Kyudo (Tir à l'arc japonais)
弓道Tir à l'arc japonais, arc asymétrique de 221 cm de longueur de base. Concours à 28 m sur cible de 36 cm ou à 60 m, la Zen Nihon Kyudo Renmei décerne grades kyu, dan et titres.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Kyudo (Tir à l'arc japonais)
À propos de Kyudo (Tir à l'arc japonais)
Le kyudo est le tir à l'arc japonais. Daijisen et Nikkoku le définissent comme le budo du tir de flèches à l'arc, Daijisen y inclut aussi la manière de tirer et indique qu'il s'est répandu parmi le grand public depuis l'ère Meiji. Nipponica le décrit comme la culture japonaise du tir à l'arc, où s'entremêlent utilité, religiosité, caractère de voie artistique, valeur éducative et esprit de compétition, et ajoute que le kyudo moderne, à la différence d'autres budo, n'est pas un duel entre deux personnes : le but est de toucher avec précision une cible fixe en tirant parti de l'élasticité de l'arc et de contribuer par cet entraînement à la formation de la personne. L'étude Goka 2020, dans une revue à comité de lecture, établit que le nom kyudo a remplacé l'ancien kyujutsu à peu près entre 1918 et 1933 avec l'accent mis sur l'aspect spirituel, mais selon elle la transition n'a jamais été complète.
Lire la suite
L'arc japonais est formé, selon Nipponica, de cinq courbes différentes, la poignée se situe à peu près au tiers de la longueur à partir du bas et la longueur de base est de 7 shaku 3 sun (221 cm). Heibonsha écrit que cette longueur s'est fixée dès la période Nara. L'arc traditionnel est en bois et en bambou, et depuis les années quarante de l'ère Showa on fabrique aussi, selon Nipponica, des arcs en fibres de verre et de carbone. L'archer tient la corde à la manière mongole et le pouce droit est protégé par un gant en peau de cerf appelé yugake. Le tir se divise en huit étapes, shaho hassetsu, que Nipponica et la Zen Nihon Kyudo Renmei indiquent de façon concordante : ashibumi, dozukuri, yugamae, uchiokoshi, hikiwake, kai, hanare et zanshin. La fédération demande que les huit mouvements forment une seule suite fluide et compare le tir à un bambou à huit nœuds. On concourt selon les règles de la Zen Nihon Kyudo Renmei dans deux disciplines : kinteki à 28 m sur une cible de 36 cm de diamètre et enteki à 60 m sur une cible de 100 cm de diamètre, Heibonsha indique aussi 50 m pour enteki. Le résultat se détermine d'après le nombre de touches, d'après les points selon l'endroit touché ou par la notation des juges, et Nipponica comme Heibonsha donnent le nombre de touches pour le mode le plus courant. La fédération décerne, selon son règlement d'examen, cinq grades kyu, dix grades dan et les titres renshi, kyoshi et hanshi, au deuxième dan la touche n'est pas évaluée d'après ses critères unifiés, au premier on demande que les touches ne soient pas dispersées et au quatrième dan déjà une touche sûre. Nipponica place les plus anciens arcs japonais exhumés au début de la période Jomon et indique que, pendant les périodes Nara et Heian, des tirs cérémoniels à pied et à cheval avaient lieu à la cour sous influence chinoise, et qu'à la charnière de Heian et de Kamakura les Takeda et les Ogasawara apparaissent comme familles du tir à cheval. Selon Heibonsha, l'arc a perdu sa valeur pratique au milieu du XVIe siècle après la diffusion des armes à feu, après la restauration de Meiji le tir à l'arc a officiellement disparu et est revenu avec la fondation de la Dainippon Butokukai en 1895. Après la Seconde Guerre mondiale il a été, selon Heibonsha, interdit pendant un temps, en 1949 la fédération a été créée (Heibonsha l'appelle Zen Nihon Kyudo Renmei, Nipponica écrit Nihon Kyudo Renmei et place le nom actuel en 1957), depuis 1951 le kyudo pouvait être pratiqué dans les écoles et depuis 1967 c'est une matière ordinaire d'éducation physique dans les établissements secondaires. À l'étranger il s'est répandu, selon Nipponica, surtout en Europe, en 1972 une fédération européenne a été créée et en mai 2006 l'International Kyudo Federation, qui comptait en janvier 2019 28 pays et régions. Le lien du kyudo avec le zen est né, selon l'étude Yamada 2001, seulement après 1956, quand a paru la traduction japonaise du livre d'Herrigel.
