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Lucha Libre

Catch professionnel mexicain connu pour ses masques et ses figures aériennes. On lutte au meilleur de trois tombés, et depuis 2018 il est patrimoine culturel immatériel de Mexico.

Fiche Technique

Maîtres et personnalités
Pays d'origineMexique
RégionAmérique du Nord
Objectif PrincipalCorps à corps
Niveau de contactPlein contact
Système de ceinturesSans grades

Caractère et Origine

StatutVivant et organisé
LignéeCodifié comme sport
Époque d'origineXXe siècle

Entraînement

TenueTenue traditionnelle
SparringContact moyen
Rôle des armesSans armes
Rôle des formesSans formes

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants rares
Adapté aux seniorsDéconseillé aux seniors
Exigence physique4/5
Risque de blessure4/5
Transfert vers la self-défense1/5
Bénéfice pour la condition physique4/5
Comment nous évaluons les échelles →

Organisation et Compétition

GradesNon
Format de compétitionSans compétition
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés10 000–100 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsImportant
Coups de piedImportant
ProjectionsCentral
Combat au solMarginal
Clés et immobilisationsMarginal
ArmesNon utilisé

Catalogues et Bases de données pour Lucha Libre

👥 Personnalités et maîtres1 articles
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À propos de Lucha Libre

La lucha libre est, selon Britannica, une forme de catch professionnel née au Mexique et connue pour ses masques colorés et ses figures aériennes. La Gaceta UNAM la qualifie de deporte de representación. Heather Levi l'interprète, dans son livre The World of Lucha Libre de 2008, comme une mise en scène des contradictions de l'identité nationale mexicaine, par exemple entre tradition et modernité ou entre rituel et parodie.

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Nous n'avons pas trouvé dans les sources le fondateur ni l'année d'origine du genre dans son ensemble. Salvador Lutteroth a fondé l'Empresa Mexicana de Lucha Libre, c'est-à-dire une organisation de promotion, et, selon Chilanga, il a organisé le 21 septembre 1933 la première soirée de lucha libre à Mexico, à l'Arena Modelo. Selon la Gaceta UNAM, le catch se pratiquait déjà au Mexique au début du XXe siècle sous des tentes et dans des théâtres. Une recension du livre de Heather Levi dans la revue E.I.A.L. indique en revanche que la lucha libre a été importée au Mexique depuis les États-Unis en 1933. Selon la Gaceta UNAM, on lutte en tombés sans limite de temps. Le règlement de la ville de Monterrey fixe la victoire à deux tombés sur trois et n'admet pas de match nul dans les combats de masque ou de cheveux. Selon la Gaceta UNAM, la perte du masque met fin à l'anonymat du lutteur et souvent aussi à sa carrière. En juillet 2018, la Secretaría de Cultura de la Ciudad de México a déclaré la lucha libre patrimoine culturel immatériel de la ville, et le décret a paru dans la Gaceta Oficial le 23 juillet 2018.

Histoire

Selon Chilango, Salvador Lutteroth a organisé le 21 septembre 1933 la première soirée de lucha libre à Mexico, dans l'Arena Modelo, salle de basket de la rue Dr. Río de la Loza, avec des tribunes en bois pour environ 2 000 spectateurs. La Razón indique que sa première tentative de catch à l'Arena Modelo, en 1931, a duré moins de trois mois. Selon Expansión, Lutteroth avait participé à la Révolution mexicaine et a découvert le catch près de la frontière avec les États-Unis. CMLL affirme sur son site web qu'il l'a vu en 1929 au Liberty Hall d'El Paso, au Texas, et se présente comme la plus ancienne entreprise au monde consacrée à l'organisation de lucha libre. Le mémoire de licence de Brian Gonzalez Camacho, de l'UAM Xochimilco, cite La Maravilla Enmascarada (Cyclone McKey, 1933) comme premier catcheur masqué au Mexique et Murciélago Velázquez (1939) comme premier catcheur masqué mexicain. Selon Expansión, les premiers combats pour des masques remontent à 1940. Chilango et Expansión indiquent que Lutteroth a construit l'Arena Coliseo en 1943 et que l'Arena México a ouvert le 27 avril 1956 avec Santo et Blue Demon. Selon Wikipédia en anglais, Antonio Peña, jusque-là booker de CMLL, a fondé AAA en 1992.

