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Taekkyon

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Art martial coréen fondé sur le pas triangulaire fluide pumbalki, avec des coups de pied et des renversements. Depuis 2011, il figure sur la liste du patrimoine immatériel de l'UNESCO.

Fiche Technique

Pays d'origineCorée du Sud
RégionAsie
Objectif PrincipalPercussion

Caractère et Origine

StatutRessuscité
LignéePopulaire
Époque d'origineÉpoque moderne

Entraînement

TenueTenue traditionnelle
SparringContact moyen
Rôle des armesSans armes
Rôle des formesFormes facultatives

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants courants
Adapté aux seniorsAdapté avec aménagements
Exigence physique3/5
Risque de blessure2/5
Transfert vers la self-défense2/5
Bénéfice pour la condition physique4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

Format de compétitionAu point
Catégories de poidsOui
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés10 000–100 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsMarginal
Coups de piedCentral
ProjectionsImportant
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesNon utilisé

Catalogues et Bases de données pour Taekkyon

👊 Base de données des techniques2 articles · à travers 1 styles
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À propos de Taekkyon

Le taekkyon est un art martial coréen dont la base est, selon l'Encyclopedia of Korean Culture, le pas fluide et rythmique pumbalki, et qui emploie des coups de pied et des renversements de l'adversaire. L'UNESCO l'a inscrit en 2011 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

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L'origine du taekkyon est, selon Martial Arts of the World (2001), très spéculative. L'Encyclopedia of Korean Culture cite comme premier témoignage écrit un recueil de chansons de 1728, Martial Arts of the World l'ouvrage Chaemulpo vers 1790. Sous la dynastie Joseon, le taekkyon se pratiquait, selon les deux encyclopédies, comme divertissement populaire, surtout lors de la fête Dano et des célébrations saisonnières à Seoul. Martial Arts of the World écrit qu'après l'annexion de la Corée en 1910 il fut formellement interdit, mais pas activement réprimé, et qu'il disparut plutôt parce que, en des temps difficiles, les gens n'avaient ni loisir ni envie. Le savoir vivant provient, selon la même encyclopédie, presque exclusivement d'un seul homme, Song Deok-ki (1893–1987). Shin Han-seung (1928–1987) apprit auprès de lui et mit l'art en ordre. Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, le taekkyon a été enregistré le 1er juin 1983 comme important patrimoine culturel immatériel de Corée numéro 76 et tous deux ont été reconnus comme ses dépositaires. La décision de l'UNESCO donne 1976 comme année de ce classement. Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, les coups de pied doivent frapper doucement mais avec force et sans blesser l'adversaire, et les mains servent surtout à saisir et à pousser. Aujourd'hui, le taekkyon est pratiqué par une fédération sportive placée sous le Korean Sport and Olympic Committee et par des associations qui veillent sur le patrimoine culturel.

Histoire

L'Encyclopedia of Korean Culture indique que le taekkyon apparaît pour la première fois dans les sources au début du XVIIIe siècle, dans un recueil de chansons de 1728. Un ouvrage de 1798 le mentionne ensuite, et Stewart Culin l'a consigné dans le livre Korean Games (1895). Martial Arts of the World considère comme premier témoignage connu l'ouvrage Chaemulpo de Yi Song-ji, vers 1790, selon lequel l'art plus ancien subakhi se mit à s'appeler taekkyon. L'Encyclopedia of Korean Culture juge discutable la dérivation du taekkyon à partir du subaku de l'époque Korjo.

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Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, de la fin du règne du roi Cheoljong au début du règne du roi Gojong, le taekkyon se pratiquait largement lors de la fête Dano et les quartiers s'affrontaient entre eux. Martial Arts of the World décrit vers 1905 deux formes : un jeu, parfois avec équipes et règles, pratiqué avec la lutte ssirum lors des célébrations saisonnières à Seoul, et le combat réel, surtout entre gangsters. Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, le taekkyon fut interdit par la loi parce que les gens s'en servaient pour se venger. Sous la domination coloniale, le taekkyon déclina. L'Encyclopedia of Korean Culture cite comme causes possibles l'absence de système de transmission et l'introduction du kendo et du judo japonais dans les écoles. Martial Arts of the World écrit qu'après l'annexion de 1910, Song Deok-ki s'entraîna encore quelques années en petits groupes, mais que la pression de sa famille et de la police l'obligea à arrêter. La pratique fut formellement interdite, mais pas activement réprimée. Song Deok-ki (1893–1987, Song Tok-ki dans Martial Arts of the World) a présenté pour la première fois le taekkyon après la libération, le 26 mars 1958, lors de l'anniversaire du président Yi Sung-man. À partir des années soixante, selon l'Encyclopedia of Korean Culture, on a commencé à recenser le taekkyon autour de lui, et dans les années soixante-dix Shin Han-seung (1928–1987, Sin Han-sung) lui a donné la valeur d'un patrimoine culturel. En novembre 1981, Shin Han-seung a remis à la Cultural Heritage Administration les documents rassemblés, et le 1er juin 1983 le taekkyon a été enregistré comme important patrimoine culturel immatériel numéro 76. Les deux dépositaires sont morts en 1987, à vingt jours d'intervalle.