Histoire
Nipponica indique que les plus anciens arcs japonais exhumés à ce jour datent du début de la période Jomon, sont d'un seul morceau de bois et mesurent moins de 1,5 m, un texte du IIIe siècle décrit déjà un arc japonais à poignée sous le milieu et un arc exhumé daté d'environ le Ve siècle mesure 2 m avec la poignée dans une proportion d'environ 7 pour 3. Aux périodes Nara et Heian se tenaient, selon Nipponica, à la cour et sous influence chinoise des tirs cérémoniels à pied et à cheval, et le tir à pied était assuré par des familles spécialisées, les Tomo et les Ki, autour desquelles se fixèrent les règles de maniement de l'arc et de la flèche. Au milieu de l'époque Heian fut inventé, selon Nipponica, un arc avec du bambou sur la face extérieure, à la charnière Heian-Kamakura un arc avec du bambou aussi à l'intérieur, et à Muromachi et plus tard d'autres types. Dans les comptes rendus de cérémonies de l'arc de la charnière Heian-Kamakura apparaissent, selon Nipponica, les Takeda et les Ogasawara comme familles du tir à cheval, et Heibonsha indique que les guerriers de la période Kamakura pratiquaient les tirs à cheval yabusame, inuoumono et kasagake ainsi que des tirs cérémoniels à pied et que là se trouvent les sources des cérémonies actuelles. Green fait remonter les débuts traditionnels jusqu'à l'empereur Jimmu, peut-être mythique, mentionne l'école Taishi-ryu vers l'an 600 et la fondation de Henmi-ryu, généralement tenue pour la première école de kyudo, environ 500 ans plus tard. Yamada 2001 écrit en revanche que des écoles organisées ne furent fondées qu'à partir de la guerre d'Onin (depuis 1467) et que la lignée ne peut être attestée par des sources de l'époque qu'à partir de Yoshida Shigekata (1463 à 1543) et de son fils Shigemasa, à qui l'aurait transmise Heki Danjo Masatsugu, dont certains savants contestent l'historicité.
Lire la suite
Heibonsha indique que l'arc et la flèche furent l'arme principale jusqu'au milieu du XVIe siècle, quand ils perdirent leur valeur pratique par la diffusion rapide des armes à feu portatives, et que l'arc était vénéré depuis l'Antiquité comme instrument sacré. À la période Edo, le kyudo s'est lié, selon Nipponica et Heibonsha, au zen et au confucianisme et se pratiquait comme exercice du corps et de l'esprit, Heibonsha ajoute que le nom kyudo ne s'est fixé qu'au début de l'ère Showa. Un chapitre particulier de la période Edo est le toshiya, le tir le long de la galerie du temple Sanjusangendo à Kyoto, que Nipponica décrit comme un tir sur une longueur de 66 ken (environ 120 m) dans un espace large d'environ 2,2 m et haut d'environ 5 m, Heibonsha place la première performance attestée en janvier 1606 et le meilleur résultat jamais surpassé fut établi, selon Nipponica, en 1686 par un archer de la province de Kii, qui fit traverser 8133 flèches sur 13053. Après la restauration de Meiji, selon Heibonsha, le tir à l'arc a officiellement disparu et n'a été cultivé qu'en dehors des autorités, depuis la fondation de la Dainippon Butokukai à Kyoto en 1895 il est revenu, dans les écoles comme activité extrascolaire et en 1936 il fut autorisé comme matière ordinaire. L'étude Goka 2020 établit que le changement de nom des clubs scolaires de kyujutsu en kyudo a commencé en 1911, a pris de la vitesse en 1919 et était presque achevé en 1932, dans les publications la transition est visible depuis un livre de 1918 et après 1933 l'auteur n'a plus trouvé le mot kyujutsu, la raison étant l'accent mis sur l'aspect spirituel, sur la forme duquel les archers divergeaient. Après la Seconde Guerre mondiale le kyudo fut, selon Heibonsha, interdit pendant un temps, en 1949 la fédération fut créée (Heibonsha et Britannica indiquent Zen Nihon Kyudo Renmei, Nipponica Nihon Kyudo Renmei et le nom actuel seulement depuis 1957, Wikipédia en japonais indique que la nouvelle Nihon Kyudo Renmei fut créée le 3 avril 1949, la fédération elle-même écrit le 22 mai 1949, et en 1953 elle devint une fondation), depuis 1951 le kyudo pouvait être pratiqué dans les écoles et depuis 1967 c'est une matière ordinaire d'éducation physique dans les établissements secondaires. Wikipédia en japonais indique qu'en août 1953 parut le premier tome du manuel Kyudo kyohon, qui fixa le shaho hassetsu et reprit les usages cérémoniels surtout de l'Ogasawara-ryu. Nipponica ajoute que depuis les années quarante de l'ère Showa on fabrique des arcs en fibres de verre et de carbone, qu'en 1972 fut créée une fédération européenne de kyudo et en mai 2006 l'International Kyudo Federation.
