Balintawak Arnis
Système de combat philippin à un seul bâton, fondé à Cebu en 1952 par Venancio Bacon après son départ du club Doce Pares. Il porte le nom de la rue Balintawak.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Balintawak Arnis
À propos de Balintawak Arnis
Le Balintawak est un système de combat philippin au bâton originaire de Cebu. Selon une étude ethnographique de la University of Washington (McClung 2014), il a été fondé par Venancio Bacon, surnommé Anciong, né en 1912. Bacon faisait partie des 24 premiers membres du club Doce Pares, qui selon McClung est né en 1932 par transformation du Labangon Fencing Club et a été fondé par les familles Saavedra et Cañete. Son maître était Lorenzo Saavedra, surnommé Ensong. En 1952, selon McClung, Bacon s'est séparé de Doce Pares à cause de différends politiques et personnels sur l'orientation du club et s'est mis à enseigner à une poignée d'élèves dans l'arrière-boutique d'une horlogerie, dans une petite rue de Cebu nommée Balintawak. Selon McClung, la rue porte le nom du nord de Balintawak, d'où est parti le premier soulèvement national contre l'Espagne. Black Belt indique que Bacon a ouvert le Balintawak Self Defense Club en 1952 et qu'il est mort en 1981. McClung décrit l'accent mis par Bacon sur un seul bâton et la main libre comme une rupture avec l'enseignement fondé sur deux bâtons. Selon lui, le bâton du Balintawak n'est qu'un bâton, non un substitut de lame. Nous n'avons pas trouvé dans les sources quels grades le système utilise.
Histoire
Les sources divergent sur le prédécesseur du club Doce Pares. Le site FMA Pulse indique que le Labangon Fencing Club est apparu en 1920 dans l'entourage de la famille Saavedra et a disparu en 1931. Wiley, sur fightingarts.com, l'attribue en revanche à Bacon et l'appelle le premier club d'arnis commercial de Cebu. McClung ne le mentionne que comme un club des années 1920 dont est issu Doce Pares en 1932. Selon FMA Pulse et Black Belt, Doce Pares a été fondé le 11 janvier 1932. FMA Pulse ajoute que Bacon est né à Carcar, sur Cebu. La Wikipédia en anglais indique que Bacon, après avoir tué un agresseur qui l'avait pris en embuscade, a été jugé et emprisonné, puis libéré sous conditions au milieu des années 1970. Selon elle, le club s'entraînait dans les années 1950 dans l'arrière-boutique de l'horlogerie d'Eduardo Baculi. Le site mandirigma.org considère comme fondateurs du club ces hommes : Vincente Atillo, Delfin Lopez et Timoteo Maranga. Les élèves ultérieurs étaient, selon lui, Arnulfo Mongcal, Jose Villasin, Teodoro Buot et Teofilo Velez.
Ce qui le distingue
McClung indique que Lorenzo Saavedra, maître de Bacon, représentait le style Corto Linear. L'accent de Bacon sur un bâton et la main vide fut selon lui une rupture avec le cursus à deux bâtons. Contrairement à d'autres styles, selon McClung le bâton du Balintawak n'est qu'un bâton, non un substitut de lame, et le style enfreignait les codes de l'eskrima, par exemple en saisissant le bâton adverse.
Technique
Selon McClung, la méthode de Bacon reposait sur un seul bâton dans la main droite. La main gauche libre fait du tapi-tapi, c'est-à-dire qu'elle contrôle et suit le bâton de l'adversaire, et peut pousser, tirer, frapper, saisir, faire levier et bloquer. Selon McClung, le style enfreignait les codes établis de l'eskrima, par exemple en permettant de saisir le bâton de l'adversaire. Selon McClung, Bacon voulait un système fondé sur la réaction, avec un entraînement sous pression non préparée. D'après lui, cuentada signifie contrer : compter que l'adversaire est tout aussi bon et anticiper ses contre-coups. La Wikipédia en anglais mentionne douze frappes de base et cite parmi leurs cibles les tempes, les côtes et les reins, le nombril, l'aine, les genoux, les yeux et le sommet du crâne. Selon elle, Bacon et Villasin ont mis au point des schémas pour un bâton.
Entraînement
McClung indique que Teofilo Velez et Jose Villasin ont ajouté au Balintawak des exercices et un système de regroupement, en anglais grouping. La Wikipédia en anglais distingue la méthode de regroupement de Villasin, que selon elle la plupart des instructeurs utilisent, l'enseignement traditionnel aléatoire de Bacon et la lignée de Teodoro Buot. Selon McClung, la cuentada est un élément qui a toujours existé dans le Balintawak, mais l'accent mis sur elle vient de Bobby Taboada. Selon lui, Taboada a étudié au début des années 1970 auprès de Velez, Villasin et Bacon.
Aujourd'hui
Après Bacon, le système s'enseigne en plusieurs lignées. Dans son ethnographie des arts martiaux philippins à Seattle, McClung décrit le Balintawak Cuentada Eskrima, enseigné par Bobby Taboada. La Wikipédia en anglais distingue la méthode de regroupement de Villasin, l'enseignement traditionnel et la lignée de Buot.
Le saviez-vous
La Wikipédia en anglais indique que le Modern Arnis de Remy Presas s'est nourri des principes du Balintawak et que le style Tat Kun Tao a été créé par Joe Go, l'un des premiers élèves de Bacon. McClung écrit que la rue Balintawak à Cebu porte le nom d'un lieu lié au premier soulèvement national contre l'Espagne.
Questions fréquentes
Pourquoi le système s'appelle-t-il Balintawak ?
Selon McClung (2014), après son départ de Doce Pares en 1952, Bacon a enseigné dans l'arrière-boutique d'une horlogerie, dans une petite rue de Cebu nommée Balintawak. La rue porte le nom du lieu d'où, selon lui, est parti le premier soulèvement national contre l'Espagne.
Qui a fondé le Balintawak ?
Venancio Bacon, surnommé Anciong, élève de Lorenzo Saavedra et l'un des 24 premiers membres du club Doce Pares. Black Belt indique qu'il est mort en 1981.
Que signifie cuentada dans le Balintawak ?
Selon McClung, le mot signifie contrer : le pratiquant compte que l'adversaire est tout aussi bon et anticipe ses contre-coups. L'accent mis sur la cuentada vient selon lui de Bobby Taboada.
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