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Combat au bâton Nguni

Combat au bâton des peuples Nguni d'Afrique du Sud, surtout Zulu et Xhosa, appris par les jeunes bouviers. Les Zulu combattent avec un bâton d'attaque et de défense et un petit bouclier.

Fiche Technique

Pays d'origineAfrique du Sud
RégionAfrique
Objectif PrincipalArmes
Niveau de contactPlein contact

Caractère et Origine

StatutVivant et informel
LignéePopulaire

Entraînement

SparringContact moyen

Organisation et Compétition

Statut olympiqueNon olympique

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsNon utilisé
Coups de piedNon utilisé
ProjectionsNon utilisé
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesCentral

À propos de Combat au bâton Nguni

Le combat au bâton fait partie des traditions des peuples sud-africains du groupe Nguni, surtout des Zulu et des Xhosa. Le nom collectif Nguni stick fighting est employé par South African History Online et Africanews, Marié-Heleen Coetzee écrit sur le combat au bâton des Zulu, et le gouvernement sud-africain a classé la forme xhosa, iintonga, parmi les jeux indigènes. Les garçons apprennent à se battre comme jeunes bouviers. Selon Coetzee, un guerrier zulu tient dans la main droite le bâton d'attaque lisse induku et dans la gauche le bâton de défense plus long ubhoko et un petit bouclier de cuir ihawu. L'objectif principal est la tête de l'adversaire, et le combat s'achève lorsque l'un est gravement battu ou que le sang coule. Sous Shaka, selon Coetzee, le combat au bâton servait à entraîner les jeunes hommes à l'autodéfense et à la guerre. Nelson Mandela écrit dans ses mémoires que, enfant, il avait appris à se battre avec un bâton, ce qui était selon lui un savoir nécessaire à tout garçon africain de la campagne. Le ministère sud-africain des Sports a inscrit iintonga au festival annuel des jeux indigènes.

Histoire

Marié-Heleen Coetzee indique, dans son aperçu du combat au bâton des Zulu de 2002, que la généalogie des présumés fondateurs dérive d'Amalandela, fils de Gumede, qui vivait vers 1670 dans la vallée de l'Umhlatuze. Selon elle, il est généralement admis que, sous Shaka, le combat au bâton servait à entraîner les jeunes hommes à l'autodéfense et à la guerre. Son informateur Ntuli indique que Shaka récompensait de bétail les guerriers bons et courageux.

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Sous le roi Cetshwayo, selon Coetzee, le combat au bâton était un moyen admis de régler les différends internes. Les combattants utilisaient des hampes de lance sans lame et suivaient un code qui ne devait pas conduire à la perte de vies. En 1877, lors de la fête des premiers fruits, un combat entre les régiments iNgobamakhosi et uThulwana a enfreint les coutumes, lorsque les uThulwana ont attaqué à la lance après une défaite initiale. Benedict Carton et Robert Morrell étudient, dans un article à comité de lecture de 2012, le combat au bâton dans la vallée de la rivière Thukela, du début du XIXe au début du XXe siècle, comme un sport surtout rural lié à l'enfance masculine, régi par des obligations coutumières et une hiérarchie patriarcale. Selon eux, la domination blanche a changé les règles et poussé les jeunes hommes vers la migration de travail, mais l'éthos du combat au bâton, c'est-à-dire apprendre la retenue, est resté essentiel pour l'éducation des garçons. Green et Tausk indiquent dans l'encyclopédie de Green que les Zulu et les Mpondo organisaient des combats entre groupes et au sein des villages et que les affrontements avec les communautés voisines devenaient souvent mortellement sérieux. Les lois de l'apartheid, qui interdisaient aux personnes d'une autre couleur de peau de posséder des armes ou de porter des armes traditionnelles en public, ont conduit, selon Coetzee, à utiliser des parapluies et de simples bâtons de marche à la place des bâtons izinduku. Le combat au bâton a ensuite exprimé l'appartenance ethnique zulu et l'affiliation politique à l'Inkatha Freedom Party, et son lien avec la violence a poussé de nombreux Zulu à prendre leurs distances. Nelson Mandela écrit dans ses mémoires Long Walk to Freedom que, enfant, il avait appris à se battre avec un bâton, un savoir nécessaire à tout garçon africain de la campagne, et qu'il s'était approprié la parade des coups, les mouvements trompeurs et le jeu de jambes rapide.