Ce qui le distingue
Wikipédia en japonais décrit les différences avec le tir à l'arc sportif (archery) : la prise de la corde dans l'archery part du type méditerranéen à trois doigts et dans le kyudo du type mongol, ce que confirme Nipponica, la flèche se place dans le kyudo du côté droit de l'arc et l'arc n'a ni stabilisateur, ni viseur, ni clicker, et la fédération interdit, dans sa partie sur l'équipement, le viseur et la marque sur l'arc. Green écrit que le tireur japonais tire la corde vers l'épaule droite, non vers le menton, et que les flèches japonaises sont donc plus longues. L'étude Goka 2025 atteste qu'après l'inclusion du tir à l'arc aux Jeux olympiques en 1957, la fédération a cherché à faire participer le kyudo aux Jeux de 1964, qu'on reconnaissait parmi les tireurs que la précision du kyudo est moindre que celle de l'archery, qu'on envisageait de modifier l'équipement et la technique, et que les règles de compétition ont été changées. Wikipédia en japonais ajoute qu'en 1958 la fédération a adhéré à la fédération internationale de tir à l'arc et qu'en 1968 elle a cédé son affiliation à la fédération japonaise de tir à l'arc.
Lire la suite
Wikipédia en japonais indique que la plupart des pratiquants n'appartiennent à aucune école et s'entraînent selon la méthode de la fédération, et il existe en outre Ogasawara-ryu, Heki-ryu, Honda-ryu, Yamato-ryu et Chikurin-ryu. Maypedia et Britannica citent comme écoles principales Ogasawara-ryu (selon Maypedia cérémonies et tir à cheval) et Heki-ryu (tir). Maypedia qualifie yabusame et kasagake de vestiges d'anciens tirs de compétition, tandis que Yamada 2001 voit dans la distance fixe de 28 m des pas de tir actuels la continuation du tir à pied. Selon Nipponica, il se distingue des autres budo en ce qu'il n'est pas un duel avec un adversaire, et la fédération écrit à ce propos que dans le monde de l'arc il n'y a pas d'ennemi et que le seul ennemi est son propre esprit vacillant.
Technique
Nipponica indique comme longueur de base de l'arc 7 shaku 3 sun (221 cm) et, selon l'allonge de l'archer, aussi des arcs de 2 sun de plus (227 cm) et de 3 sun de moins (212 cm), l'arc a cinq courbes différentes et la poignée est à peu près au tiers depuis le bas, ce qui selon Heibonsha augmente le rebond et protège l'arc de la casse. La force de l'arc s'exprime aujourd'hui en poids de ressort à 85 cm d'ouverture, en kilogrammes, autrefois, selon Nipponica, par le nombre de personnes nécessaires pour le bander. Les règles de la Zen Nihon Kyudo Renmei exigent un arc japonais standard de 221 cm avec la poignée à environ un tiers de l'extrémité, et la fédération ajoute que l'arc doit être sans viseur ni repère. La flèche se compose, selon Nipponica, d'un fût, de plumes, d'une pointe et d'une encoche pour la corde, le fût est en bambou, aujourd'hui aussi duralumin ou carbone, les plumes sont surtout d'aigle et d'épervier, deux flèches forment une main, on utilise souvent un jeu de quatre ou six, et Heibonsha nomme la première flèche haya et la seconde otoya. Le yugake est, selon Nipponica, un gant en peau de cerf de la main droite protégeant la base du pouce, divisé selon la forme en mitsugake, yotsugake et morogake, et la prise de la corde correspond au type mongol.
