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Eskrima

Arts martiaux philippins au bâton, au couteau et à mains nues, art martial et sport national des Philippines depuis 2009. Sans fondateur ni échelle de grades communs.

Fiche Technique

Maîtres et personnalités
Pays d'originePhilippines
RégionAsie
Objectif PrincipalPercussion
Niveau de contactContact léger · Plein contact (selon le style)

Caractère et Origine

StatutVivant et organisé
LignéeTraditionnel
Époque d'origineXXe siècle

Entraînement

TenueAucune tenue particulière
SparringContact léger · Plein contact (selon le style)
Rôle des armesArmes au cœur
Rôle des formesFormes facultatives
Fréquence habituelle2 × par semaine

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants courants
Adapté aux seniorsAdapté aux seniors
Risque de blessure4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

Format de compétitionMixte
Catégories de poidsOui
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés1–10 millions

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsImportant
Coups de piedMarginal
ProjectionsMarginal
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsImportant
ArmesCentral

Comparaisons

Eskrima vs. Krav-maga→

Catalogues et Bases de données pour Eskrima

⚔️ Armes Traditionnelles4 articles · à travers 15 styles
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👊 Base de données des techniques3 articles · à travers 15 styles
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📖 Glossaire1 articles · à travers 15 styles
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👥 Personnalités et maîtres14 articles · à travers 15 styles
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🎬 Eskrima dans la culture7 articles · à travers 15 styles
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À propos de Eskrima

Eskrima, arnis et kali sont des noms d’arts martiaux philippins dans lesquels on s’exerce avec le bâton, le couteau et les mains nues. La loi Republic Act 9850 de 2009 a déclaré l’arnis art martial et sport national des Philippines. Le mot eskrima vient de l’espagnol esgrima (escrime), le terme kali n’est attesté que depuis 1948.

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L’Eskrima n’a ni un fondateur ni une année de naissance. Les pratiquants philippins invoquent souvent la bataille de Mactan (1521), mais les rapports espagnols du XVIe au XIXe siècle ne nomment aucune méthode de combat autochtone. Ce sont des systèmes particuliers qui sont documentés : le club Doce Pares à Cebu en 1932, Balintawak dans les années cinquante du XXe siècle, le Modern Arnis de Remy Presas en 1966 et le Pekiti-Tirsia, dont la tradition familiale remonte à 1897. Les bâtons en rotin ou en kamagong mesurent en général 61 à 71 centimètres. On s’exerce avec un bâton, avec deux bâtons, avec bâton et dague (espada y daga), avec le couteau et sans arme, à trois distances : corto, medio et largo. Le nombre d’angles d’attaque varie selon l’école. Dans de nombreux systèmes, les techniques à mains nues dérivent du travail avec la dague et le bâton. Le sparring traditionnel se passait sans contact de l’arme avec le corps. Dans les compétitions actuelles (WEKAF, ARPI et d’autres organisations), on se bat avec un bâton rembourré, casque et protections, et à côté du combat on note aussi les formes anyo. L’arnis a été un sport officiel des SEA Games à Manille en 2005. Il n’existe pas de système de grades uniforme, le Modern Arnis connaît par exemple les ceintures et les titres de Lakan et de Dayang.

Histoire

Eskrima, arnis et kali sont des noms désignant une famille de systèmes de combat philippins, avec ou sans armes, et non un style unique. Le mot eskrima vient de l'espagnol esgrima (escrime), l'origine du mot arnis est incertaine et le terme kali n'est attesté que depuis 1948 chez Buenaventura Mirafuente. Les pratiquants invoquent souvent la bataille de Mactan (1521), mais les rapports espagnols du XVIe au XIXe siècle ne mentionnent aucune méthode de combat indigène. Nous n'avons trouvé aucune interdiction documentée de l'entraînement par les Espagnols. L'eskrima n'a ni fondateur unique ni année d'origine. Les systèmes individuels sont documentés : le club Doce Pares a été fondé en 1932 à Cebu par douze eskrimadors, Balintawak a été fondé dans les années cinquante à Cebu par Venancio Bacon, Modern Arnis a été créé par Remy Presas et Pekiti-Tirsia découle de l'art familial des Tortal, dont la transmission remonte à 1897.

