asiatiques et occidentaux. L'association indique avoir été fondée en 1967.

Histoire

Dans l'encyclopédie Martial Arts of the World, Green décrit le thaing comme un terme birman pour les systèmes de combat autochtones de l'ancienne Birmanie, qui comprend le bando, le banshay, le lethwei, le naban et d'autres systèmes ethniques et tribaux. Selon lui, le bando est le plus connu de ces composantes, et il traduit librement son nom par la voie de la discipline. Ailleurs, il écrit que le mot bando s'emploie couramment pour l'art sans arme et qu'il compte neuf styles principaux liés à des groupes ethniques, dont le birman, le chin, le kachin, le karen, le mon et le shan. Selon Green, le déclin des arts martiaux birmans a commencé sous l'occupation britannique, car les Britanniques ont interdit l'entraînement aux épées et aux lances pour lutter contre les guérilleros.

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Selon Green, en 1933, sous supervision britannique, une unité de fusiliers gurkhas tenta de faire revivre le combat birman sans arme, et neuf officiers gurkhas du Military Athletic Club combinèrent les arts birmans avec des arts indiens, tibétains, chinois et népalais. Le résultat fut appelé bando. Wikipédia en anglais, citant Draeger, indique que le club est né à Maymyo, dans le nord de la Birmanie. En 1946, selon Green, les neuf membres survivants du club fondèrent la National Bando Association, dont le président devint U Ba Than Gyi, qui vécut de 1883 à 1968. Selon Wikipédia en anglais, Maung Gyi présenta une forme adaptée du bando à Washington le 3 avril 1960, et l'American Bando Association fut formellement constituée le 15 juin 1967 à l'Université de l'Ohio, à Athens. L'association écrit elle-même que Maung Gyi l'a fondée en 1967 en l'honneur des vétérans du théâtre d'opérations Chine-Birmanie-Inde de la Seconde Guerre mondiale. Wikipédia ajoute qu'en 2009 l'association internationale du bando est devenue l'International Thaing Bando Association.

Ce qui le distingue

Les sources décrivent différemment la relation du bando avec les autres arts birmans. Green écrit que le bando, le banshay, le lethwei et le naban ne sont pas des disciplines indépendantes, mais des éléments du thaing. Le centre UNESCO ICM indique que le thaing comprend le bando sans arme et le banshay avec armes, et que le lethwei s'est développé en un art indépendant proche du muay thai. Le quotidien malaisien New Straits Times divise le thaing en six types, outre le bando et le banshay, le lethwei, le naban et deux sortes de lutte, le leppan et le lepwei. L'American Bando Association écrit au contraire qu'elle emploie le mot bando à la place du terme thaing et qu'elle réunit pour ses besoins le bando et le banshay en une seule discipline. Le nombre de formes animales varie selon l'école. Green indique douze formes selon Draeger et Smith, neuf que la National Bando Association et l'association américaine enseignent couramment, et seize dans le style kachin, dont l'auteur de l'article, Phil Dunlap, lui-même représentant, écrit que, contrairement au style américain, il n'a pas cherché consciemment à reprendre des éléments étrangers. Selon la version kachin, le lethwei est une combinaison des formes du taureau et du sanglier.

Technique

Green indique que les élèves du bando apprennent que la stratégie la plus sûre est de se déplacer à travers la menace ou autour d'elle, d'où, comme tactiques principales, les pas, esquives, bonds de côté et roulades. La défense se compose de blocages, déviations et cassures, l'attaque de frappes et saisies. Selon lui, la résistance psychique vient d'une philosophie qui mène à accepter la mort et ainsi à se libérer de la peur. Selon Green, le style de la National Bando Association et de l'association américaine compte douze formes animales : sanglier, taureau, cobra, cerf, aigle, singe, oiseau du riz, panthère, python, scorpion, tigre et vipère. Le sanglier représente courage, élan et frappes de coude et de genou, le cobra l'attaque des points sensibles supérieurs, la vipère des inférieurs. Les formes combinent frappes et saisies et enseigneraient non seulement la posture physique, mais aussi psychique de l'animal. Wikipédia en anglais indique que le bando laisse l'initiative à l'adversaire et s'appuie sur des contre-actions : le pratiquant recule d'abord et ne contre-attaque qu'ensuite.

