Coreeda
Lutte australienne dans un cercle de quatre mètres et demi de diamètre. C'est une reconstruction moderne fondée sur des jeux précoloniaux.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Coreeda
À propos de Coreeda
Le coreeda est une lutte australienne qui associe danse et combat. Une distinction compte dès le départ : les sources s'accordent à dire qu'il ne s'agit pas d'une tradition aborigène ininterrompue, mais d'une reconstruction moderne créée au vingtième siècle à partir de jeux aborigènes précoloniaux. Ces styles plus anciens sont attestés par leur nom — on cite entre autres turdererin, partambelin, goombooboodoo, ami et donaman —, mais ont disparu en tant que pratique vivante. Le coreeda s'en inspire, sans en être le prolongement direct — et c'est justement ce qui est souvent passé sous silence à propos des sports aborigènes.
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On lutte dans un cercle de quatre mètres et demi de diamètre. Le combat comporte deux parties : une partie dansée, où les lutteurs imitent les mouvements d'un kangourou, et une partie de lutte, où l'on prend une prise sur le maillot ou sur la ceinture et où l'on gagne par projection. La danse n'est pas une introduction, mais fait partie du combat — on en sort pour prendre la prise, puis on y revient. Aucun fondateur ni aucune année de fondation documentés n'existent. Le coreeda est aujourd'hui présenté surtout lors des célébrations de la NAIDOC, c'est-à-dire la semaine de la culture aborigène, principalement dans les banlieues ouest de Sydney. Le sport est aujourd'hui organisé par la Coreeda Association of Australia. Un combat compte quatre reprises de deux minutes au plus, où alternent un attaquant placé hors du cercle et un défenseur à l'intérieur ; les catégories de poids portent des noms d'espèces de kangourous et les équipes se répartissent en une moitié noire et une moitié rouge, d'après les couleurs du drapeau aborigène.
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