Takagi-ryu Jujutsu
高木流柔術Ancienne école japonaise de jujutsu et de bâton Kukishin-ryu, membre distinct du Nihon Kobudo Kyokai à côté de Hontai Yoshin-ryu. Comptée depuis Takagi Umanosuke, basée à Amagasaki.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Pour qui
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Takagi-ryu Jujutsu
À propos de Takagi-ryu Jujutsu
Le Takagi-ryu est une ancienne école japonaise de jujutsu, que le Nihon Kobudo Kyokai tient sous le nom de Takagi-ryu Jujutsu et Kukishin-ryu bojutsu (n° 014) comme membre distinct à côté de Hontai Yoshin-ryu (n° 013). Les deux écoles ont dans leur généalogie les mêmes premiers chefs, mais elles diffèrent par leur décompte, leurs représentants et leur siège : Takagi-ryu compte comme fondateur Takagi Umanosuke Shigesada (lecture d'après Buyens sur koryu.com), tandis que Hontai Yoshin-ryu compte son maître Takagi Oriemon Shigetoshi. Selon le Nihon Kobudo Kyokai, le Takagi-ryu se pratique en supposant que l'adversaire arrive avec un vrai sabre, et les kata s'exécutent avec fluidité, sans dépense de force et à la même vitesse, sans changement de tempo.
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Selon le Nihon Kobudo Kyokai, le fondateur est né à l'ère Meireki 2 à Nobeoka, dans la province de Hyuga, et fut découvert dans son enfance par le guerrier itinérant Takagi Oriemon, auprès duquel il apprit le sabre court, le tir et la lance. Il excellait dans un art que le Nihon Kobudo Kyokai explique comme un mélange de sumo, de kempo et de karaté, dans sa vieillesse ses forces déclinèrent, et il chercha donc, dit-on, un art qui donnerait la victoire aussi aux vieillards et aux femmes, et après cent jours passés dans le sanctuaire de la divinité de son clan il reçut un signe sous la forme d'une branche de saule sous la neige, dont il tira le jujutsu et nomma l'école Hontai Yoshin Takagi-ryu. Le 15 août de l'ère Genroku 8, un membre de la maison Konoe l'aurait nommé maître des six arts martiaux, Yamamoto 1984, dans la revue de l'université de Tenri, convertit cette année en 1695, indique ailleurs l'année 1693, et c'est de cette nomination que, selon lui, se compte la fondation formelle de l'école. Yamamoto écrit en outre qu'Umanosuke est né en 1656 comme fils d'un samouraï du domaine de Tsuyama, qu'en 1671, à seize ans, il reçut d'Oriemon le secret de l'école, qu'il mourut en 1716 à l'âge de 61 ans et qu'avec l'école Akiyama Yoshin-ryu il compte parmi ceux qui ont mené à son terme le jujutsu sans armure en temps de paix. À partir du troisième chef, Okuni Kihei Shigenobu, le Kukishin-ryu bojutsu se transmet, selon le Nihon Kobudo Kyokai, avec l'école, et l'école s'est répandue, selon Yamamoto, dans les fiefs de Shiroishi, Tsuyama, Owari, Tosa et Ako. Le Nihon Kobudo Kyokai indique une généalogie de dix-huit chefs et, comme dix-neuvième chef actuel, un membre de la famille Kusuhara dont le siège est à Amagasaki, des démonstrations dans les sanctuaires d'Ikuta, de Minatogawa, d'Itsukushima et de Kashima et au Nihon Kobudo Taikai. Yamamoto 1984 fait partir du douzième chef, chassé du domaine en 1841, trois branches selon ses élèves à Akashi, dont le treizième chef eut des dojo à Himeji, Okayama et Kobe, et il nomme comme seizième chef et soke de l'époque un élève du quinzième. Wikipédia en japonais indique que le dix-neuvième chef a repris la direction en 2012 et enseigne à Kobe. L'école n'est pas inscrite comme bien culturel, ne figure ni dans la liste du Nihon Kobudo Shinkokai, ni dans kotobank, ni dans le guide koryu.com, et l'index CiNii recense un seul article savant à son sujet, l'étude de Yamamoto 1984.
