Pekiti-Tirsia Kali
Système de combat philippin à la lame et au bâton, lié à la famille Tortal et à Leo Gaje, qui l'a diffusé aux États-Unis dès 1972. Le Corps des Marines philippin l'enseigne.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Pekiti-Tirsia Kali
À propos de Pekiti-Tirsia Kali
Le Pekiti-Tirsia Kali est un système de combat philippin qui, selon un article du Corps des Marines des États-Unis de 2008, emploie lames et bâtons. Le même article indique que Norberto Tortal a fondé le système en 1897. La Wikipédia en anglais situe aussi son origine en 1897 chez Norberto Tortal et précise que son petit-fils Conrado Tortal l'a développé entre 1930 et 1936. Black Belt écrit que Leo Gaje, né en 1938 sur l'île de Negros, a étudié dès six ans auprès de son grand-père Conrado Tortal. Selon la Wikipédia en anglais et l'Alberta Filipino Journal, Gaje s'est installé aux États-Unis en 1972. L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) le présente comme diffuseur des arts martiaux philippins en Australie, au Canada, en Allemagne, au Royaume-Uni et aux USA, et range le Pekiti-Tirsia parmi les systèmes diffusés par stages. D'après Green, les pratiquants de Pekiti-Tirsia portent toujours trois couteaux. En 2008, le Corps des Marines des États-Unis a écrit que le Corps des Marines philippin avait intégré le Pekiti-Tirsia à l'instruction des recrues. Nous n'avons pas trouvé quels grades le système utilise ni en quoi il diffère des autres systèmes philippins selon les sources spécialisées.
Histoire
Un article du Corps des Marines des États-Unis du 31 octobre 2008 indique que le Pekiti-Tirsia Kali a été fondé en 1897 par Norberto Tortal. La Wikipédia en anglais voit en Norberto Tortal le point de départ du système familial et écrit que son petit-fils Conrado Tortal l'a développé entre 1930 et 1936. Black Belt, dans un article de décembre 2024, indique que les frères de Conrado ont observé l'escrime espagnole et mis au point leurs propres méthodes de combat rapproché. L'Alberta Filipino Journal écrit que la famille Tortal a fondé le système en 1897. Les sources s'accordent donc sur l'année 1897, mais nomment différemment celui qui est à l'origine. Selon Black Belt, Leo Gaje est né en 1938 sur l'île de Negros et a étudié dès six ans auprès de son grand-père Conrado Tortal. La Wikipédia en anglais le présente comme petit-fils et héritier de Conrado. Selon Wikipédia et l'Alberta Filipino Journal, Gaje s'est installé aux États-Unis en 1972, selon le second à New York, où, selon lui, il a fondé le système.
Technique
Un article du Corps des Marines des États-Unis de 2008 décrit le Pekiti-Tirsia Kali comme un art martial philippin axé sur le combat, qui emploie lames et bâtons. Selon lui, les Marines américains ont appris à couvrir, à frapper et à exécuter des techniques létales à la lame et au bâton, et à travailler les pieds au corps à corps. Selon un article de mars 2010, la leçon comprenait des frappes jab et hook et des estocs, commençait par une démonstration et se poursuivait par des exercices à deux. Black Belt interprète le nom pekiti tirsia comme des techniques de combat rapproché. L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) indique que les pratiquants de Pekiti-Tirsia portent toujours trois couteaux. Elle relie cela au principe d'égalisation : l'élève porte deux couteaux ou plus si l'adversaire en a un plus grand.
Entraînement
Black Belt indique que le système compte douze méthodes, une par mois, réparties en quatre phases de trois mois : développement des compétences, spécialisation, maîtrise et mise à l'épreuve. Dans le même article, Leo Gaje affirme que l'instruction dans l'armée philippine commence par le bâton et se poursuit avec le couteau, et que l'on y utilisait des bâtons de bois dur. L'article du Corps des Marines des États-Unis de 2008 indique que les instructeurs ne le pratiquaient que depuis trois mois. Selon l'article de 2010, l'enseignement était dirigé par des instructeurs du Philippine Marine Corps Martial Arts Program.
Aujourd'hui
Selon l'article du Corps des Marines des États-Unis de 2008, le Corps des Marines philippin a intégré le Pekiti-Tirsia à l'instruction des recrues, si bien que tout le corps, officiers compris, est censé l'apprendre. L'instructeur Staff Sgt. Carlito Englatiera affirme dans l'article que le système a été employé contre des rebelles dans le sud des Philippines. En 2010, des instructeurs du Philippine Marine Corps Martial Arts Program ont enseigné à des Marines américains du bataillon BLT 2/7 lors de l'exercice Balikatan 2010. L'instructeur en chef Tech Sgt. Manuel S. Prado Jr. a alors déclaré que le combat d'homme à homme est une part essentielle de l'instruction des Marines philippins. Hors de l'armée, selon la Wikipédia en anglais, agit Pekiti Tirsia International, née aux États-Unis en 1995, qui suit sa propre voie depuis 1997 et que dirige Bill McGrath. Green (2001) range le Pekiti-Tirsia parmi les systèmes diffusés par stages.
Le saviez-vous
L'article du Corps des Marines des États-Unis de 2010 écrit le nom du système Pekithtirsia. Dans Black Belt, Leo Gaje affirme que ses techniques ont été éprouvées contre les Espagnols. C'est sa propre affirmation, que nous n'avons pas vérifiée ailleurs.
Questions fréquentes
Qui a fondé le Pekiti-Tirsia Kali ?
Un article du Corps des Marines des États-Unis de 2008 donne Norberto Tortal pour fondateur et l'année 1897. La Wikipédia en anglais attribue le développement du système entre 1930 et 1936 à son petit-fils Conrado Tortal.
Qui a apporté le Pekiti-Tirsia aux États-Unis ?
Leo Gaje, que selon Black Belt son grand-père Conrado Tortal a formé. Selon la Wikipédia en anglais, Gaje s'est installé aux États-Unis en 1972.
Pourquoi les pratiquants de Pekiti-Tirsia portent-ils trois couteaux ?
L'encyclopédie Martial Arts of the World (Green 2001) le relie au principe d'égalisation : l'élève porte deux couteaux ou plus si l'adversaire en a un plus grand.
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