Technique

Les bâtons en rotin ou en kamagong mesurent en général 24 à 28 pouces (61 à 71 cm), le long bâton largo mano 28 à 36 pouces et la dague en bois 12 à 14 pouces. On s’exerce avec un bâton, avec deux bâtons, avec bâton et dague (espada y daga), avec le couteau et sans arme, et dans de nombreux systèmes les techniques à mains nues dérivent du travail avec la dague et le bâton. Le combat se divise en distances corto, medio et largo, le jeu de jambes connaît serrada, fraile et retirada, et les positions, les blocages et les désarmements reposent sur la géométrie du triangle. Le nombre d’angles d’attaque varie selon l’école : Balintawak a douze frappes de base, Pekiti-Tirsia un système de 64 attaques. Les notions de defanging the snake (atteinte à la main armée), sinawali (entrelacement de deux bâtons) et tapi-tapi (clés de bâton) sont attestées dans le Modern Arnis.

Entraînement

L’entraînement repose sur des exercices à deux. Au Doce Pares, l’exercice hubud-lubud sert à travailler les réactions rapides. Venancio Bacon enseignait Balintawak dans un ordre aléatoire de la matière, José Villasin a ensuite construit un programme par groupes, d’après lequel enseignent aujourd’hui la plupart des instructeurs de ce système. Remy Presas a introduit le travail bâton contre bâton, qui a permis l’enseignement dans les écoles, et le but du Modern Arnis était de réduire le risque de blessure à l’entraînement. Le sparring traditionnel se passait sans contact de l’arme avec le corps et reposait sur l’habileté et la retenue, aujourd’hui les pratiquants portent souvent des protections de la tête et des mains ou utilisent des bâtons rembourrés. Nous n’avons pas trouvé la proportion entre travail avec et sans arme ni la part du sparring dans la séance.

Grades et progression

Nous n'avons pas trouvé de système de grades unique pour tous les systèmes d'eskrima. Selon l'organisation, le Modern Arnis a 10 ou 11 grades de ceinture noire nommés avec des nombres tagalogs de Isa à Sampu, les hommes portent le titre Lakan et les femmes Dayang, les ceintures noires ont traditionnellement un liseré rouge et certains groupes ajoutent un grade zéro d'essai. Le Pekiti-Tirsia décrit des spécialisations d'entraînement de A à E plutôt que des grades. Nous n'avons pas trouvé les grades complets du Doce Pares, et The Freeman a indiqué seulement en 2016 que Ciriaco Cañete détenait le 12e grade de ceinture noire. Nous n'avons pas trouvé les grades du Balintawak et du Serrada ni leur reconnaissance entre systèmes. Dans le Pekiti-Tirsia, Philippine Star mentionne les titres Maginoo-Mandala pour les anciens et Mandatus First Hagdan pour un représentant autorisé, que Leo Gaje a accordé à Uli Weidle environ deux ans après la fondation de PTK Europe et après huit ans d'entraînement. Hors des clubs, l'arnis s'enseigne dans l'éducation publique : un module du Department of Education pour l'éducation physique de 7e année lui est consacré, et la ville de Sorsogon propose aux enseignants un cours pour apprendre à entraîner et à arbitrer des tournois.

Pour qui

Les règles de l’i-ARNIS répartissent l’anyo en catégories d’enfants de 7 à 12 ans, de jeunes de 13 à 17 ans et d’adultes dès 18 ans. Le plein contact commence dans la catégorie de 13 à 17 ans avec sept divisions de poids et un bâton rembourré plus court, 27 pouces au lieu de 30, les adultes concourent en huit catégories de poids. Aux Philippines, un programme scolaire du ministère de l’Éducation DepEd existe depuis 2006, et à la compétition Palarong Pambansa, des élèves du primaire ont rejoint l’arnis en 2011. Nous n’avons trouvé ni l’âge minimal de début ni d’étude sur les blessures chez les enfants. Lipardo et coll. (Philippine Journal of Physical Therapy 2022) ont publié le protocole d’une étude d’un programme d’arnis pour des adultes âgés en bonne santé, 40 à 60 minutes trois fois par semaine pendant 12 semaines, le protocole n’indique pas de résultats.