Histoire
Le Nihon Kobudo Kyokai désigne comme fondateur du Takagi-ryu Takagi Umanosuke Shigesada (lecture d'après Buyens sur koryu.com), un homme de l'entourage du fief de Shiroishi à Oshu, né le 12e jour du 1er mois de l'ère Meireki 2 à Nobeoka, dans la province de Hyuga. Dans son enfance, il fut découvert par le guerrier itinérant Takagi Oriemon Shigetoshi, auprès duquel il apprit le sabre court, le tir, la lance et d'autres arts. Il excellait dans un art que le Nihon Kobudo Kyokai explique comme un mélange de sumo, de kempo et de karaté, dans sa vieillesse ses forces déclinèrent, et il chercha donc, dit-on, un art qui donnerait la victoire aussi aux vieillards et aux femmes, après cent jours passés dans le sanctuaire de la divinité de son clan il reçut un signe sous la forme d'une branche de saule sous la neige et élabora le jujutsu, qu'il nomma Hontai Yoshin Takagi-ryu d'après le cœur du saule. Le 15 août de l'ère Genroku 8, un membre de la maison Konoe l'aurait nommé maître des six arts martiaux. Yamamoto 1984, dans la revue de l'université de Tenri, convertit cette nomination en 1695, indique ailleurs l'année 1693 et le titre reçu de la maison Konoe, et écrit que c'est à partir de ce moment que, dit-on, se compte la fondation formelle de l'école. Sur l'origine d'Umanosuke, on se demande selon Yamamoto s'il était paysan ou samouraï du domaine de Tsuyama, et lui-même juge acceptable la version du samouraï : il est né en 1656 comme fils d'un samouraï de Tsuyama, en 1671, à seize ans, il reçut d'Oriemon le secret de l'école et fonda sa propre maison, il mourut en avril 1716 à l'âge de 61 ans et repose au temple Myoshin-ji. Yamamoto le place, avec l'école Akiyama Yoshin-ryu, parmi ceux qui ont mené à son terme le jujutsu sans armure en temps de paix et ajoute qu'il était célèbre pour son grand sabre.
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Le deuxième chef, Takagi Gennoshin Hideshige, est né selon Yamamoto probablement avant 1670, devint ronin à la suite des économies financières de la maison Sakai, servit ensuite dans le domaine de Himeji pour 500 koku, commença après une conversation avec un maître du Kukishin-ryu à appeler jujutsu sa technique du corps et mourut en 1702. Le troisième chef, Okuni Kihei Shigenobu, venait selon Yamamoto d'Izumo, naquit en 1684, mourut en 1735 et fut le 29e successeur du fondateur d'une autre ancienne école, dont il reçut la tradition. La rencontre de Gennoshin et d'Okuni ne fut pas, selon Yamamoto, un duel hostile, mais une compétition dans leurs propres techniques, où Gennoshin fut un peu meilleur dans la technique du corps et où Okuni l'emporta au bâton, et les fruits de l'échange sont la technique du corps du Hontai Yoshin Takagi-ryu et le bâton, la lance et la naginata du Kukishin-ryu. Le Nihon Kobudo Kyokai indique que depuis le troisième chef le Kukishin-ryu bojutsu se transmet avec l'école jusqu'à aujourd'hui, et Yamamoto ajoute que le Kukishin-ryu bojutsu se rattache au courant d'une école plus ancienne et fut incorporé au Takagi-ryu parce qu'Okuni en était aussi le chef. Wikipédia en anglais cite un récit de la lignée Takamatsu, selon lequel Okuni rencontra à Ako le fils de Gennoshin, ce qui inverse le lien de parenté par rapport au Nihon Kobudo Kyokai et à Yamamoto. L'école s'est répandue, selon Yamamoto, dans les fiefs de Shiroishi, Tsuyama, Owari, Tosa et Ako. Après le onzième chef, selon lui, il n'existe aucun successeur de la maison Okuni, et le douzième chef fut chassé du domaine en 1841 à la suite du procès dit Bansha no goku et s'installa à Akashi, où de ses trois élèves sont issues trois branches de la tradition, qui subsistent aujourd'hui. Le treizième chef naquit en 1845, eut des dojo à Himeji, Okayama et Kobe et rédigea en 1897 une liste des techniques de l'école. Le quinzième chef selon le Nihon Kobudo Kyokai et Yamamoto (Wikipédia en japonais le compte comme seizième) naquit en 1875, créa sa propre branche, présenta le 11 juillet 1935 les formes de l'école au sanctuaire de Kashima et le lendemain à Katori, et mourut en 1939. Son élève, né en 1906 à Kobe, obtint en janvier 1939 la licence de Takagi-ryu et de Kukishin-ryu bojutsu et prit en mars de la même année la direction comme seizième chef, gagnait sa vie comme rebouteux et mourut en 1983. Le Nihon Kobudo Kyokai indique en outre un dix-septième et un dix-huitième chef de la famille Kusuhara et, comme dix-neuvième chef actuel, un autre membre de cette famille, Wikipédia en japonais indique qu'il a repris la direction en 2012. La numérotation des chefs diffère au Nihon Kobudo Kyokai : Takagi-ryu (n° 014) compte à partir d'Umanosuke, Hontai Yoshin-ryu (n° 013) à partir d'Oriemon, et à partir du quinzième chef du Takagi-ryu les deux écoles ont des successeurs différents.