Entraînement

Selon Green, le bando construit la résistance physique par un endurcissement rude, notamment des frappes contre des troncs d'arbre légèrement enveloppés et le déchirement de sacs de riz et de pierres. Il juge la compétition encadrée souhaitable car elle permet des techniques à pleine vitesse, mais le programme traditionnel comprend aussi des techniques offensives interdites dans le sport. Wikipédia en anglais décrit ainsi l'enseignement dans les écoles de bando : d'abord positions et jeu de jambes, traditionnellement pendant plusieurs mois, puis blocages et déviations, enfin techniques offensives. Selon elle, les techniques s'apprennent dans des formes appelées aka, seul puis avec des partenaires, et la dernière étape consiste en des combats proches du sparring libre. L'American Bando Association indique que chaque élève apprend au moins un sous-système parmi le combat à mains nues, avec le bâton et avec l'épée.

Grades et progression

Les ceintures sont attestées surtout à l'American Bando Association. Selon Wikipédia en anglais, on y progresse par des ceintures de couleur reprises du judo, généralement blanche, verte, marron et noire, et l'examen de la ceinture noire peut être passé au plus tôt après cinq ans. L'association indique que le bâton est introduit à la ceinture verte après environ deux ans et les armes blanches, à commencer par le kukri, à la ceinture marron après environ trois ans. Le quotidien New Straits Times rapporte que la maître Rupa Thein, de la Fédération myanmarienne de thaing, a obtenu le titre de maître après dix ceintures. Nous n'avons pas trouvé dans les sources les grades du bando au Myanmar. Green décrit pour le style kachin que le pratiquant s'entraîne au lethwei environ cinq ans puis se consacre à une seule forme animale pour le reste de sa carrière.

Aujourd'hui

Green indique que les fêtes sportives étudiantes nationales au Myanmar incluent régulièrement le thaing dans les catégories masculine et féminine, et il suppose que ce style découle du système mixte de la National Bando Association. En dehors du Myanmar, selon Green, le thaing est représenté par deux styles, l'association américaine et le style kachin, et par le bando il a influencé les arts martiaux en Amérique du Nord et en Europe. Le centre UNESCO ICM écrit que le thaing se pratique aujourd'hui surtout sous forme de bando et de banshay. Selon le quotidien New Straits Times, la Fédération myanmarienne de thaing est apparue en 1966, et son fondateur et secrétaire était U Chit Than. Le centre UNESCO ICM indique qu'en France, Richard Morris, reconnu par la fédération comme grand maître européen, a contribué au développement du thaing.

Le saviez-vous

Parmi les membres fondateurs de la National Bando Association, Green cite des représentants de diverses nations, entre autres un Indien, un Chinois, un Pakistanais, un Birman, un Gurkha et un Karen. L'American Bando Association affirme que Maung Gyi a enseigné le bando à l'American University et qu'il s'agissait alors du seul système de combat d'Asie du Sud-Est enseigné officiellement dans une grande université américaine. Selon la maître Rupa Thein, citée par le quotidien New Straits Times, le thaing était interdit sous la domination britannique parce qu'on l'associait aux patriotes, et il n'est devenu populaire qu'après l'indépendance en 1948.

Styles et Branches

Nabanနပန်း

Lutte birmane que Green classe parmi les branches du thaing et qui fait souvent partie d'autres systèmes de combat. Outre les saisies, elle connaît les frappes de la paume et du pied.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre bando et thaing ?

Green et le centre UNESCO ICM décrivent le thaing comme un terme générique pour les arts martiaux birmans et le bando comme sa composante sans arme. L'American Bando Association indique employer le mot bando à la place du terme thaing.

Combien de formes animales compte le bando ?

Green indique douze formes selon Draeger et Smith, neuf que l'association américaine enseigne couramment et seize dans le style kachin.

Qui a introduit le bando aux États-Unis ?

Selon Green, Maung Gyi a fondé et dirige l'American Bando Association. Wikipédia en anglais indique qu'il a présenté une forme adaptée du bando à Washington en 1960.

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