Ce qui le distingue

Selon La Razón, Salvador Lutteroth a popularisé le contraste entre les técnicos, les héros positifs, et les rudos, les méchants. Outre ceux-ci, Gaceta UNAM mentionne une catégorie distincte, les exóticos, et le compte rendu du livre de Heather Levi dans la revue E.I.A.L. les décrit comme des lutteurs féminisés, dont certains sont ouvertement gays. D'après le compte rendu de Nell Haynes, la lucha libre a longtemps exclu les femmes, et la réglementation comprenait des interdictions pour les lutteuses, l'exclusion de la télévision et des limites d'âge pour les spectateurs. Gaceta UNAM indique en 2025 qu'on cherchait autrefois à ce que la lucha libre mexicaine rivalise avec le catch américain et la lutte japonaise, et qu'elle a aujourd'hui, grâce à la mondialisation, une importance mondiale.

Technique

Un compte rendu du livre de Heather Levi dans la revue E.I.A.L. écrit que les técnicos et les rudos, les gentils et les méchants, jouent des rôles assignés dans une chorégraphie très stylisée. Selon UnoTV, les rudos contournent ou enfreignent les règles par des ruses appelées mañas, par exemple la prise interdite martinete. Selon le même compte rendu, Levi distingue trois styles de lutte, gréco-romain, olympique et libre. Gonzalez Camacho associe CMLL aux clés de soumission au ras du tapis, au llaveo et au ras de lona, ainsi qu'aux éléments aériens. Selon lui, les entreprises de promotion mexicaines utilisent le match en deux chutes sur trois, les paris de masques et de cheveux et le compte de 20 secondes hors du ring. Des matchs célèbres ont été décidés par des prises précises. Expansión indique que Santo a battu Black Shadow le 7 novembre 1952 à l'Arena Coliseo lors de la troisième chute avec deux topes et une prise rana. Selon Ximena Rojo, Blue Demon a remporté la troisième chute contre Santo le 25 septembre 1953 avec sa clé estaca india.

Entraînement

Selon une recension du livre de Heather Levi dans la revue E.I.A.L., les lutteurs sont des sportifs entraînés, et c'est pourquoi Levi affirme que la lucha libre est un sport. Gaceta UNAM cite en septembre 2025 un mémoire de master selon lequel la lucha libre devrait être classée parmi les sports de haut niveau, car les luchadores affrontent des blessures sans assurance maladie. Ximena Rojo décrit dans la Revista de la Universidad de México un parcours concret vers le combat à l'exemple de Blue Demon. Selon elle, il s'entraînait chez Rolando Vera à Monterrey et travaillait en même temps comme tromboniste, cheminot et serre-frein.

Grades et progression

Le règlement de la ville de Monterrey exige, pour la licence de lutteur professionnel, un certificat de santé du service médical de la commission et, une fois les formalités remplies, un examen technique. Il ne l'accorde pas aux moins de 16 ans, et la licence court toujours jusqu'au 31 décembre. Le nom de ring ne doit ni se répéter ni prêter à confusion et doit figurer sur la carte. Le rôle peut changer au cours de la carrière. Ximena Rojo indique que Blue Demon a débuté à Arena México en 1948 comme rudo et qu'après la défense de Black Shadow en 1952, le public l'a accepté comme técnico. Selon Gaceta UNAM, perdre le masque ou les cheveux met fin à l'anonymat du lutteur et souvent à sa carrière. Le règlement de Monterrey permet toutefois à celui qui a perdu son masque dans une apuesta de se masquer de nouveau sous un autre nom après quatre ans, avec l'accord de la commission.

