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Batuque

Le batuque est, selon l'IPHAN, une ancienne tradition de combat où deux joueurs en cercle s'affrontent par balayages et rasteiras. Selon l'IPHAN, le père de Mestre Bimba y jouait aussi.

Fiche Technique

Pays d'origineBrésil
RégionAmérique du Sud
Objectif PrincipalCorps à corps
Niveau de contactPlein contact

Caractère et Origine

LignéePopulaire
Époque d'origineXXe siècle

Organisation et Compétition

Statut olympiqueNon olympique

De quoi le style est composé

Évaluation éditoriale sur une échelle de 0 à 3, selon la place qu’occupe chaque domaine à l’entraînement.

Frappes des mainsNon utilisé
Coups de piedImportant
ProjectionsCentral
Combat au solNon utilisé
Clés et immobilisationsNon utilisé
ArmesNon utilisé

À propos de Batuque

Selon l'IPHAN (2007), le batuque est une ancienne tradition de rivalité et de combat dans laquelle deux joueurs réunis en cercle, la roda, s'affrontent en un duel fondé sur des pernadas et des rasteiras. Edison Carneiro (1936) écrit que le terme batuque désigne ici un combat particulier noir-fétichiste d'origine bantoue, qui selon lui existait encore à l'époque dans le Recôncavo bahianais. Green (2001) le décrit comme un jeu rude de coups de pied et de croche-pieds aux traits de combat évidents. Le mot batuque désigne aussi des danses afro-brésiliennes au tambour et la religion Batuque du Rio Grande do Sul, et Carneiro précise expressément qu'il entend ici un combat particulier. Nous n'avons pas trouvé le fondateur ni l'année d'origine dans les sources.

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Selon l'IPHAN, l'un des joueurs serrait fermement les deux jambes et restait immobile, tandis que l'autre essayait de le déséquilibrer par des coups. Selon l'IPHAN, l'accompagnement était constitué de chants rythmés par des battements de mains, un tambour et un pandeiro. Selon l'IPHAN, de nombreux praticiens de la capoeira de rue bahianaise avaient sous la Première République des liens avec le candomblé, la samba et le batuque. Souza (2023) indique que la police pourchassait le batuque comme la capoeira. Le père de Mestre Bimba était, selon l'IPHAN, un praticien du batuque, et Reis (2009) écrit que Luiz Cândido Machado était un batuqueiro connu. Souza (2023) cite Campos (2009), selon qui Bimba a créé la Capoeira Regional à partir de la capoeira de Mestre Bentinho et du batuque, dans lequel son père était un combattant remarquable. Green (2001) écrit de même sur les influences du batuque sur le système de Bimba par son père.

Histoire

Antônio Vianna, selon IPHAN (2007), donne l'une des rares descriptions du batuque comme combat, où l'on voit son lien avec la capoeira, dans le cadre du port de Salvador, en particulier du Cais Dourado, au tournant des XIXe et XXe siècles. Reis (2009), qui cite Dias (2006), indique que lors d'une fête près de l'escalier du Cais Dourado, l'espace pour la samba, le batuque et la capoeira était clos par une balustrade en bois contre les intrus. Porteurs, charretiers, dockers et maçons qui attendaient du travail au coin de la rue passaient, selon Reis, leur temps à la capoeira, au batuque et au jogo de búzios. Edison Carneiro (1936) range le batuque, avec la capoeira et la samba, parmi les divertissements populaires bantous de Bahia, et selon lui les Bantous venaient surtout d'Angola. L'étude sur les Bantous à Bahia qu'il promet dans ce livre, il l'a publiée sous le titre Negros bantus en 1937. Le lundi de la fête de Senhor do Bonfim à Salvador, selon Carneiro, il y avait des capoeiras, des sambas et des batucadas, et auparavant aussi des rodas de batuque. Souza (2023) indique que le batuque, comme la capoeira, était poursuivi par la police.