Ce qui le distingue

La relation du taekkyon avec le taekwondo est contestée. Martial Arts of the World indique que les dirigeants des associations coréennes de taekkyon rejettent tout lien direct avec le taekwondo et qu'aucune des rares personnes à la connaissance documentée du taekkyon n'a été liée aux fondateurs du taekwondo. Selon elle, l'influence était surtout conceptuelle : le nom taekwondo, des années cinquante, devait relier l'art des écoles coréennes à la mémoire populaire du taekkyon. L'Encyclopedia of Korean Culture, dans son article taekwondo, le présente au contraire comme un développement moderne des arts traditionnels, taekkyon compris. Techniquement, selon l'Encyclopedia of Korean Culture, la différence tient aux coups de pied : souples et en arc dans le taekkyon, droits dans le taekwondo. Martial Arts of the World indique que le taekkyon était un art purement de postures et que dans le jeu les techniques s'exécutaient par pression et non en frappant, mais en combat à pleine force.

Technique

Le système traditionnel du taekkyon se divise, selon l'Encyclopedia of Korean Culture, en pas pumbalki, techniques de mains et techniques de jambes, qui comprennent coups de pied et balayages. Le pumbalki est un pas en rythme ternaire proche de la danse, où les pieds, alternativement en avant et en arrière, forment un triangle et où le poids se déplace sans cesse de haut en bas. Martial Arts of the World le décrit comme un pas constant en triangle, afin que le pied ne reste pas longtemps au même endroit. Selon elle, le taekkyon compte très peu de blocages et préfère l'esquive. Les pieds restent proches l'un de l'autre, car les grands pas facilitent le balayage.

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Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, les coups de pied doivent frapper doucement mais avec force et sans blesser l'adversaire, et l'encyclopédie les présente comme souples et arqués, face aux coups de pied directs du taekwondo. Les techniques de mains servent surtout à saisir et à pousser, ce qui déséquilibre l'adversaire et le fait tomber. Les techniques de mains dangereuses font partie, selon la même encyclopédie, des techniques dites anciennes (Martial Arts of the World écrit yaet pop) et ne sont pas autorisées en combat. Martial Arts of the World indique que les anciens coups à la tête se font, à une exception près, à main ouverte et les coups au corps au poing. La réponse typique à un coup de pied consiste, selon Martial Arts of the World, à attraper la jambe de l'adversaire et à lui balayer la jambe d'appui. Les mouvements des bras, avec le pas, déroutent l'adversaire et maintiennent l'équilibre. Lors de l'enquête de la Cultural Heritage Administration en 1973, seules 11 techniques ont été relevées auprès de Song Deok-ki, alors que le rapport de 1982 en cite plus de 30 de base et environ 100 appliquées, car Shin Han-seung les a subdivisées davantage.

Entraînement

L'Encyclopedia of Korean Culture décrit trois façons de s'entraîner : l'exercice individuel sans partenaire (pas, mouvements des bras, coups de pied et techniques de mains), l'exercice à deux l'un contre l'autre selon un accord et la mesure libre des forces. Martial Arts of the World indique que Shin Han-seung a ouvert en 1973 sa propre école à Chungchu et créé un système d'entraînement standardisé en quatre parties : exercice individuel debout et en marchant, exercice à deux, compétition et une forme résumant les techniques de compétition de base. Selon la même encyclopédie, on lui a reproché, surtout pour la forme, d'avoir trop modifié le style d'origine, et plusieurs critiques qui avaient aussi étudié auprès de Song Deok-ki ont fondé leurs propres associations. Une étude parue en 2014 dans une revue coréenne spécialisée dans les arts martiaux indique que les associations de taekkyon utilisent différentes formes de pas, de la ligne au pentagone en passant par le triangle et le losange, et que le triangle est le plus stable et le plus courant.