Lire la suite
Les huit étapes du shaho hassetsu sont données à l'identique par Nipponica, Daijisen, Britannica et la fédération : ashibumi, dozukuri, yugamae, uchiokoshi, hikiwake, kai, hanare et zanshin, et Nipponica ajoute que les huit actuelles sont nées dans la première moitié de l'ère Showa par l'ajout de zanshin aux sept voies antérieures et que des divisions plus anciennes comptaient cinq, sept ou douze parties. Green donne comme huitième étape yudaoshi au lieu de zanshin, le retour à la posture après le tir. Dans son texte sur le tir, la fédération décrit l'ashibumi comme un écartement d'environ 60 degrés selon l'allonge, les bouts des gros orteils alignés avec le centre de la cible, le dozukuri comme la pose de l'arc sur le genou gauche et de la main droite sur la hanche droite avec le centre de gravité au milieu du corps, le yugamae comme la pose de la main droite sur la corde, l'ajustement de la main gauche (tenouchi) et seulement ensuite le regard sur la cible (monomi), l'uchiokoshi comme l'élévation des deux poings légèrement au-dessus de la ligne du front et le hikiwake comme la traction par la position daisan également des deux côtés. Le kai est, selon la fédération, le moment où la traction est achevée et où corps et esprit ne font qu'un, Nipponica mentionne le contact de la corde avec la poitrine (munazuru) et de la flèche avec la joue (hozuke). Le hanare est, selon Nipponica, techniquement la phase la plus difficile et l'idéal est un réflexe né de la pratique, le zanshin est l'état du corps et de l'esprit après le tir, que la fédération appelle la somme du tir, puis vient le yudaoshi. La fédération souligne que les huit mouvements doivent former une seule suite continue.
Entraînement
La Zen Nihon Kyudo Renmei indique qu'il n'y a en principe aucune limite d'âge ni de sexe, les débutants commencent avec un arc faible et peuvent utiliser l'équipement du dojo. La force d'arc convenable est, selon la fédération, généralement la moitié de celle que l'archer lève jusqu'à l'uchiokoshi et, au début, environ un tiers à un quart. Avant la première étape, on détermine l'allonge d'après la longueur des bras de l'archer, plus 5 à 6 cm par sécurité. Pour l'entraînement servent, selon la fédération, le makiwara, une botte de paille solidement liée d'idéalement 45 à 54 cm de diamètre, sur laquelle on tire à une longueur d'arc (environ 2 m), et un arc en caoutchouc pour travailler la forme. La cible est suspendue à un talus d'argile et de sable appelé azuchi, qui est, selon Nipponica, large comme tout le stand de tir et a un toit contre la pluie. La tenue est, selon les règles de la fédération, le kyudogi avec hakama et tabi blancs ou un vêtement japonais, que le règlement d'examen exige des titres kyoshi et renshi et à partir du cinquième dan.
Lire la suite
Nipponica écrit que la qualité du mouvement en kyudo dépend peu de l'âge, du sexe, de la force et de la corpulence, qu'on exige d'un mouvement très statique un mouvement dynamique immédiat, ce qui demande un esprit calme et une stricte maîtrise de soi, et que la bonté ou la mauvaise qualité de l'esprit et de la technique de l'archer se reflète directement dans le résultat, d'où l'exigence d'introspection, d'harmonie, de maîtrise de soi et d'humilité. Green distingue trois degrés d'habileté : atteindre la cible, transpercer la cible comme un ennemi et l'état dans lequel l'archer a unifié esprit, corps et arc, que Green désigne comme le vrai but du kyudo.
Grades et progression
La Zen Nihon Kyudo Renmei décerne, selon son règlement d'examen, cinq grades kyu du cinquième au premier, dix grades dan du premier au dixième et trois titres : renshi, kyoshi et hanshi. Le renshi exige au moins le cinquième dan, le kyoshi le titre de renshi et le hanshi celui de kyoshi. Le titre de hanshi et les neuvième et dixième dan s'obtiennent non par examen, mais par sélection du conseil. Les huitième et septième dan se décident par l'évaluation du tir et un essai, du sixième au premier par l'évaluation du tir et un examen écrit, les kyu d'après le résultat du tir. Les dan s'obtiennent grade par grade, les kyu peuvent être sautés. Jusqu'au cinquième dan inclus, cinq mois d'attente depuis le grade précédent sont nécessaires, à partir du sixième dan un an, pour le renshi un an depuis le cinquième dan et pour le kyoshi deux ans depuis le renshi ou un an depuis le sixième dan. Les délais peuvent être raccourcis selon la date de l'examen.