Ce qui le distingue

Coetzee range les Xhosa, les Pondo et les Thembu parmi les Nguni du sud, et les Zulu, les Swazi et les Ndebele parmi les Nguni du nord. Chez les Pondo de Mkantolo, selon les Mayer, le bâton de défense, à la différence du Ciskei, est aussi long que le bâton de la main droite, arrive aux tétons du garçon, et celui-ci est taillé en pointe à un bout. Selon eux, un jeune homme du modèle xhosa-mfengu renonce à l'usage offensif du bâton dans sa propre cause, tandis que chez les Pondo la frontière entre sport et gravité mortelle est plus mince. Le festival gouvernemental des jeux indigènes décrit l'iintonga comme un jeu à deux bâtons, le plus long pour attaquer, le plus court pour défendre, à l'inverse de Coetzee chez les Zulu. Le site GroundUp a décrit en 2014 un combattant xhosa avec deux bâtons et le combat zulu comme un combat avec un seul bâton et un bouclier.

Technique

Le bâton d'attaque des Zulu, induku, est selon Coetzee un bâton lisse sans pommeau, long d'environ 88 cm, tenu par le combattant dans la main droite. Le bâton de défense ubhoko est plus long, environ 165 cm, et se manie du poignet gauche pour la défense seule. Le petit bouclier ovale en peau de vache ihawu se tient dans la main gauche, mesure 55 à 63 cm de long et 31 à 33 cm de large, est soutenu par un court bâton umsila et a un coussin à l'intérieur, traditionnellement en peau de mouton. L'objectif principal d'un combat zulu est, selon Coetzee, de toucher la tête de l'adversaire, et les coups au corps servent à ouvrir la garde. Green et Tausk décrivent deux bâtons, l'un tenu au milieu pour parer et dévier, l'autre pour les coups d'attaque. Selon eux, les Zulu acquéraient ainsi des compétences proches de l'association du bouclier et de l'arme offensive à la guerre.

Entraînement

Selon Coetzee, les garçons zulu apprennent le combat au bâton par l'observation, l'imitation et l'expérience. Les tout-petits s'exercent avec des baguettes sur les arbres, et les pères s'entraînent à genoux avec leurs fils. Un combat d'entraînement entre jeunes bouviers s'appelle ukungcweka et diffère du défi au combat : les adversaires ne visent pas la tête et toucher la main est une faute. Il est surveillé par inqwele, chef des jeunes bouviers. Vers seize ans, le père a emmené le garçon en forêt choisir et couper ses propres bâtons de combat. Philip et Iona Mayer décrivent en 1972 que chez les Pondo les aînés d'un groupe de jeunes bouviers entraînent les cadets, les apparient pour les combats et leur apprennent à ne pas viser la tête, à ne pas continuer quand l'adversaire lâche son bâton et à ne pas frapper la main gauche pour qu'il lâche le bâton de défense. Selon l'autrice Hunter, citée par les Mayer, les mères apparient les garçons pondo dès deux ou trois ans, et les enfants de cinq ans portent déjà des bâtons.

Grades et progression

Selon Coetzee, les guerriers zulu commencent à combattre en compétition en public vers dix-huit ans, les plus jeunes vers quinze ans, et s'arrêtent généralement vers trente-cinq ans. Selon Coetzee, le combat au bâton est une part marquante du rite zulu de la puberté masculine thomba. À la fête des jeunes bouviers iphapu, les plus jeunes pouvaient défier la direction des garçons plus âgés. Philip Mayer et Iona Mayer décrivent en 1972 l'organisation de garçons Ibhavu dans une communauté de Ciskei, divisée en trois degrés, où l'on progressait par des combats au bâton. Selon le journal Sowetan en 2012, le jeu inculquait le respect et l'honneur surtout aux garçons xhosa qui n'avaient pas encore subi l'initiation.