Ce qui le distingue

La Capoeira Regional devait, selon l'IPHAN (2007), mettre l'accent sur l'efficacité au combat et mêlait des mouvements de l'ancienne capoeira, connue sous le nom de capoeira angola, au batuque et surtout à des mouvements d'autres arts martiaux, par exemple le jiu-jitsu. Souza (2023), d'après Waldeloir Rego, écrit que Bimba a introduit dans la Regional les coups du batuque ainsi que les chorégraphies du maculelê et d'autres luttes, de sorte qu'ils forment ensemble 52 coups. À Bahia, la capoeira avait selon Carneiro (1977), cité par Souza (2023), des traits du batuque, alors qu'à Rio de Janeiro c'était la pernada, la banda ou le batuque. L'IPHAN cite l'affirmation selon laquelle la capoeira de angola a donné naissance non seulement au passo, mais aussi à la pernada carioca. La Wikipédia anglaise décrit la pernada comme un équivalent du batuque, populaire à Rio de Janeiro à peu près à la même époque.

Technique

Selon IPHAN (2007), l'un des joueurs serrait fermement les deux jambes et restait immobile. L'autre essayait de le déséquilibrer par des coups, et le défenseur s'efforçait de tenir sa place, de ne pas tomber et de ne pas quitter sa base. Souza (2023), qui cite Campos (2009), décrit le batuque comme un combat joué avec les jambes pour renverser l'adversaire. L'attaquant, selon IPHAN, cherchait à déséquilibrer l'adversaire par des balayages et des rasteiras. Selon la Wikipédia anglaise, qui renvoie à Assunção (2005), les techniques rapa, baú, banda lisa et encruzilhada servaient à déséquilibrer l'adversaire. La même Wikipédia, renvoyant à Desch-Obi (2008), écrit que l'attaquant faisait une seule tentative décisive pour renverser le défenseur avec les hanches et que le défenseur avait les pieds tournés vers l'intérieur. L'accompagnement était constitué, selon IPHAN, de chants rythmés par des claquements de mains, un tambour et un pandeiro. Le berimbau et un grattoir comme autres instruments ne sont cités que par la Wikipédia anglaise, renvoyant à Carneiro via Desch-Obi.

Le saviez-vous

Reis (2009) cite un poème de Manuel Rozentino d'Itaparica, mort en 1897, où le capoeira bahianais est qualifié de terreur du batuque et de fauteur de troubles. La mère de Bimba, Maria Martina do Bonfim, était elle aussi, selon Reis, une batuqueira de Cachoeira. D'après le même auteur, elle a parié qu'elle donnerait naissance à une fille, et la sage-femme s'écria victorieusement que c'était un garçon, qu'on regarde sa bimba. Selon la Wikipédia anglaise, qui renvoie à Assunção (2005), le batuque était un jeu martial d'origine majoritairement angolaise, et les champions du batuque au Brésil étaient des Angolais. Un des joueurs les plus célèbres était, selon la même Wikipédia, Angolinha. Un grand batuqueiro et l'un des derniers à avoir préservé cet art était, selon Wikipédia, Mestre Tiburcinho.

Questions fréquentes

Comment jouait-on le batuque ?

Selon l'IPHAN (2007), deux joueurs s'affrontaient en cercle, l'un serrait fermement les jambes et restait immobile, et l'autre essayait de le déséquilibrer par des balayages et des rasteiras.

Quel lien le batuque a-t-il avec Mestre Bimba ?

Le père de Mestre Bimba était, selon l'IPHAN (2007), un praticien du batuque, et selon Campos (2009), cité par Souza (2023), Bimba a puisé dans le batuque en créant la Capoeira Regional.

Le batuque est-il la même chose que la pernada ?

Selon Carneiro, cité par Souza (2023), la capoeira avait à Bahia des traits du batuque, tandis qu'à Rio de Janeiro c'était la pernada, la banda ou le batuque.

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