Compétition

On concourt en combat (labanan) et en formes (anyo). Au labanan, on se bat avec un bâton rembourré en protection complète et un point s'obtient en touchant l'adversaire. La WEKAF, que Cebu Daily News dit fondée en 1980 par Dionisio Cañete, organise un championnat du monde tous les deux ans, le premier en août 1989 à Cebu. L'ARPI a été fondée en 1986. Aux SEA Games, l'arnis a été sport de démonstration en 1991, sport officiel à Manille en 2005 et est réapparu en 2019. Ce n'est pas un sport olympique. Les règlements diffèrent. Selon les règles i-ARNIS, le plein contact se dispute en deux manches gagnantes sur trois de deux minutes au plus, et constituent notamment des fautes un coup de pointe à la tête, un coup à l'entrejambe ou le fait de tenir le bâton de l'adversaire. L'anyo est noté par sept juges dans les catégories une arme, deux armes et épée et dague.

Équipement

Nous n'avons pas trouvé de tenue prescrite pour l'entraînement courant. Green (2001) indique que le rotin sert à l'entraînement sûr et les bois durs bahi et kamagong au combat, à côté de lames en aluminium et de couteaux d'entraînement en acier. Il n'existe pas de règles de compétition uniformes et, selon Philippine Star en 2017, l'équipement varie aussi : dans le sud des Philippines on combat avec des bâtons non rembourrés (live stick) en protection intégrale proche du kendo, à Luçon avec des bâtons rembourrés, des gilets, des casques et une coquille. Les règles de la fédération i-ARNIS de 2015 prescrivent pour les adultes un casque à masque, une protection du corps et de l'entrejambe, des protège-avant-bras et tibias et un bâton rembourré de mousse de 30 pouces (76,2 cm). Chaque compétiteur a un bâton rouge et un bleu, porte un t-shirt blanc, un pantalon rouge ample et des chaussures blanches, et ne peut porter ni bijoux ni montre. Selon Wikipédia en anglais, les Dog Brothers combattent avec un ou deux bâtons longs généralement de 30 à 36 pouces, en masque d'escrime et gants, parfois en masque seul.

Philosophie

Nous n'avons pas trouvé de philosophie commune à tous les systèmes d'eskrima, chaque système se fixe ses propres buts. L'État philippin attribue pourtant à l'arnis une mission éducative. La Republic Act 9850 de décembre 2009 l'a déclaré art martial et sport national afin d'inculquer le patriotisme, le nationalisme et le respect des héros et symboles nationaux. Le module du Department of Education pour la 7e année, de 2022, présente l'arnis comme une voie vers l'identité nationale. Dans un article pour Rapid Journal en 1997, Bot Jocano a cité comme exemple de l'expérience culturelle philippine la relative informalité de la plupart des pratiques d'arnis et l'a liée aux relations cordiales entre pratiquants. Selon un hommage dans le magazine MartialTalk en 2003, Remy Presas a développé le Modern Arnis comme système axé sur l'autodéfense. Le Pekiti-Tirsia est décrit comme un système axé sur le combat, non sur le sport, et selon Philippine Star, Leo Gaje voulait l'enseigner sous sa forme pure sans le mélanger à d'autres arts, surtout non philippins.

Styles et écoles

L'eskrima n'a pas d'organisation unique. Selon le site d'information Rappler, plusieurs organisations nationales coexistaient en 2012, parmi lesquelles ARPI, NARAPHIL, DEAAP, IKAEF et IMAF. L'origine de l'art est, selon Rappler, incertaine. Outre la théorie d'une naissance sous la colonisation espagnole, il existe une théorie d'un lien avec les empires Majapahit et Srivijaya, fondée sur des ressemblances linguistiques. La forme sportive moderne de l'arnis a été créée avec l'aide de Remy Presas et de Federico Lazo. Presas est né en 1936 à Hinigaran, sur l'île de Negros, où son grand-père l'initia à six ans à l'art alors appelé kali. À quatorze ans, il parcourait les villes des Visayas et étudia à Cebu auprès de Rodolfo Moncal, Timoteo Maranga et Venancio Bacon. Plus tard, il ouvrit une salle de sport à Bacolod et enseigna l'éducation physique dans une université, et de ses recherches naquit, selon son frère Robert, le contenu que le ministère de l'éducation reprit dans l'enseignement. Il mourut le 8 août 2001. Dionisio Cañete, qui dirige l'organisation Doce Pares, a rédigé les règles par lesquelles l'arnis a été formalisé comme sport et, selon Cebu Daily News, a fondé en 1980 la fédération WEKAF. En compétition, on distingue anyo, la présentation de formes, et laban, le combat au bâton.

