Baok chambab (lutte traditionnelle khmère)
Lutte traditionnelle cambodgienne en trois rounds, avec danse et tambours. Phnom Penh Post mentionne sa représentation sur les reliefs de Banteay Srei et de Baphuon à Angkor.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Baok chambab (lutte traditionnelle khmère)
À propos de Baok chambab (lutte traditionnelle khmère)
Le baok chambab est une lutte traditionnelle cambodgienne. Selon Phnom Penh Post en 2017, le lutteur doit mettre l'adversaire sur le dos lors de deux des trois rounds, et les règles ressemblent à la lutte libre olympique et interdisent les prises dangereuses pour la vie. Le site ICM (International Center for Martial Arts) indique de même: trois rounds et la victoire en mettant deux fois l'adversaire sur le dos. Tambours et danse accompagnent le combat. Selon Phnom Penh Post, un coup de tambour donne le signal du combat et un autre celui de la danse et de la provocation de l'adversaire, et la danse avant et pendant le combat honore les maîtres et intimide l'adversaire. ICM cite deux tambours, le skorngey masculin et le chhmol féminin, et le site IntoCambodia les attribue à l'inverse. Phnom Penh Post mentionne la représentation du combat sur les reliefs de Banteay Srei et de Baphuon à Angkor et, selon la tradition, situe la plus ancienne forme, le maloyuth, en 788. Sous les Khmer Rouge, le sport a presque disparu selon le journal, et l'occupation vietnamienne l'a interdit. Aujourd'hui, selon ICM, il se pratique dans des associations de lutte des provinces de Pursat, Kampong Chhnang, Kandal, Prey Veng, Takeo et Battambang.
Histoire
Phnom Penh Post a écrit en 2017 que la plus ancienne forme de la lutte cambodgienne est le maloyuth, que selon la tradition le brahmane Timu a créé en 788 comme art mortel de prises, dont étranglements et projections, et qu'à la fin de la période Chenla, au VIIIe siècle, le cham bab s'en est développé. Sous les Khmer Rouge, le sport a presque disparu selon le journal parce que de nombreux entraîneurs et maîtres ont été tués, et l'occupation vietnamienne l'a interdit. Les tournois avaient traditionnellement lieu pour célébrer la récolte et lors de fêtes comme le Nouvel An khmer et Pchum Ben, et chaque région envoyait autrefois un champion à un tournoi annuel organisé par le roi. ICM indique que le baok chambab était une façon de choisir le souverain d'un territoire khmer nouvellement fondé, que la lutte khmère apparaît sur des reliefs d'Angkor Vat du XIIe siècle et que des femmes y ont aussi participé au cours de l'histoire. Green (2001) évoque des milliers de représentations de combat de l'époque de l'Empire khmer (802 à 1431) à Angkor Vat et à Angkor Thom et ajoute que les arts martiaux actuels du Cambodge restent inexplorés.
Ce qui le distingue
Les règles ressemblent, selon Phnom Penh Post et ICM, à la lutte libre olympique. Le championnat national de lutte de janvier 2023 s'est tenu, selon Phnom Penh Post, selon les règles de United World Wrestling et non selon les règles traditionnelles.
Technique
Selon Phnom Penh Post, les tambourineurs donnent le rythme: un coup donne le signal du combat, un autre celui de la danse et de la provocation de l'adversaire. La danse avant et pendant le combat honore les maîtres et intimide l'adversaire, celle d'après exprime l'esprit sportif et l'amitié. Le maître Som Vankin juge, selon le journal, la musique la partie la plus importante du combat. ICM cite deux tambours, le skorngey masculin et le chhmol féminin, et indique que les lutteurs dansent en rythme pour captiver le public et provoquer l'adversaire. IntoCambodia attribue les tambours à l'inverse et indique que les lutteurs ne peuvent utiliser que bras et jambes.
Entraînement
Selon Phnom Penh Post en 2017, le manque d'argent, de matériel et d'abri limite l'entraînement. The Cambodia Daily écrivait en 2007 que l'équipe nationale s'entraîne, en plus de la lutte libre et gréco-romaine, au style khmer traditionnel avec musique. Selon le site IntoCambodia, le sport était autrefois enseigné par les anciens des villages, car les écoles de lutte n'existaient pas encore, et les jeunes hommes étaient choisis selon leur maturité, leur gabarit et leur taille.
Compétition
Selon Phnom Penh Post, le lutteur doit mettre l'adversaire sur le dos lors de deux des trois rounds, et les règles interdisent les prises mettant la vie en danger. ICM indique trois rounds et la victoire en plaquant deux fois l'adversaire sur le dos. Selon le site IntoCambodia, on demande au vaincu après chaque round s'il veut continuer, des arbitres jugent les rounds et, si aucun des lutteurs ne prend l'avantage, le combat est interrompu et la danse recommence.
Aujourd'hui
Phnom Penh Post écrivait en 2017 que la forme traditionnelle n'est enseignée que par des clubs des provinces de Pursat et de Kampong Chhnang et que certains parents jugent la lutte inutile. ICM indique que le baok chambab se pratique dans des associations de lutte des provinces de Pursat, Kampong Chhnang, Kandal, Prey Veng, Takeo et Battambang et qu'il est un sport de compétition, un exercice et un spectacle culturel. Selon le site du Comité olympique cambodgien, la Cambodia Wrestling Federation prévoit de créer dans son nouveau mandat une commission pour la lutte ancienne.
Le saviez-vous
Phnom Penh Post cite Hok Chheangkim comme chercheur en arts martiaux, entraîneur expérimenté et cofondateur de la Wrestling Federation of Cambodia. La fédération porte dans les sources trois noms différents: Cambodia Wrestling Federation, Wrestling Federation of Cambodia et Cambodian Amateur Wrestling Federation. Le site IntoCambodia indique qu'après la récolte on luttait à la pleine lune dans les rizières.
Questions fréquentes
Comment gagne-t-on au baok chambab?
Selon Phnom Penh Post et ICM, le lutteur doit mettre l'adversaire sur le dos lors de deux des trois rounds.
Pourquoi danse-t-on au baok chambab?
Selon Phnom Penh Post, la danse honore les maîtres et intimide l'adversaire, celle d'après le combat exprime l'esprit sportif et l'amitié. ICM indique que les lutteurs dansent pour captiver le public et provoquer l'adversaire.
Où pratique-t-on aujourd'hui le baok chambab?
Selon ICM, dans des associations de lutte des provinces de Pursat, Kampong Chhnang, Kandal, Prey Veng, Takeo et Battambang. Phnom Penh Post écrivait en 2017 que la forme traditionnelle n'est enseignée que par des clubs de Pursat et de Kampong Chhnang.
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