Ce qui le distingue
Une école apparentée est le Hontai Yoshin-ryu : le Nihon Kobudo Kyokai tient les deux comme membres distincts, avec des représentants, sièges (Amagasaki et Nishinomiya) et généalogies différents. Le Takagi-ryu compte à partir de Takagi Umanosuke comme fondateur et insiste sur la supposition d'un vrai sabre et sur des kata fluides à la même vitesse, le Hontai Yoshin-ryu compte à partir de son maître Oriemon et souligne les trois piliers jujutsu, bâton et sabre court et les six roppo. La présentation du Nihon Kobudo Kyokai sur le Takagi-ryu ne mentionne pas le Hontai Yoshin-ryu comme école distincte et n'emploie que le nom Hontai Yoshin Takagi-ryu, choisi par le fondateur. Yamamoto 1984 fait remonter les deux lignées à des élèves différents du même chef. L'Akiyama Yoshin-ryu, aux côtés de laquelle Yamamoto place Umanosuke, est une autre école, et l'échange avec le Kukishin-ryu a donné, selon Yamamoto, à la technique du corps le nom de Hontai Yoshin Takagi-ryu et au bâton, à la lance et à la naginata le nom de Kukishin-ryu. Wikipédia en japonais indique que le Takagi-ryu comptait trois lignées, le jujutsu avec le Kukishin-ryu, la lance et la technique du corps, et que seule la première existe aujourd'hui.
Technique
Le Nihon Kobudo Kyokai écrit que le Takagi-ryu jujutsu se pratique en supposant que l'adversaire arrive avec un vrai sabre, et que sans cette conscience les kata de l'école changeraient et disparaîtraient. Les kata doivent être exécutés avec fluidité, sans dépense de force et à la même vitesse, sans changement de tempo : en accélérant, l'ensemble s'accélère, en ralentissant, l'ensemble ralentit. Yamamoto 1984 indique que la base de l'école est la frappe, sans laquelle, selon lui, aucune technique ne tient, même avec une arme, et que l'école, d'après sa propre liste de techniques, n'est pas yawara mais torite, la capture. Il divise les techniques selon la situation en douze séries, de la série de base en passant par la capture sans arme contre un sabre et les séries au sabre long et court, au sabre court kodachi, au bâton et au bâton court hanbo jusqu'à la réanimation, et l'école suit, selon lui, un principe valable pour tous, y compris les vieux, les femmes et les hommes. Yamamoto ajoute que le fondateur enseignait lui-même surtout la technique du corps, le bâton, la lance, la naginata et d'autres arts. Le Nihon Kobudo Kyokai montre en photographies une technique de Kukishin-ryu bojutsu exécutée au sanctuaire d'Ikuta et une technique de jujutsu issue d'une des séries.
Entraînement
Yamamoto 1984 indique, d'après la liste de techniques de 1897, des séries du Takagi-ryu de 52, 15 (à gauche et à droite), 30, 21, 30 et 14 techniques, puis trois rouleaux de grades supérieurs et un rouleau de 23 techniques du Kukishin-ryu bojutsu et du bâton court. La première série compte selon lui 13 techniques, chacune avec trois variantes, 52 au total, elle est la base des autres techniques et son but est de recevoir ou de détourner l'attaque de l'adversaire et de ne passer qu'ensuite à l'attaque. Parmi les autres kata, il cite le sabre court, le bâton court et le bâton de six shaku de longueur. Yamamoto ajoute que la liste de techniques du treizième chef de 1897 concorde avec la liste du quinzième chef de 1935 et avec la liste que le seizième chef rédigea en 1964. Selon le Nihon Kobudo Kyokai, on s'entraîne à Kobe dans la salle municipale et dans le dojo près de la gare de Shin-Nagata le dimanche après-midi, et la branche orientale de Kokubunji, à Tokyo, s'entraîne une fois par semaine. Wikipédia en japonais décrit pour une autre lignée du Takagi-ryu, dirigée à Ako, une progression par plusieurs grades jusqu'à la licence de transmission complète.