Aujourd'hui

La loi Republic Act 9850 du 11 décembre 2009 a déclaré l’arnis art martial et sport national des Philippines et a prescrit qu’il soit la première compétition du premier jour du Palarong Pambansa. Il y a plusieurs organisations en parallèle, le Modern Arnis s’est divisé après 2001 entre IMAFP, DAV, IMAF et WMAA. Aux États-Unis, l’Eskrima a été apportée par Angel Cabales (Serrada, Stockton 1966), Leo Gaje (1972) et Remy Presas (1974). Dan Inosanto est vice-président de Lameco International, qui poursuit l’Eskrima d’Edgar Sulite, et c’est dans son académie que sont nés en 1986 les Dog Brothers. Le programme d’arts martiaux des Marines américains MCMAP s’inspire entre autres de l’Eskrima, et depuis le début du XXIe siècle certaines écoles de Krav Maga ajoutent arnis, kali et escrima.

Dans la culture

L'arnis est un symbole national philippin. La loi Republic Act 9850 du 11 décembre 2009 l'a proclamé art martial et sport national des Philippines et en a fait la première compétition du premier jour des jeux scolaires annuels Palarong Pambansa. Elle a chargé de son application la Commission philippine des sports, avec le ministère de l'éducation et la commission nationale de la culture. Le documentaire Eskrimadors de 2010 a présenté les grands maîtres cebuano Ciriaco et Dionisio Cañete et Uno Caburnay. Dan Inosanto a fait entrer l'eskrima au cinéma. Selon l'Inquirer, il l'a fait connaître à Bruce Lee, qui l'a d'abord jugée avec scepticisme, puis a utilisé deux bâtons dans Enter the Dragon. Dans Game of Death, Lee et Inosanto combattent avec des bâtons et des nunchakus. L'élève d'Inosanto, Jeff Imada, a chorégraphié selon le Philippine Star les combats de la série consacrée à Jason Bourne et a enseigné les arts martiaux philippins à Matt Damon. Selon Denzel Washington, Imada l'a aussi entraîné pour le film The Book of Eli. Après son installation aux États-Unis, Remy Presas a participé comme consultant à des productions hollywoodiennes.

Le saviez-vous

Sous la domination espagnole, selon l'une des théories que rapporte Rappler, les Philippins s'entraînaient avec des bâtons déguisés en danse populaire. L'arnis fut un sport de démonstration des Jeux d'Asie du Sud-Est à Manille en 1991, où les Philippines remportèrent 14 médailles. Aux jeux de 2019, l'équipe philippine remporta 20 médailles, dont 14 d'or, et le Sénat philippin la qualifia d'équipe la plus performante des jeux. Le premier championnat du monde WEKAF eut lieu du 11 au 13 août 1989 dans le gymnase de la University of the Visayas à Cebu. Au 16e championnat en 2022 à Mandaue, l'équipe philippine remporta 418 médailles. Le Comité olympique philippin a exclu en novembre 2018 l'association nationale Arnis Philippines (ARPI), qui ne recevait plus de financement public depuis 2010.

Styles et Branches

Pekiti-Tirsia Kali

Système de combat philippin à la lame et au bâton, lié à la famille Tortal et à Leo Gaje, qui l'a diffusé aux États-Unis dès 1972. Le Corps des Marines philippin l'enseigne.

Modern Arnis

Système philippin d'arnis développé par Remy Presas, originaire de l'île de Negros. Dès le milieu des années 1970, il l'a diffusé par des séminaires aux États-Unis et ailleurs.

Balintawak Arnis

Système de combat philippin à un seul bâton, fondé à Cebu en 1952 par Venancio Bacon après son départ du club Doce Pares. Il porte le nom de la rue Balintawak.

