Hojojutsu (art de ligoter avec une corde)
捕縄術Art japonais de ligoter une personne avec une corde. Selon Nipponica, pratiqué d'abord sur le champ de bataille, puis pour retenir et escorter les criminels. Un savoir-faire, non une école.
Fiche Technique
Caractère et Origine
Entraînement
Organisation et Compétition
De quoi le style est composé
Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.
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À propos de Hojojutsu (art de ligoter avec une corde)
Le hojojutsu n'est pas une école à part, mais un savoir-faire. L'encyclopédie Nipponica le définit, dans l'article sur Watanabe Ichiro, comme l'art de capturer une personne et de la ligoter avec une corde, et indique qu'on l'appelait aussi torinawa, hobakujutsu ou rakeijutsu. Selon Nipponica, il s'employait d'abord sur le champ de bataille pour lier les ennemis capturés et empêcher de fuir ceux qui commettaient violences et pillages, puis pour retenir les criminels, les emprisonner et les escorter.
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À l'époque d'Edo, selon Nipponica, on distinguait la corde de capture, appelée hayanawa ou karinawa, et la corde de rétention et d'escorte, appelée honnawa, toritenawa ou katanawa. L'encyclopédie Heibonsha donne la longueur du hayanawa à deux hiro et demi et celle du honnawa à cinq hiro, et ajoute que le honnawa n'était employé qu'après la détermination du crime. La couleur de la corde variait selon le bureau, d'après Heibonsha : à la magistrature du nord d'Edo, elle était blanche, à celle du sud teinte en kon. La manière de ligoter s'est fixée, selon Nipponica, en une règle appelée joho, qui distinguait la condition, le métier et l'âge du ligoté. Celui qui nouait la corde contrairement à cette règle commettait selon Nipponica une faute, et c'était une honte pour le ligoté. Heibonsha cite comme célèbre maison de ligotage d'Edo une école du fief d'Ozu, dans la province d'Iyo, qui transmettait dix-huit procédés et avait beaucoup d'élèves, et indique que les fonctionnaires d'Edo s'exerçaient, dit-on, sans cesse à ces procédés complexes. La Nihon Kobudo Kyokai inscrit le ligotage à la corde au programme des écoles Takenouchi-ryu et Tatsumi-ryu, et le guide koryu.com le mentionne aussi chez Takamura-ha Shindo Yoshin-ryu. Selon la Wikipédia japonaise, le hojojutsu ne se transmet aujourd'hui presque plus seul et ne survit que comme partie des écoles de jujutsu et de jojutsu. Des livres à son sujet ont été publiés au XXe siècle par Fujita Seiko et Nawa Yumio, et après l'an 2000 par Mizukoshi Hiro.
Histoire
L'encyclopédie Nipponica définit le hojojutsu comme l'art de capturer une personne et de la ligoter avec une corde, et donne comme autres noms torinawa, hobakujutsu et rakeijutsu. Selon Nipponica, il se pratiquait d'abord sur le champ de bataille : il servait à lier les ennemis capturés, à maîtriser ceux qui commettaient violences et pillages et à empêcher leur fuite. Plus tard, selon la même encyclopédie, on l'employait pour retenir et emprisonner les criminels et pour les escorter. Le dictionnaire Nikkoku donne comme premier exemple attesté du mot hayanawa une phrase d'une œuvre d'environ 1602, et atteste le mot honnawa par une pièce de théâtre d'environ 1707. Heibonsha cite comme célèbre maison de ligotage d'Edo une école du fief d'Ozu, dans la province d'Iyo, qui transmettait dix-huit procédés et avait beaucoup d'élèves. La Wikipédia japonaise indique qu'à l'époque d'Edo il existait cent cinquante écoles de hojojutsu ou plus et qu'il se pratiquait comme partie du torite. Nikkoku atteste le mot hojo aussi dans une ordonnance relative à la loi pénitentiaire de 1908.
Ce qui le distingue
Le hojojutsu est un savoir-faire, non une école. Nous n'avons pas trouvé de discipline moderne correspondante dans les sources, la Wikipédia japonaise indique seulement qu'il fut retiré de la technique d'arrestation policière après la diffusion des menottes. Sa particularité est la règle joho : selon Nipponica, la manière de ligoter devait répondre à la condition, au métier et à l'âge du ligoté, et l'écart était une faute du ligoteur et une honte du ligoté. Selon Heibonsha, variaient aussi la longueur des cordes, la couleur selon le bureau et les ligotages selon la condition et le sexe.