Compétition

Dans un combat zulu, selon Coetzee, il est interdit de frapper d'estoc, dans le défi on n'utilise pas de bâton à tête, et un coup de bouclier, le croc-en-jambe et la saisie de l'adversaire sont des fautes. Celui qui est tombé ou a lâché son bâton ne doit pas être frappé. Le combat s'achève lorsqu'un combattant est gravement battu ou que le sang coule. Le meneur des jeunes bouviers, un chef, un commandant des guerriers ou un ancien l'arrête, et les combattants peuvent y mettre fin en criant khumu (assez). Le provocateur bondit souvent sur son adversaire en criant Nansi inkunzi (voici un taureau), et la réponse est nansen yinkunzi (et en voici un autre). Selon Coetzee, l'umgangela est un combat très organisé et convenu à l'avance entre districts, avec des règles fixes, qui a lieu en été, entre novembre et janvier. Le combat au bâton faisait aussi partie, selon Coetzee, du mariage zulu, où un cercle de spectateurs délimitait le lieu du combat, d'après un informateur de 1996 désormais seulement à la campagne. Africanews a décrit en 2016 un combat durant jusqu'à cinq heures, où les adversaires alternent attaque et défense et les points se comptent selon la partie du corps touchée.

Aujourd'hui

Le ministère sud-africain des sports (Sport and Recreation South Africa) a organisé en 2015 le dixième festival annuel des jeux indigènes, avec neuf disciplines dont l'iintonga, avec une limite d'âge à partir de cinq ans. Selon le journal Sowetan de 2012, le ministère a rassemblé 23 jeux indigènes, les a lancés en 2001 et présente le jeu de bâton sous les noms intonga, melamu, izinkuku et umgangela. Godfrey Vulindlela Mona affirme dans un article de 2025 que le jeu xhosa umdlalo weentonga obéissait à des règles qui le rendaient équitable et moins dangereux, et salue les efforts gouvernementaux pour faire revivre les jeux indigènes. Africanews écrivait en 2016 que le combat au bâton attire de nouveau les spectateurs, bien qu'il ait été interdit autrefois dans certaines régions d'Afrique du Sud, et que certains combattants soient morts. L'article ne dit pas où ni quand l'interdiction s'appliquait. Coetzee décrit en 2002 des migrants zulu à Johannesburg qui enseignent parfois le combat au bâton comme art martial, et des combats dans les foyers les vendredis ou samedis soir. Selon elle, les démonstrations pour touristes à Shakaland sont des spectacles. Al Jazeera a indiqué en 2013 que le divertissement auquel s'adonnait le jeune Mandela à Qunu reste populaire dans la campagne sud-africaine.

Le saviez-vous

Les guerriers zulu se préparaient traditionnellement, selon Coetzee, avec le remède intelezi d'un guérisseur, dont on aspergeait les bâtons la nuit avant un combat de mariage ou que l'on frottait dans de petites entailles. Un combattant zulu professionnel qui voyage de combat en combat s'appelle ishinga, et dans des villes comme Johannesburg les amashinga peuvent se battre pour des prix ou de l'argent. Selon South African History Online, la distinction la plus respectée d'un combattant est une cicatrice sur la tête appelée inkamb' beyibuza, où que tu ailles, les gens demandent d'où il vient.

Questions fréquentes

Quand se termine un combat zoulou au bâton?

Selon Marié-Heleen Coetzee, le combat s'achève lorsqu'un combattant est gravement battu ou que le sang coule. Les anciens ou les chefs peuvent l'arrêter, et un combattant peut y mettre fin en criant khumu (assez).

Combien de bâtons par combattant ?

Selon Coetzee, un guerrier zulu tient le bâton d'attaque induku, le bâton de défense plus long ubhoko et un petit bouclier ihawu. Selon le festival gouvernemental des jeux indigènes, le jeu xhosa iintonga se joue avec deux bâtons, un plus long pour l'attaque et un plus court pour la défense.

Se bat-on au bâton en Afrique du Sud aujourd'hui ?

Selon les dernières sources disponibles, oui. Le ministère sud-africain des Sports a inscrit iintonga au festival des jeux indigènes, qu'il a organisé pour la dixième fois en 2015. Africanews a écrit en 2016 que le combat au bâton attire de nouveau les spectateurs.

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