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Tomoi

La boxe malaise des États du nord, à la frontière thaïe ; poings, coudes, genoux et tibias, traditionnellement aux tambours.

Fiche Technique

Pays d'origineMalaisie
RégionAsie
Objectif PrincipalPercussion
Niveau de contactPlein contact
Système de ceinturesCeintures d'étoffe

Caractère et Origine

StatutVivant et informel
LignéePopulaire

Entraînement

TenueTenue traditionnelle
SparringContact moyen
Rôle des armesArmes facultatives
Rôle des formesFormes au cœur

Pour qui

Programmes enfantsGroupes enfants courants
Adapté aux seniorsAdapté avec aménagements
Exigence physique3/5
Risque de blessure2/5
Courbe d'apprentissage4/5
Valeur en autodéfense3/5
Valeur pour la forme4/5

Organisation et Compétition

Système de gradesCeintures d'étoffe
Format de compétitionFormes
Catégories de poidsNon
Statut olympiqueNon olympique
Pratiquants estimés10 000–100 000

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsCentral
Coups de piedImportant
ProjectionsImportant
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsImportant
ArmesImportant

Catalogues et Bases de données pour Tomoi

👥 Personnalités et maîtres1 articles

À propos de Tomoi

Le tomoi est la forme malaise de la boxe d'Asie du Sud-Est, implantée surtout dans les États du nord de la Malaisie péninsulaire, c'est-à-dire au Kelantan et au Terengganu, le long de la frontière thaïlandaise. Il appartient à la même famille que le muay thaï et le kun khmer cambodgien : on se bat des poings, des coudes, des genoux et des tibias, et le corps à corps est autorisé, de sorte que les huit points de contact sont les mêmes que chez les voisins. La position frontalière explique beaucoup ; la culture des États malais du nord est entrelacée depuis des siècles avec le sud thaïlandais, et les combattants des deux côtés de la frontière se retrouvent depuis longtemps aux mêmes fêtes. La forme traditionnelle du tomoi possède un cadre cérémoniel : on danse avant le combat, les tambours gendang et la clarinette serunai résonnent, et la musique se poursuit pendant l'affrontement, donnant le tempo comme dans les univers birman et thaï. On combattait lors des fêtes villageoises et des jours de fête, sans gants et les mains bandées. Au XXe siècle, le tomoi a peu à peu fusionné, sur le plan sportif, avec le muay thaï ; en Malaisie, la compétition suit aujourd'hui pour l'essentiel des règles internationales, et le nom tomoi désigne davantage la tradition locale et son cadre cérémoniel qu'un règlement distinct. Ni fondateur ni année de fondation ne sont attestés, car il s'agit d'une tradition populaire, et cette fiche n'en indique donc aucun.

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