Technique
Selon Nipponica, à l'époque d'Edo on distinguait la corde de capture, appelée hayanawa ou karinawa, et la corde de rétention et d'escorte, appelée honnawa, toritenawa ou katanawa. Le dictionnaire Nikkoku définit le hayanawa comme la corde que celui qui arrêtait gardait sur lui pour ligoter vite la personne arrêtée, et les dictionnaires Daijisen et Nikkoku définissent le honnawa comme la manière formelle de ligoter un coupable. Heibonsha donne la longueur du hayanawa à deux hiro et demi et celle du honnawa à cinq hiro, et ajoute que le honnawa n'était employé qu'après la détermination du crime. La couleur de la corde variait selon le bureau, d'après Heibonsha : à la magistrature du nord d'Edo, elle était blanche, à celle du sud teinte en kon. Selon Heibonsha, les ligotages variaient selon la condition et le sexe, autres pour les femmes et autres pour les bushi, et il existait des ligotages particuliers pour une exécution ou pour lier lâchement les deux mains. Nipponica indique qu'on adaptait l'épaisseur et la longueur de la corde et la complexité du ligotage, et que la manière de ligoter s'est fixée dans la règle joho. La Wikipédia japonaise ajoute qu'à l'extrémité du hayanawa était souvent fixé d'avance un anneau ou un crochet de fer.
Entraînement
Heibonsha indique que les fonctionnaires d'Edo s'exerçaient, dit-on, sans cesse à ces procédés complexes pour les maîtriser. Le hojojutsu s'enseignait au sein des programmes : la Nihon Kobudo Kyokai l'inscrit à celui de Takenouchi-ryu, où, selon elle, on emploie une corde violette, d'après la couleur d'une couronne que le deuxième représentant de l'école reçut d'un haut dignitaire de la cour, et à celui de Tatsumi-ryu, qui enseigne le ligotage à la corde avec l'épée, la lance et le bâton. Selon la Wikipédia anglaise, le hojojutsu est souvent une matière avancée des écoles de jujutsu, et la Wikipédia japonaise indique que le hayanawa comprend le ligotage après la maîtrise de l'adversaire et le combat avec la corde comme arme.
Aujourd'hui
La Nihon Kobudo Kyokai inscrit le ligotage à la corde au programme de Takenouchi-ryu et Tatsumi-ryu, et le guide koryu.com le mentionne chez Takenouchi-ryu, Tatsumi-ryu et Takamura-ha Shindo Yoshin-ryu. Aucune école ayant hojojutsu dans son nom n'est membre de la Nihon Kobudo Kyokai ni de la Nihon Kobudo Shinkokai. Selon la Wikipédia japonaise, après Meiji le hojojutsu s'enseignait dans la police, à l'époque Showa les menottes l'ont supplanté, et il ne fait plus partie de la technique d'arrestation policière, ne se transmet presque plus seul et survit au sein des écoles de jujutsu et de jojutsu. La Wikipédia anglaise affirme au contraire que les techniques torinawa s'enseignent au programme de la police japonaise, et nous n'avons pas pu trancher cette contradiction d'après d'autres sources. Fujita Seiko (1965), Nawa Yumio (1964 et 1996) et Mizukoshi Hiro (2000, 2005 et 2013) ont publié des livres sur le hojojutsu.
Le saviez-vous
Selon la Wikipédia japonaise, l'expression onawa pour l'arrestation vient du hojojutsu même. Heibonsha indique que les magistratures du nord et du sud d'Edo employaient des cordes de couleurs différentes, blanche et teinte en kon. Une étude de 2022 dans une revue spécialisée japonaise sur l'histoire du sport mentionne, dans les luttes paysannes autour de Chichibu, le couple tessen et corde de lancer.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le hojojutsu ?
L'art japonais de capturer une personne et de la ligoter avec une corde. Selon Nipponica, on l'appelait aussi torinawa ou hobakujutsu, il se pratiquait d'abord sur le champ de bataille et servit plus tard à retenir et escorter les criminels.
Quelle est la différence entre hayanawa et honnawa ?
Le hayanawa était, selon le dictionnaire Nikkoku, la corde que celui qui arrêtait gardait sur lui pour ligoter vite la personne arrêtée, et mesurait selon Heibonsha deux hiro et demi. Le honnawa était, selon les dictionnaires, la manière formelle de ligoter un coupable, et selon Heibonsha la corde de cinq hiro n'était employée qu'après la détermination du crime.
Le hojojutsu est-il une école à part ?
Non. C'est un savoir-faire que les anciennes écoles enseignaient à côté d'autres armes. La Nihon Kobudo Kyokai l'inscrit au programme de Takenouchi-ryu et de Tatsumi-ryu, et selon la Wikipédia japonaise il ne se transmet aujourd'hui presque plus seul.
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