Lire la suite
Les critères du règlement disent par exemple, pour le premier dan, que la forme du tir et le taihai sont conformes aux règles et les touches non dispersées, pour le quatrième dan forme ferme, taihai calme, respiration correcte, hanare net et touches fiables, pour le sixième dan forme, technique et taihai remarquables, pour le huitième dan une maîtrise mûre. Les critères unifiés de la fédération indiquent qu'au deuxième dan la touche n'est pas évaluée, au troisième une touche assez sûre et au quatrième une touche dans la zone de certitude, et qu'au cinquième dan le taihai exige un vêtement japonais et la tenue prescrite pour tirer assis. La fédération organise les examens comme centraux (pour le kyoshi et du sixième au huitième dan), à l'étranger, associés (jusqu'au cinquième dan) et locaux (jusqu'au quatrième dan, au moins deux fois par an). Selon le règlement, le détenteur d'un titre ou d'un grade doit préserver la dignité, et en cas de conduite qui la déshonore, le grade peut être retiré. Selon Wikipédia en anglais, les ceintures de couleur ne se portent pas en kyudo, et l'année 1923, qu'elle donne pour l'introduction des grades par la Dainippon Butokukai, nous n'avons pas pu la vérifier dans les sources de la fédération. Son règlement date son origine du 25 septembre 1953.
Compétition
Les règles de compétition de la Zen Nihon Kyudo Renmei ont été fixées pour la première fois le 1er septembre 1949 et révisées pour la dernière fois en 2025. Les disciplines sont le kinteki et l'enteki, avec individuels et équipes de trois tireurs ou plus. Le kinteki se tire à 28 m, en principe assis, chaque tireur a sa propre cible, il y a au plus cinq tireurs par poste, la cible kasumi ou hoshi mesure 36 cm de diamètre, ou la hoshi 24 cm, le centre de la cible est à 27 cm du sol et la surface est inclinée de 5 degrés vers l'arrière. L'enteki se tire à 60 m debout sur une cible kasumi de 100, 79 ou 50 cm de diamètre ou sur une cible à points de 100 cm, le centre est à 97 cm du sol avec une inclinaison de 15 degrés. Heibonsha donne aussi 50 m pour l'enteki et Britannica mentionne aussi une compétition à la distance de portée.
Lire la suite
Selon les règles, le résultat est déterminé par le nombre de touches, par des points selon l'emplacement de la touche sur une cible circulaire ou par la notation de juges qui évaluent le tir dans son ensemble selon des critères particuliers, touche comprise, et les méthodes peuvent être combinées. Nipponica indique que le nombre de touches est le plus courant, que la notation par les juges sert dans la qualification du championnat du Japon et qu'en cas d'égalité de touches on tire parfois de nouveau. Sur la cible à points de l'enteki, le jaune vaut 10 points, le rouge 9, le bleu 7, le noir 5 et le blanc 3. Une touche signifie que la pointe a transpercé la surface de la cible et est restée à l'intérieur du cadre, et sont nuls la flèche qui glisse sur le sol, le rebond ou la flèche tombée de la corde après l'encochage. Pour 2026, la fédération indique parmi les compétitions nationales le 77e Zen Nihon Kyudo Taikai en mai, le 77e championnat du Japon masculin et le 59e féminin en septembre, le 77e championnat d'enteki en octobre et le 151e tournoi dédié au sanctuaire Meiji jingu le 3 novembre. Britannica indique que le tournoi de tout le Japon a lieu depuis 1950.
