Épée Wudang
武當劍Tradition d'escrime à l'épée droite jian liée au mont Wudang. Elle a été rendue publique par le général Li Jinglin, élève de Song Weiyi, dont le manuel a paru à Beijing en 1923.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Épée Wudang
À propos de Épée Wudang
L'épée de Wudang est un ensemble de techniques de l'épée droite jian que Wikipédia en anglais range dans le wudangquan, c'est-à-dire les arts martiaux internes, et que le blog Kung Fu Tea de Ben Judkins décrit comme une tradition et un système d'escrime. Elle ne dispose pas d'une inscription propre sur la liste nationale du patrimoine immatériel. L'inscription nationale des arts martiaux de Wudang (numéro VI-8, ville de Shiyan, province du Hubei, 2006) indique que de nombreuses méthodes distinctes de poing et d'épée s'en sont développées.
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Selon la tradition, la lignée remonte à Zhang Sanfeng et à son disciple Zhang Songxi, mais c'est une prétention de la lignée, non une preuve historique. Nous n'avons pas trouvé de fondateur ni d'année d'origine attestés. Selon l'agence Chinanews, Song Weiyi fut le neuvième héritier de la branche Dan et le premier à écrire un manuel sur l'épée de Wudang, paru à Beijing en 1923. Selon Chinanews, il prit comme élève Li Jinglin, alors âgé de quatorze ans, dans une unité de jeunes soldats à Shenyang, tandis que Kung Fu Tea indique Luoyang à la place. En 1922, selon Chinanews, ils se retrouvèrent à Beizhen et Song remit à Li son manuel, ce qui fit de Li le dixième héritier. Kung Fu Tea rapporte aussi une version selon laquelle ils se seraient rencontrés pour la première fois en 1922. Li Jinglin (1885 à 1931) rendit publique, avec l'accord de Song, une méthode jusque-là transmise en secret. En mars 1928, il devint directeur adjoint de l'Académie de guoshu nouvellement fondée et aida la même année à organiser les premiers examens nationaux d'arts martiaux. Selon Kung Fu Tea, le programme de Song n'avait pas de formes fixes, et pour l'enseignement collectif Li créa les formes Xing Jian, Dui Jian pour deux personnes et une forme plus longue de six sections. Son élève Huang Yuanxiu écrivit le livre L'essence de l'art de l'épée de Wudang, que Kung Fu Tea date de 1931 et l'éditeur de la traduction anglaise de 1930. La description nationale des arts martiaux de Wudang cite comme obstacle à la transmission l'ancien principe taoïste de la transmission secrète en une seule lignée, le grand âge et la dispersion des héritiers actuels.
Histoire
L'inscription nationale des arts martiaux de Wudang (numéro VI-8, Shiyan 2006) désigne le mont Wudang, dans le Hubei, comme leur berceau et le taoïste Zhang Sanfeng, de la fin de la dynastie Yuan et du début des Ming, comme leur fondateur. Selon l'agence Chinanews, l'épée de Wudang se divise en trois niveaux et neuf branches, les niveaux supérieur et moyen se sont perdus et seul le niveau inférieur à trois branches a survécu, et le premier héritier de la branche Dan fut Zhang Songxi, neuvième disciple de Zhang Sanfeng. Il s'agit d'une transmission de lignée, non d'une preuve historique. Wikipédia en anglais écrit que les plus anciens récits crédibles commencent avec Song Weiyi vers le tournant des dix-neuvième et vingtième siècles et qu'il apprit l'épée auprès du taoïste Zhang Yehe, huitième détenteur de la lignée.
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Selon Chinanews, Song Weiyi fut le neuvième héritier de la branche Dan et le premier à écrire un manuel sur l'épée de Wudang. À quatorze ans, Li Jinglin entra dans l'unité de jeunes soldats de Shenyang, où Song lui enseigna en secret. Kung Fu Tea indique que Li entra dans un corps de jeunesse à Luoyang en 1898, à treize ans, et que, selon certaines sources, Song le guida. En 1922, selon Chinanews, Li commandait la première division des trois provinces orientales à Beizhen, le maître et l'élève se retrouvèrent et Song lui remit son manuel, ce qui fit de Li le dixième héritier de la branche Dan. Selon une autre version rapportée par Kung Fu Tea, un officier amena Song auprès de Li en 1922 et Li l'invita à vivre chez lui comme maître d'escrime personnel. Huang Yuanxiu, dans son appendice biographique, selon Kung Fu Tea, fait descendre la lignée de Li de l'ermite Chen Shijun d'Anhui et ne mentionne pas Song du tout. Le manuel de Song parut à Beijing en 1923 et, selon Kung Fu Tea, fut, pour autant que l'auteur le sache, la toute première publication sur l'épée de Wudang. Avec l'accord de Song, Li Jinglin rendit publique une méthode jusque-là transmise en secret. En mars 1928, il fut nommé directeur adjoint de la nouvelle Académie de guoshu, la même année il aida à organiser les premiers examens nationaux d'arts martiaux et en 1930 il cofonda l'institut de guoshu de Shanghai. En 1931, il tomba malade, retourna à Jinan et mourut à 47 ans. Après sa mort, selon Kung Fu Tea, d'autres élèves adaptèrent et assemblèrent plusieurs formes de l'épée de Wudang.