Dumog (Lutte philippine)

Lutte philippine que Green range parmi les composantes sans arme du combat philippin. À Antique, elle se pratique encore comme jeu de lutte populaire à Pâques et lors de la fiesta.

Kombatan

Système philippin d'Ernesto Presas, selon l'organisation et Wikipédia frère cadet de Remy Presas. Selon Presas Style Kombatan, il est né du changement de nom de sa forme du Modern Arnis.

Cabales Serrada Escrima

Eskrima philippine d'Angel Cabales pour le combat au bâton court à courte distance. Son école de Stockton, créée en 1966, fut selon Wiley la première école publique des États-Unis.

Doce Pares

Système philippin d'eskrima de Cebu, dont la presse de Cebu situe le début en 1932 et le relie à la famille Cañete. Dionisio Cañete en a fondé la fédération WEKAF.

Dog Brothers Martial Arts

Groupe américain de combattants au bâton fondé en 1988 en Californie. Il combat seulement avec masque et gants, sans arbitres ni prix, et le système DBMA en est issu.

Inayan Eskrima

Système américain d'eskrima de Mike Inay, selon Wikipédia en anglais élève de Max Sarmiento et d'Angel Cabales. Selon Wikipédia en anglais, il réunit sept styles d'eskrima distincts.

Kabaroan Eskrima

Eskrima familial ilocano des Estalilla, aux armes plus longues et plus lourdes. Wiley le divise en sencilla, bambolia et compuesta.

Kalis Ilustrisimo

Art philippin d'Antonio Ilustrisimo, dit Tatang. Wiley le décrit comme une fusion de l'eskrima des Visayas et du kali de l'archipel de Sulu.

Kuntaw

Le kuntaw est un art historique du peuple Samal du sud des Philippines et le système moderne kuntaw lima-lima, dont le fondateur Carlito A. Lanada le distingue du kun-tao chinois.

Lameco Eskrima

Eskrima d'Edgar Sulite, composée à partir de l'enseignement de plusieurs maîtres philippins. Selon Wiley, le nom réunit larga mano, medio et corto.

Sayoc Kali

Système philippin de combat avec des armes à lame que, selon son propre site, Christopher Sayoc a fondé en 1985. Le site le décrit par la devise All Blade, All the Time.

Villabrille-Largusa Kali

Système philippin de kali de Floro Villabrille, organisé selon le site de l'école par son successeur Ben Largusa. L'école indique enseigner armes, combat à mains nues et coups de pied.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'eskrima ?

L'eskrima est un art martial philippin avec ou sans arme, appelé aussi arnis ou kali. La loi philippine Republic Act 9850 définit l'arnis comme l'art martial et sport autochtone philippin pratiqué avec des bâtons, les mains nues et les pieds.

Quelle est la différence entre l'arnis, l'eskrima et le kali ?

Ce sont des noms d'une même famille de systèmes philippins. Le mot eskrima vient de l'espagnol esgrima, escrime, l'origine du mot arnis est incertaine et le terme kali n'est attesté que depuis 1948. La loi philippine utilise le nom arnis.

L'arnis est-il le sport national des Philippines ?

Oui. La Republic Act 9850, signée le 11 décembre 2009 par la présidente Gloria Macapagal-Arroyo, a déclaré l'arnis art martial et sport national des Philippines. Selon elle, l'arnis ouvre chaque édition des jeux scolaires Palarong Pambansa.

Quelles armes utilise-t-on en eskrima ?

L'arme de base est le bâton, dont découle aussi le travail à mains nues et aux pieds. Aux jeux scolaires Palarong Pambansa, on concourait en formes anyo avec deux bâtons et en combat laban avec un bâton. Les bâtons sont fabriqués en rotin ou en bois dur kamagong, et les formes de compétition incluent aussi l'épée et la dague.

Quelles sont les compétitions en arnis ?

On concourt en combat avec bâton rembourré en protection complète et en formes. La fédération WEKAF organise un championnat du monde tous les deux ans depuis 1989. L'arnis figurait aux Jeux d'Asie du Sud-Est en 1991, 2005 et 2019, mais n'est pas un sport olympique.

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