Grades et progression

Selon Martial Arts of the World, le taekkyon traditionnel n'avait ni système d'entraînement conventionnel, ni grades formels, ni enchaînements prédéfinis. Selon Song Deok-ki, les élèves sérieux apprenaient pourtant en groupes organisés auprès d'enseignants précis. Les organisations actuelles de taekkyon ont leurs propres systèmes d'entraînement. L'Encyclopedia of Korean Culture indique que l'écart entre les 11 techniques relevées en 1973 et les plus de 30 techniques de base du rapport de 1982 a conduit chaque organisation à développer son propre système technique.

Compétition

Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, le taekkyon traditionnel se pratiquait probablement en groupes, en séries de victoires d'individus, dans une cour, sur un lit de branchages recouvert d'une natte. Les quartiers s'affrontaient. Martial Arts of the World décrit une compétition vers 2001 : elle se déroule sur des tatamis comme au judo, en tenue traditionnelle blanche, sans reprises et sans protections, et le combat dure jusqu'à la défaite ou la limite de temps, puis les arbitres décident. Un point est marqué lorsque l'adversaire touche le sol avec le genou ou une partie du corps au-dessus, ou d'un coup de pied net à la tête ou au visage qui fait bouger visiblement la tête. Les mains peuvent seulement pousser, saisir et attraper, saisir le vêtement est interdit et seuls les coups de pied poussés sont permis au corps. Selon l'agence Newsis, le taekkyon était le seul sport de démonstration aux jeux sportifs nationaux de 2017.

Aujourd'hui

L'UNESCO a inscrit le taekkyeon en 2011, par la décision 6.COM 13.44, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La décision indique qu'il existe environ cinquante praticiens reconnus et que la Korean Taekkyeon Association joue un rôle important dans la transmission. Les mesures de sauvegarde comprennent le soutien financier au maître et aux assistants, la sensibilisation et la recherche. L'UNESCO souligne que le taekkyon enseigne la retenue et que le maître peut faire reculer l'adversaire sans le blesser.

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L'Encyclopedia of Korean Culture cite comme organisations actuelles, entre autres, deux associations relevant de l'Administration du patrimoine national, une fédération sportive relevant du Korean Sport and Olympic Committee et une association de gyeollyeon taekkyon, qui est une personne morale. Selon l'agence Newsis, la fédération sportive et une association basée à Chungju ont approuvé leur fusion en 2017. Selon le quotidien Seoul Shinmun, le gyeollyeon taekkyon a été inscrit le 1er décembre 2022 au patrimoine culturel immatériel de Seoul sous le numéro 55. Martial Arts of the World indiquait en 2001 quatre associations en Corée aux différences minimes, des clubs dans la plupart des grandes universités et des retransmissions télévisées des compétitions. Selon le site d'information Nocutnews, la fédération sportive cherche à faire entrer le taekkyon au programme olympique.

Le saviez-vous

Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, le taekkyon s'écrivait aussi sous d'autres noms, et en 1933 la Korean Language Society a modifié son écriture dans l'orthographe unifiée. Selon la même encyclopédie, Song Deok-ki excellait aussi à la barre fixe, au football et au tir à l'arc, jouait dans une équipe de football et a tiré à l'arc pendant environ cinquante ans. Martial Arts of the World indique qu'une peinture de 1846 de Yu Suk représente probablement un combat de taekkyon.

Styles et Branches

Witdae Taekkyeon

Lignée de taekkyon dérivée de Song Deok-ki et nommée d'après le quartier haut de l'ancien Seoul. Les études spécialisées la distinguent surtout par le pas.

Questions fréquentes

Le taekkyon est-il l'ancêtre du taekwondo ?

Les sources divergent. Martial Arts of the World indique que les associations de taekkyon rejettent un lien direct et que l'influence fut surtout conceptuelle, tandis que l'Encyclopedia of Korean Culture, dans son article sur le taekwondo, le présente comme un développement des arts traditionnels, taekkyon compris.

Qu'est-ce que le pumbalki ?

Le pas de base du taekkyon. Selon l'Encyclopedia of Korean Culture, on marche sur trois points selon un rythme ternaire proche de la danse, si bien que les pieds forment un triangle et que le poids se déplace de haut en bas.

Quand l'UNESCO a-t-elle inscrit le taekkyon ?

En 2011, par la décision 6.COM 13.44, sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. En Corée, il est patrimoine immatériel national depuis 1983, selon l'Encyclopedia of Korean Culture.

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