Ce qui le distingue
L'épée de Wudang n'a pas d'inscription propre sur la liste nationale. La description nationale des arts martiaux de Wudang cite comme leur noyau le taijiquan, le xingyiquan et le baguazhang, dont sont issues de nombreuses méthodes originales de poing et d'épée. Kung Fu Tea parle d'une tradition et d'un système d'escrime à treize techniques, Wikipédia en anglais d'un ensemble de techniques d'épée jian au sein du wudangquan, et l'école Wudang Dan Pai la présente comme l'élément principal de sa lignée. Green indique que l'Institut central des arts martiaux de Nanjing, fondé selon lui en 1927, se divisait à l'origine en une branche de Wudang, qui comprenait seulement le taijiquan, le baguazhang et le xingyiquan, et une branche de Shaolin pour tous les autres styles. Kung Fu Tea avance expressément, comme conjecture personnelle, que cette division pourrait refléter l'ardeur de Li à diffuser le terme Wudang.
Technique
Le programme de Song pour l'épée jian n'avait, selon Kung Fu Tea, pas de formes fixes, mais comprenait des exercices complémentaires de neigong et des exercices à mains nues. La forme Wu Jian, une danse avec l'épée que Song transmit, était une sorte de jeu libre ou de combat contre une ombre dans lequel le pratiquant passait avec fluidité et improvisation entre les treize techniques du système. Pour que l'épée de Wudang puisse s'enseigner collectivement, Li Jinglin créa, selon Kung Fu Tea, des formes d'enseignement. D'abord Xing Jian, l'épée au pas fluide, qui reprit ses pas directement du baguazhang, puis Dui Jian, une forme pour deux, et une forme plus longue de six sections. L'école Wudang Dan Pai indique pour son programme une forme de 132 mouvements en six sections, une forme de combat pour deux, une forme avec l'épée et le chasse-mouches taoïste, et des exercices pour les deux mains avec les quatre et les treize techniques fondamentales.
Entraînement
L'école Wudang Dan Pai indique sur son entraînement que le sparring à l'épée comporte trois niveaux, le sparring à pas fixe, le sparring triangulaire et le sparring à pas libre, et qu'elle travaille à trois hauteurs appelées ciel, homme et terre, avec des épées d'entraînement et des protections. Selon la même école, il existe aujourd'hui deux branches du Wudang Dan Pai, l'une axée sur une forme à six sections, l'autre sur l'épée à pas fluide. Kung Fu Tea indique que la méthode d'épée de Wudang de Li a été étudiée peu après son arrivée dans le sud par Chen Weiming et Chen Zhijin, et qu'à Hangzhou Li a accepté comme disciple Li Yulin, qui a ensuite enseigné l'épée de la branche Dan à Beijing. Nous n'avons pas trouvé de description indépendante de la structure de l'entraînement.
Aujourd'hui
La description nationale des arts martiaux de Wudang cite comme obstacles à la transmission l'ancien principe taoïste de la transmission secrète à un seul héritier, l'âge avancé et la dispersion des héritiers actuels, ainsi que l'insuffisance de la recherche théorique. Parmi les arts martiaux à l'épée, seule une autre tradition d'épée, Qingpingjian, a une inscription propre sur la liste nationale. Kung Fu Tea estime que la tradition de l'épée de Wudang n'existerait pas sous sa forme actuelle sans les efforts pionniers de Li, et que la question reste ouverte de savoir si l'engouement actuel pour Wudang existerait sans lui.
Le saviez-vous
Selon Kung Fu Tea, Li Jinglin invita des escrimeurs de toute la Chine à lui rendre visite et à mettre son art à l'épreuve, et le folklore de nombreuses lignées parle de maîtres qui l'ont vaincu ou ont été vaincus par lui lors de ces échanges. On l'appelait le saint de l'épée, et l'auteur du blog note que la date à laquelle il a reçu ce surnom restera probablement inconnue. Chinanews donne comme noms honorifiques jianxian et shenjian Li. La fête du mont Wudang, inscrite sur la liste nationale en 2008, comprend aussi, d'après la description nationale, l'observation de compétitions d'arts martiaux de Wudang sur le leitai.
Questions fréquentes
Qui a fondé l'épée de Wudang ?
Nous n'avons pas trouvé de fondateur documenté. La transmission de la lignée le fait remonter à Zhang Sanfeng et Zhang Songxi, et d'après Wikipédia en anglais, les plus anciens témoignages crédibles commencent avec Song Weiyi vers le tournant des XIXe et XXe siècles.
L'épée de Wudang est-elle un style à part entière ?
Elle n'a pas d'inscription propre sur la liste nationale, l'inscription nationale des arts martiaux de Wudang inclut l'épée parmi ses méthodes. Kung Fu Tea la décrit comme une tradition et un système d'escrime.
Qui était Li Jinglin ?
Li Jinglin (de 1885 à 1931) était un général et maître d'épée qui, selon Chinanews, reçut la tradition de Song Weiyi et la rendit publique. En 1928, il devint directeur adjoint de l'Académie de guoshu.
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