Aujourd'hui
La Zen Nihon Kyudo Renmei (All Nippon Kyudo Federation) est une fondation d'utilité publique autorisée depuis le 1er novembre 2011, basée à Shinjuku, à Tokyo, dans le bâtiment Japan Sport Olympic Square, et dont les membres sont les fédérations préfectorales. Selon ses statuts, elle forme des responsables, élève le niveau de compétition, décerne des titres, évalue les grades et diffuse le kyudo au Japon et à l'étranger, et Nipponica cite la formation d'entraîneurs, les examens de titres et grades et l'organisation de compétitions. Pour 2026, la fédération annonce plusieurs compétitions nationales, dont le championnat du Japon masculin et féminin et le championnat d'enteki. Nipponica indique que le kyudo s'est répandu après la guerre surtout en Europe, qu'une fédération européenne est née en 1972 et, en mai 2006, l'International Kyudo Federation, qui comptait 28 pays et régions en janvier 2019, et Heibonsha cite plus de pratiquants en Allemagne, en Italie et en France. Depuis 1967, le kyudo est, selon Nipponica, une matière ordinaire d'éducation physique dans le secondaire japonais. Wikipédia en japonais indique que la plupart des pratiquants n'appartiennent à aucune école et s'entraînent selon la méthode de la fédération.
Le saviez-vous
Le livre d'Eugen Herrigel Zen in der Kunst des Bogenschiessens (1948) se lit comme un exposé de la culture japonaise, mais Yamada Shoji montre dans deux études (1999, 2001) comment est né le mythe du zen dans le tir à l'arc : le maître de Herrigel, Awa Kenzo (de 1880 à 1939), a élaboré sa propre doctrine à partir d'une expérience mystique, n'avait lui-même aucune expérience zen, et les épisodes centraux énigmatiques du livre se sont déroulés, selon Yamada, sans interprète ou par une traduction délibérément libre. Le lien du kyudo avec le zen ne s'est imposé au Japon, selon Yamada, qu'après la traduction japonaise du livre en 1956, et ceux qui pratiquent le kyudo dans l'entraînement zen y sont extrêmement rares, tandis que dans une enquête de l'université de Tsukuba de 1983, 61,1 % des pratiquants ouest-allemands ont déclaré s'intéresser au zen. Selon Yamada, Awa Kenzo a d'abord pratiqué le Heki-ryu de la branche Sekka, puis de la branche Chikurin auprès de Honda Toshizane, deux lignées spécialisées dans le toshiya, et touchait paraît-il la cible presque cent fois sur cent. Le toshiya, tir le long de la galerie du temple Sanjusangendo sur 66 ken (environ 120 m), est devenu selon Daijisen à l'époque Edo une compétition de meilleurs résultats en nombre de flèches, et Nipponica donne une liste de 41 tireurs et une performance inégalée de 1686, 8133 flèches ayant traversé sur 13053.
Styles et Branches
Tir à l'arc à cheval japonais : au galop, le cavalier vise trois cibles en bois le long de la piste. Aujourd'hui surtout cérémonie shintoïste, comme au Tsurugaoka Hachimangu de Kamakura.
Tir à l'arc à cheval japonais sur cible éloignée, l'une des trois disciplines médiévales. Cible : le chapeau de l'archer, puis un disque de cuir. La flèche a une tête creuse, sans pointe.
Questions fréquentes
Quelle est la longueur de l'arc japonais et pourquoi la poignée est-elle placée en bas ?
La longueur de base est, selon Nipponica et la Zen Nihon Kyudo Renmei, de 7 shaku 3 sun (221 cm), et selon l'allonge on utilise aussi des arcs de 227 et 212 cm. La poignée se situe à peu près au tiers depuis le bas, ce qui selon Heibonsha augmente le rebond et protège l'arc de la rupture, et cette longueur s'est fixée selon elle dès l'époque Nara.
Quels grades et titres sont décernés en kyudo ?
La Zen Nihon Kyudo Renmei décerne cinq grades kyu, dix dan et les titres renshi, kyoshi et hanshi. Les dan s'obtiennent grade par grade, on peut sauter les kyu, et hanshi et les neuvième et dixième dan sont décernés par sélection du conseil. Selon Wikipédia en anglais, on ne porte pas de ceintures de couleur en kyudo.
Le kyudo est-il lié au zen ?
Les sources divergent. Nipponica et Heibonsha écrivent sur un lien avec le zen et le confucianisme à l'époque Edo, mais Yamada 2001 atteste que les textes d'avant-guerre sur le tir à l'arc ne mentionnent presque pas le zen et que le lien ne s'est répandu qu'après la traduction japonaise du livre de Herrigel en 1956.
Styles similaires
Sélectionnés selon la correspondance du profil, non selon la filiation historique.