Grades et progression
Yamamoto 1984 écrit qu'après la maîtrise de la série de base on confère successivement le mokuroku, deux autres grades et enfin le menkyo kaiden, et que ce n'est qu'après les avoir maîtrisés qu'on enseigne le Kukishin-ryu bojutsu et le bâton court. La liste de techniques de l'école fut rédigée en 1897 par le treizième chef dans son dojo et concorde, selon Yamamoto, avec les listes du quinzième chef de 1935 et du seizième chef de 1964. Le seizième chef obtint, selon Yamamoto, en janvier 1939 la licence de Takagi-ryu et de Kukishin-ryu bojutsu.
Aujourd'hui
Le Nihon Kobudo Kyokai indique comme dix-neuvième chef actuel un membre de la famille Kusuhara dont le siège est à Amagasaki, dans la préfecture de Hyogo, Wikipédia en japonais écrit qu'il a repris la direction en 2012 et enseigne dans le quartier de Nagata à Kobe. Selon le Nihon Kobudo Kyokai, l'école fait des démonstrations dans les sanctuaires d'Ikuta, de Minatogawa, d'Itsukushima et de Kashima et au Nihon Kobudo Taikai, s'entraîne à Kobe et a une branche orientale à Kokubunji, à Tokyo. Elle n'est pas inscrite comme bien culturel. Elle ne figure ni dans la liste du Nihon Kobudo Shinkokai, ni dans kotobank, ni dans le guide koryu.com, et Green n'en parle pas, l'index CiNii recense un seul article savant, l'étude de Yamamoto de 1984 dans la revue de l'université de Tenri. Wikipédia en anglais cite parmi les écoles pratiquées aujourd'hui le Takagi-ryu sous le dix-neuvième soke Kusuhara Juhei, à côté du Hontai Yoshin-ryu.
Le saviez-vous
Yamamoto 1984 raconte qu'Umanosuke devait affronter dans un tournoi, devant le seigneur du domaine, le troisième chef du Takenouchi-ryu, un homme haut de quatre shaku huit sun contre ses six shaku huit sun, qu'il répondit à la question du seigneur que c'était un petit soldat qu'il capturerait facilement, qu'il fut ensuite vaincu deux fois, d'abord par une projection et ligoté d'une corde qu'il rompit toutefois, et qu'il devint enfin élève du Takenouchi-ryu. Buyens sur koryu.com donne le même récit avec un autre nom de seigneur. Yamamoto cite en outre un livre de 1861 selon lequel Umanosuke déplaça en chemin une pierre avec laquelle les villageois tentaient en vain d'affaiblir le courant d'eau, et qu'on le mentionne donc comme un homme d'une force énorme, ainsi qu'un autre écrit de 1768 selon lequel un maître de l'école Shibukawa de quatrième génération apprécia son grand sabre.
Questions fréquentes
En quoi diffèrent Takagi-ryu et Hontai Yoshin-ryu ?
Le Nihon Kobudo Kyokai tient les deux comme membres distincts : le Takagi-ryu (n° 014) compte le fondateur Takagi Umanosuke et a son siège à Amagasaki, le Hontai Yoshin-ryu (n° 013) compte son maître Oriemon et a son siège à Nishinomiya. Yamamoto 1984 fait remonter les deux lignées à des élèves différents du même chef.
Quand est né Takagi-ryu ?
Les sources ne donnent pas d'année exacte. Le Nihon Kobudo Kyokai indique que le 15 août de l'ère Genroku 8 le fondateur aurait été nommé maître des arts martiaux, Yamamoto 1984 convertit cela en 1695, indique ailleurs 1693 et compte la fondation formelle de l'école à partir de cette nomination. Selon Yamamoto, Umanosuke reçut le secret de l'école d'Oriemon en 1671.
Le Takagi-ryu inclut-il le bâton ?
Oui. Le Nihon Kobudo Kyokai tient l'école sous le nom de Takagi-ryu Jujutsu et Kukishin-ryu bojutsu et indique que depuis le troisième chef, Okuni Kihei, le Kukishin-ryu bojutsu se transmet avec l'école jusqu'à aujourd'hui. Selon Yamamoto 1984, le bâton court et le Kukishin-ryu bojutsu ne s'enseignent qu'après la licence menkyo kaiden.
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