Compétition

Le règlement de la ville de Monterrey de 2009 prévoit que chaque combat compte au maximum trois tombés, chacun sans limite de temps, et que gagne celui qui en remporte deux. Ainsi se disputent les combats de titre, les combats principaux et les demi-finales, alors que dans les préliminaires le règlement autorise un seul tombé ou une limite de temps. Les catégories de poids vont de poids mouche (52 kg) à poids lourd (plus de 97 kg). Les arbitres peuvent disqualifier pour étranglement direct, piqûres aux yeux, coups à l'entrejambe ou à la nuque et pour le martinete. Dans les combats máscara contra máscara, cabellera contra máscara et cabellera contra cabellera, le règlement n'admet pas de match nul et un nouveau tombé est disputé. Selon Gonzalez Camacho, le perdant doit se démasquer, dire son nom et ses années de métier et ne peut pas lutter masqué pendant au moins trois ans. Expansión cite des combats de masques célèbres, par exemple El Solitario contre Ángel Blanco (1972) ou Atlantis contre Villano III (17 mars 2000). Selon Wikipédia en anglais, les trios, combats par équipes de six, sont devenus le format le plus répandu.

Aujourd'hui

Le décret par lequel Mexico a déclaré la lucha libre patrimoine culturel immatériel a paru dans la Gaceta Oficial le 23 juillet 2018. Selon Gonzalez Camacho, la procédure a commencé en septembre 2017. Telemundo indique que la déclaration a été signée par José Ramón Amieva, Eduardo Vázquez et Roberto López El Fantasma, président de la Comisión de Lucha Libre Profesional, et qu'environ 20 000 personnes l'ont fêtée sur le Zócalo. La Gaceta UNAM estime en 2025 qu'il existe au Mexique plus de mille arènes et salles de lucha libre et que le centenaire sera célébré en 2033. Selon la Gaceta de 2018, la plupart des lutteurs n'ont ni contrat ni sécurité d'emploi. Selon Expansión, l'Arena México appartient au CMLL et peut accueillir environ 17 000 spectateurs, tandis que Chilango en donne environ 12 000. Selon La Crónica de Hoy, la WWE, du groupe TKO, a annoncé en avril 2025 le rachat de l'AAA, tandis que le CMLL a une alliance avec l'AEW. Wikipédia en anglais indique que le rachat a été finalisé le 1er août 2025.

Le saviez-vous

Selon Chilango, Salvador Lutteroth a financé en partie la construction de l'Arena Coliseo grâce à un gain de 40 000 pesos à la loterie sur le billet numéro 4242. À l'ouverture de l'Arena México en 1956, selon Chilango et Expansión, Cantinflas en a été le parrain. ClaroSports indique que l'arène a accueilli la boxe aux Jeux olympiques de 1968 sous le nom d'Arena 68. Selon la Gaceta UNAM, un lutteur masqué qui perd touche généralement le cachet garanti, tandis que le vainqueur reçoit moins d'argent mais conserve sa carrière. Elle a cité en 2018 comme masques les plus précieux ceux de L.A. Park, Psycho Clown, Pentagón Black et Carístico, et comme cheveux les plus précieux ceux de Rush. Selon une recension dans E.I.A.L., les masques se transmettent parfois de père en fils ou à un proche. Selon Expansión, Black Shadow a été démasqué sous le nom d'Alejandro Cruz Ortiz après sa défaite contre Santo, Expansión datant le combat de 1952 et La Razón de 1953.

Questions fréquentes

Qui a fondé la lucha libre ?

Nous n'avons pas trouvé dans les sources le fondateur du genre. Salvador Lutteroth a fondé en 1933 la société de promotion Empresa Mexicana de Lucha Libre, mais selon la Gaceta UNAM le catch se pratiquait déjà au Mexique sous des tentes et dans des théâtres.

Comment gagne-t-on un combat de lucha libre ?

Selon le règlement de la ville de Monterrey, gagne celui qui remporte deux tombés sur trois, et chaque tombé est sans limite de temps. Dans les préliminaires, le règlement autorise un seul tombé ou une limite de temps.

Que se passe-t-il quand un luchador perd son masque ?

Selon Gonzalez Camacho, il doit se démasquer, dire son nom et ses années dans la profession, et ne peut pas lutter masqué pendant au moins trois ans. Le règlement de Monterrey lui permet, avec l'accord de la commission, un nouveau masque sous un autre nom au bout de quatre ans.

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