Lutte des Cornouailles
Lutte nationale cornouaillaise en vestes, où l'on ne saisit que le tissu. Le back l'emporte, chute sur trois ou quatre points du dos. Pas de combat au sol.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
Catalogues et Bases de données pour Lutte des Cornouailles
À propos de Lutte des Cornouailles
La lutte cornouaillaise est une lutte populaire du comté le plus occidental d'Angleterre, que les Cornouaillais considèrent comme leur sport national. Les lutteurs portent des vestes amples et solides et ne se saisissent que par elles. Les règles n'admettent ni prise au corps, aux poignets ou aux doigts, ni prise sous la ceinture. Tout se passe debout et le combat au sol n'existe pas. Gagne aussitôt ce qu'on appelle le back, c'est-à-dire une chute où trois ou les quatre points du dos touchent le sol en même temps: les deux épaules et les deux hanches. Une chute plus faible se compte en points et, si aucun back ne tombe, leur total décide. Chaque chute clôt un hitch, les lutteurs se serrent la main et recommencent. Aussi le jeu de jambes, les crochetages et le timing comptent-ils plus que la force brute. Les combats sont jugés par des arbitres traditionnellement appelés sticklers, dont la majorité décide du back. Avant le combat, les lutteurs prêtent un serment dont le sens est que bon jeu vaut jeu loyal. Les compétitions sont chapeautées par la Cornish Wrestling Association. Elle répartit les seniors en cinq catégories de poids, et les novices restent débutants jusqu'à seize points obtenus en une saison. La tradition populaire ne connaît ni fondateur ni année de création.
Histoire
Selon un article de l'auteur Roberts sur le site EJMAS, les Cornouaillais affrontaient leurs voisins bretons dès 1402. Le poète Michael Drayton écrivit en 1627 que les Cornouaillais portaient à Agincourt un étendard avec deux lutteurs. Mais c'est un vers composé deux siècles après la bataille, non un témoignage d'époque. Une fédération organisée est née dans les années vingt du vingtième siècle sous le nom de Cornwall County Wrestling Association. Wikipédia indique septembre 1923, tandis qu'une étude de l'historien Mike Tripp la décrit en mai 1925 comme nouvellement fondée. Elle prit plus tard le nom de Cornish Wrestling Association, qu'elle porte encore. Depuis 1928, les équipes cornouaillaises affrontaient les Bretons dans des tournois interceltiques, quatre fois en Bretagne et trois fois en Cornouailles. Selon Wikipédia, au dix-neuvième siècle, mineurs et émigrants ont transporté la lutte dans les zones aurifères de Bendigo en Australie et à Grass Valley en Californie.
Ce qui le distingue
Le plus proche parent est la lutte du Devon. Selon les règles de Devonshire Wrestling, issues des règles originales de la fédération cornouaillaise, on y peut donner des coups de pied si le coup est mesuré, efficace et vise sous le genou. Les règles cornouaillaises sanctionnent comme faute les coups de pied hors du contexte de la lutte. Le gouren breton exige que le lutteur guide l'adversaire dans la chute et le protège ainsi des blessures. Les règles cornouaillaises n'ont pas cette obligation, selon l'historien Mike Tripp. De la lutte du Cumberland, la lutte cornouaillaise se distingue surtout par la veste: en Cumbria, les lutteurs se tiennent par le corps.
Technique
Le hitch commence par une poignée de main et une prise de la veste, selon Roberts en général sur l'épaule gauche et sous le bras droit de l'adversaire. Seule la veste peut être saisie. L'étranglement par les cols croisés et la pression sur la gorge sont des fautes selon les règles de la fédération, comme les jambes au-dessus du genou de l'adversaire. Le back survient quand trois ou quatre des quatre points du dos touchent le sol ensemble: les deux épaules et les deux hanches. La majorité des arbitres en décide et il vaut victoire immédiate. Un point au sol donne un point, deux points donnent deux points. Toutes les prises se font debout et, dès qu'un lutteur tombe, le hitch s'achève et, après la poignée de main, un autre commence.
Entraînement
La fédération répartit les compétitions seniors en cinq catégories de poids: plume, légers, moyens, mi-lourds et lourds sans limite. Les limites sont exprimées en « stone » britanniques, de dix stone et cinq livres en plume à treize stone en mi-lourds. Les jeunes concourent dans des catégories jusqu'à dix, douze, quatorze, seize et dix-huit ans et peuvent participer au championnat senior dès seize ans. Pour les novices, il existe une catégorie des débutants. Le lutteur y reste jusqu'à ce qu'il obtienne seize points au cours d'une saison. Les judokas ceinture marron ou supérieure n'y sont pas admis.
Grades et progression
Les règles de la fédération mesurent la progression en points de saison. Les première à quatrième places d'un tournoi valent six, cinq, quatre et trois points, les autres reçoivent un point. Seize points en une saison mettent fin à la catégorie des débutants. Les lutteurs expérimentés peuvent passer à l'arbitrage. Les sticklers doivent être inscrits auprès de la fédération et nul n'arbitre une catégorie où il concourt lui-même.
Aujourd'hui
La Cornish Wrestling Association a publié la première édition de ses règles lors de l'assemblée générale de 1994. Chaque année en janvier, elle s'inscrit à la British Wrestling Association, mais lutte selon ses propres règles, car le style est reconnu comme unique. Le combat senior dure dix minutes en préliminaire, la finale comprend deux rounds de dix minutes et les enfants de moins de dix ans luttent trois minutes.
Le saviez-vous
Wikipédia admet que le mot anglais stickler, c'est-à-dire pointilleux, est lié aux arbitres cornouaillais. Mais le dictionnaire étymologique l'atteste dès les années trente du seizième siècle au sens général d'arbitre d'un différend et ne le rattache pas à la lutte. Le 23 octobre 1826, près de Devonport, le Cornouaillais James Polkinghorne et le Devonien Abram Cann s'affrontèrent devant environ dix mille spectateurs et le combat se termina par un match nul. Le lutteur cornouaillais Francis St Clair Gregory passa chez les professionnels et son combat de novembre 1955 faisait partie de la première émission britannique de catch diffusée en direct.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le back dans la lutte cornouaillaise?
Le back est une chute où trois ou les quatre points du dos touchent le sol en même temps, c'est-à-dire les épaules et les hanches. Il vaut victoire immédiate. Les chutes plus faibles se comptent en points.
Peut-on lutter au sol dans la lutte cornouaillaise?
Non. Toutes les prises se font debout et, après chaque chute, les lutteurs se relèvent, se serrent la main et commencent un nouveau hitch.
Qui dirige la lutte cornouaillaise?
Les compétitions sont chapeautées par la Cornish Wrestling Association. Elle a adopté la première édition de ses propres règles en 1994 et s'inscrit chaque année à la British Wrestling Association.
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